« Le premier miracle » de Gilles Legardinier

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Le pitch:

Benjamin Horwood est historien. Alors qu’il passe ses vacances en France, il se voit sollicité - de force - par la charmante Karen Holt, agent d’un service de renseignement mystérieux et particulier. Les circonstances sont en effet exceptionnelles : une série de vol d’objets historiques sans précédent a lieu à travers le monde. Pour comprendre ce qui motive ceux qui les dérobent, Karen a besoin des connaissances universitaires de Benjamin. Ils vont tous deux plonger dans une enquête étonnante, mystérieuse et dangereuse qui va transformer en profondeur leurs convictions sur certaines périodes de l’histoire.

Mon avis:

Gilles Legardinier est devenu l’un de mes écrivains préférés lorsque j’ai lu l’excellent « Complètement cramé! ». Un humour décalé, une grande capacité à m’émouvoir avec ses romans, j’ai toujours passé des moments délicieux avec pour summum, aussi étonnant que ça puisse l’être, la lecture des quelques mots qu’il nous adresse en tant que lecteurs, à la fin de ses oeuvres. Personnellement, j’ai encore plus d’émotions quand je lis les remerciements de Gilles Legardinier que lors du récit lui-même (et pourtant je ris et je pleure beaucoup pendant ma lecture!).

Bref, lorsque « Le premier miracle » est sorti, j’ai fais confiance à l’auteur et j’ai acheté le roman sans me poser de questions.

Premier sentiment: un peu de retenue. La couverture est différente des autres livres avec sa couleur très tape-à-l’oeil. Le début de l’histoire m’a d’abord, il faut bien l’avouer un peu déçue. Moi qui ai tant aimé les titres précédents, j’ai eu peur que ce polar ne m’accroche pas. En plus je trouve que le thème rappelle beaucoup le roman de Dan Brown « Da Vinci code ».

Mais il n’en a rien été. En effet, il s’agit d’une enquête. Historique qui plus est. Pas forcément ma tasse de thé.

Gilles Legardinier a dû faire énormément de recherches pour écrire ce roman. On sent que l’histoire est solide, bien menée, posé sur des faits avérés que l’on connaît tous pour les avoir étudiés en classe et l’intrigue est extrêmement cohérente. En plus on retrouve dans les dialogues l’humour désopilant de l’écrivain, ce qui m’a valut de nombreux rires et fous-rires.

J’ai choisi de faire confiance à l’auteur et je ne le regrette pas.  Gilles Legardinier a énormément de respect pour le lecteur et rien que pour cela, j’ai beaucoup d’estime pour lui. Lisez tout jusqu’à la dernière ligne et vous comprendrez pourquoi.

« - Karen, détachez-moi, s’il vous plaît.

- Je suis ligotée, comme vous, et j’ai la tête dans un sac en papier.

- C’est donc ça! Moi aussi! Le mien sent les croquettes pour chat. Et le vôtre?

- Arrêtez de faire le guignol, on risque de se faire buter. »

 

Publié dans : Livres | le 1 novembre, 2016 |1 Commentaire »

Jedeviensecrivain.com mon incipit remarqué ;-)

Voilà une agréable façon de démarrer ma journée lorsque je vois apparaître mon nom dans un zoom sur des textes « qui proposaient de jolies choses ».

Le but de cet atelier d’écriture était de soumettre un incipit (les premières lignes d’un récit). Venez jeter un œil à mon texte (« A l’Américaine ») et ceux des autres participants;-)

http://www.jedeviensecrivain.com/notes/atelier-incipit-on-debrief/

 

Publié dans : Ecriture | le 28 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

« Plume fantôme » d’Isabel Wolff

plume fantome

Le pitch:

Jenni est ghostwriter – c’est à dire « nègre littéraire » ou encore écrivain public. Son métier est de retranscrire par des mots la vie des autres.

Un jour, on lui confie pour mission d’aider Klara, une vieille femme d’origine hollandaise et résidant en Cornouailles, à mettre ses souvenirs sur le papier. Elle est l’une des survivantes d’un camp d’internement de l’île de Java durant la seconde guerre mondiale et a décidé d’employer Jenni pour pouvoir expliquer à sa famille ce qu’elle y a vécu.

Ce travail va être pour Jenni l’occasion de faire face à ses propre démons qu’elle a passé sa vie à fuir au travers des récits de ses clients.

Mon avis:

Isabel Wolff est l’une de mes auteurs préférés.

Je l’ai découverte avec « Les tribulations de Tiffany Trott » (2000), un livre du registre chick-lit que j’ai vraiment beaucoup aimé de par son style et son humour. J’ai d’ailleurs souvenir d’un fou rire sans aucune discrétion dans un train à cause d’un passage où Tiffany écrit une carte postale à l’élu de son cœur (je n’en dis pas plus si vous voulez le lire).

