« La loi du silence » d’Emma Calisti

 

la loi du silence

Le pitch:

A la suite d’une agression sauvage dont elle a été victime lors d’une soirée professionnelle, Roberta s’efforce de continuer à vivre, tant bien que mal, jour après jour.

Mutée de la Belgique vers un poste plus prestigieux de la socièté en France, elle doit faire face à des collègues masculins très hostiles. Les choses s’annoncent difficiles et Roberta doit compter uniquement sur sa force de caractère pour s’en sortir.

Uniquement, pas totalement. Arturo Balbi, le grand patron de la firme, oeuvre lui aussi dans l’ombre et les responsables vont payer cher…

Mon avis:

La couverture donne, sans conteste, le ton.

Un homme se tient face à nous. Sa main sur sa bouche et l’expression de ses yeux laisse imaginer l’horreur de la situation dont il est le témoin, direct ou indirect.

Le récit est intense, puissant. Il flirte avec l’horreur la plus absolue et révèle en chacun des protagonistes sa part d’ombre et son ambivalence.

Même si les conditions de l’agression reste floues, l’auteur nous en donne quelques éléments qui hérissent le poil, tordent l’estomac jusqu’à la révulsion. Ici, la bestialité s’est emparé des hommes qui n’en ont plus que le nom. Le goût du sang, l’attaque en meute, tout évoque un mépris de la victime qui n’est rien à part un objet de plaisir pervers.

Roberta, quant à elle, doit mener deux combats de front: vivre en sachant que ses agresseurs sont là, tapis quelque part. Les démasquer, se venger? En a-t-elle la force? la possibilité? Comment faire pour affronter chaque jour qui se lève en sachant ça? Et supporter la bienveillance insistante d’Arturo Balbi est presque une peine supplémentaire qui la tire en arrière, empêchant l’oubli. Dans sa croisade, celui-ci en oublie que ce n’est pas lui qui souffre…

Les émotions qui m’ont étreint pendant cette lecture m’ont surprise par leur force. Roberta, c’est l’incarnation de l’instinct de survie, de la résilience. Une victime oui mais pas que. Avec une force de caractère incroyable, elle relève la tête encore et encore, elle affronte, elle combat, elle cherche la lumière au fond du tunnel, inlassablement. J’ai eu envie de saisir Roberta par les épaules à certains moments pour la secouer, la protéger, lui ouvrir les yeux ou au contraire l’aider à faire l’impasse sur le trop douloureux. Dur d’être une lectrice condamnée à la passivité parfois…

Un thriller coup de poing qui met le cœur à l’envers.

Edité aux Editions Amalthée, vous trouverez e roman en suivant ce lien: La loi du silence.

 

 

Publié dans : Livres | le 28 décembre, 2016 |Pas de Commentaires »

« Un grand amour peut en cacher un autre » de Kristan Higgins

un grand amour

Le pitch:

Jeune médecin fraichement diplômée, Millie revient vivre à Eastham sur la presqu’île de Cape Cod, où elle a sa famille et surtout Joe Carpenter sur lequel elle fait une véritable fixation depuis son adolescence.

Décidée à le faire enfin succomber, elle met en place un véritable plan de bataille pour devenir celle dont il tombera amoureux.

Alors que Joe semble enfin s’apercevoir des qualités de la jeune femme, réalisant par la même occasion le rêve le plus fou de la jeune femme, tout ne se passe pas vraiment comme espéré.

Millie se serait-elle trompée de chemin?

Mon avis:

Une jolie romance sans prétention, relaxante et sympathique.

Millie, Joe, Sam sont imparfaits mais sans caricature comique excessive. L’histoire est jolie, on s’identifie facilement à la jeune femme.

L’intrigue est assez évidente, ne serait ce que par le titre, mais j’ai pris du plaisir pendant cette lecture tranquille.

 

Publié dans : Livres | le 21 décembre, 2016 |Pas de Commentaires »

La Kube : la box des libraires indépendants!

IMG_0186

Jeudi 15 décembre, sur mon lieu de travail, 10h30.

Un jeune homme entre portant un colis et me dit :Mme Audrey …?

Oui c’est moi! Tenez c’est pour vous.

Le paquet change de mains.

Je sais déjà ce qu’il contient mais je suis agréablement surprise par son poids…

Cela promet un jolie découverte!

La Kube de Décembre est arrivée!!!

IMG_0187

A l’intérieur, je découvre:

- La préface Kube du mois de novembre 2016:

L’édito, l’actualité littéraire, une chronique, les coups de cœur des libraires, un article sur l’éditeur invité du mois