Ensuite j’ai enchaîné avec tous ses autres romans que j’ai tous aimé mais avec plus ou moins de force. Mon préféré  reste sans conteste « Tout ton portrait » (2013) dont je vous ferai la chronique une autre fois. Cependant, « plume fantôme » a vraiment une place particulière pour moi.

Tout d’abord, ce roman, le dernier d’Isabel Wolff est le plus grave. L’auteur a doucement glissé, roman après roman, vers des oeuvres beaucoup plus délicates, personnelles et fortes en émotions à travers des secrets de famille. Jenni est une femme tourmentée qui a tellement de mal a accepter son passé qu’elle préfère se consacrer aux souvenirs des autres. L’histoire de Klara est un vrai catalyseur pour la jeune femme, qui pour différentes raisons se voit obligée d’affronter ses démons, de leur donner corps. C’est très touchant.

Ensuite, et c’est quand même de gros du récit, j’ai découvert un épisode que j’ignorais sur la seconde guerre mondiale: les camps d’internements en Indonésie, gérés par les Japonais.Cruauté, humiliation, escalade de sadisme dans les punitions… les anecdotes s’amoncellent tel un tas de fiente immonde. Isabel Wolff nous narre avec précision mais avec beaucoup d’humanité pour les victimes cette honteuse période de l’histoire mondiale. Le roman est très bien documenté. On est ni dans le mélo ni dans l’exhibitionnisme. On sent que la démarche de l’auteur est sincère et parle « vrai ».

Un très beau et puissant roman que je vous conseille. Pour ressentir. Et savoir.

Publié dans : Livres | le 27 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Concours de nouvelles avec les éditions 10/18

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Pour participer il faut:

- Ecrire une nouvelle d’un maximum de 8000 caractères (espaces compris)

- Un thème :  La Famille

- L’envoyer à jeuxconcours@sowhat-magazine.fr avant le 15/11/2016 minuit

Les 5 gagnants sélectionnés par le jury remporteront 3 livres des éditions 10/18 et une parution sur le site So What?

Voici le lien pour avoir des infos complètes:

http://www.sowhat-magazine.fr/concours-de-nouvelles-n3-avec-les-editions-1018/?doing_wp_cron=1477326850.8395218849182128906250

Publié dans : concours | le 24 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

« La disparue de Saint Sauveur » de Gilbert Bordes

la disparue de st sauveur

Le pitch:

Saint Sauveur, petit village du nord de la France.

Jean et Valérie, boulangers, élèvent depuis sa naissance leur petite fille Anaïs, âgée aujourd’hui de 18 ans. Mais la jeune femme va mal: elle boit, découche et refuse de retourner à la Fac. Inquiet, Jean, essaie de comprendre. D’autant qu’il reçoit d’étranges lettres de menaces qui lui semble être lié au comportement de sa petite-fille.

Révélation sur la disparition de Marie, sa fille, la mère d’Anaïs? Volonté de nuire à la famille? Intérêt pécuniaire dont l’objet serait d’obtenir le secret de fabrication des fameux « dorés » qui ont fait le succès du vieil homme?

Mon avis:

Un style pompeux, beaucoup de longueur, un récit qui aurait plus mérité de porter le nom de scénario et d’être porté à l’écran.

J’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans l’histoire qui manque  de consistance et fait très rare chez moi, j’ai feuilleté le reste du livre pour connaître le dénouement qui ne m’a pas plus satisfait que l’ensemble.

Bof.

 

Publié dans : Livres | le 24 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

« La boîte aux secrets » de Holly Kennedy

la boite aux secrets

Le pitch:

Le décès accidentel de la mère de Kenly lorsque celle-ci avait sept a bouleversé sa vie et celle de son père.

Devenu alcoolique, il parvient difficilement à conserver un emploi et ils sont sans cesse obliger de déménager sans réussir à se fixer quelque part.

Jusqu’au jour où ils échouent à Athabasca, minuscule ville canadienne. Kenly y rencontre Max, un sexagénaire bienveillant et surtout Tommy, un garçon de son âge affreusement défiguré par une maladie incurable. Une amitié très forte va naître entre eux, apportant à chacun des émotions et des sentiments dont ils manquaient cruellement.

La vie passe et alors que Kenly se croit heureuse auprès d’un mari et d’un fils, un terrible secret risque de remettre en question toute sa vie.

Mon avis:

C’est un livre que j’avais déjà lu il y a des années (il est paru en 2005).

Une belle histoire qui évoque des vérités parfois si difficiles qu’on finit par renoncer à les avouer. Un roman sur l’amitié et sur tout ce que l’on pense faire de bien pour soi et pour les autres sans en imaginer les répercussions parfois bien des années plus tard.

Ca se lit bien et ça détend. Voilà.

Publié dans : Livres | le 23 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

A mettre dans votre PAL!!!

Parce qu’un « brin de chauvinisme ne fait jamais de mal », un petit article vite fait pour vous dire (ou vous rappeler) de mettre dans votre PAL le dernier roman de Jean Paul Didierlaurent, auteur vosgien – de ma contrée donc ;-) – dont le magnifique roman « Le liseur du 6h27″ avait fort bien marché.

Quelques mots pour vous mettre l’eau à la bouche: un thanatopracteur, une grand-mère, un road trip en corbillard…. ça sent l’histoire déjantée mais émouvante tout ça, non?

En attendant la chronique sur le blog, voici la couverture du livre:

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Publié dans : PAL | le 19 octobre, 2016 |3 Commentaires »

Happy Birthday!

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Aujourd’hui c’est mon anniversaire et à cette occasion je me disais que ce serait sympa que vous derrière votre écran,

vous qui me rendez visite une fois,

vous qui revenez voir ce qu’il y a de neuf,

vous me disiez un peu qui vous êtes et ce que vous aimez lire,

si vous aussi vous avez un blog,

bref, mieux vous connaître!

Laissez-moi un commentaire ou un petit message…!

A bientôt j’espère ;-)

enfant-lecture

Publié dans : Non classé | le 19 octobre, 2016 |2 Commentaires »

« Et je danse aussi » d’Anne Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

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Le pitch:

Lorsque Pierre-Marie Sotto reçoit par la poste un paquet volumineux qui ressemble fortement à un manuscrit et où figure seulement une adresse mail, il est agacé.

Déterminé à le retourner  à son expéditrice, une certaine Adeline Parmelan, il s’empresse de lui adresser un mail.

De fil en aiguille, leurs échanges deviennent une réelle correspondance d’où émerge lentement la vie de chacun, leur point commun et ce n’est pas rien de le dire…

Mon avis:

Voilà un livre de poche qui aurait pu passer inaperçu sans ce petit message sur la languette l’entourant: « Un livre qui m’a enchanté » François Busnel. Stop. L’animateur de l’émission La Grande Librairie, qui doit lire quelque chose comme 10 000 bouquins par an est enchanté? Donc ça vaut la peine de la mettre dans ma pile à lire.

Et je n’ai pas été déçue par ce livre qui se déguste comme un petit bonbon acidulé et doux à la fois (comme un Harlequin vous voyez?).

D’abord la joute verbale. Truculente, vive, pétillante, drôle, amusante… En règle générale, je n’aime pas vraiment les romans construit comme des échanges de correspondance. Je trouve ça hors du temps, hors de la vie. Mais là, c’est vraiment bien écrit, bien décrit aussi, on s’y croirait et on a aucun mal à imaginer les scènes burlesques retranscrites par Pierre-Marie et Adeline.

Ensuite le fond. L’histoire. Magnifié par l’écriture, on lit ici la vie de deux êtres ordinaires avec leur lot de joies, de peines, de blessures plus ou moins secrètes… C’est beau, très humain. Tendrement humain. La vie ordinaire mais pas que. Des drames aussi jalonnent leurs vies et ce qui leur donne du corps.

Un beau livre tout simplement.

 

Publié dans : Livres | le 18 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

« Maman a tort » de Michel Bussi

maman a tort

Le pitch:

Quand un enfant s’invente un ami imaginaire, tout le monde s’accorde à dire que c’est mignon, pas bien méchant.

Mais quand Malone, du haut de ses trois ans, affirme régulièrement que sa maman n’est pas sa maman, cela devient bizarre, voire inquiétant.

Vasile, psychologue scolaire est le seul à croire l’enfant et s’en ouvre à Marianne Augresse, commandante de police. Cette dernière, dubitative mais intriguée, décide d’en savoir un peu plus. Mais le temps est compté: Malone risque d’oublier ses souvenirs fragiles de jeune enfant et la policière dispose de peu de temps car elle enquête déjà sur des braqueurs en fuite.

Mon avis:

Michel Bussi a le talent des intrigues inédites. Mener une enquête à travers les yeux d’en enfant et grâce à ses souvenirs déformés et codés relève de l’exploit et au fil des pages, on se prend doucement mais sûrement au jeu. Un puzzle lent et patient qui tisse une toile entre des faits qui semblent sans lien. Michel Bussi sait où il veut nous emmener et prend son temps.

Au delà de l’intrigue, on aborde la pédo-psychologie: comment se forme les souvenirs et à partir de quel âge se souvient on de ce qui nous entoure? Peut on distinguer le vrai du faux quand on a trois ans et que l’on comprend à peine le monde?

L’auteur nous parle aussi de la façon dont chacun adulte, parent ou pas, gère son rapport à l’enfant, son envie d’enfant.

J’ai moins apprécié cet aspect du livre et je pense que c’est pour cela qui ne sera pas mon préféré de l’auteur (« Le temps est assassin » reste pour le moment en première place…). Un roman néanmoins prenant et bien écrit qui nous laisse de jolies surprises jusqu’à la dernière page…

Publié dans : Livres | le 14 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »
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Christine Bernard |
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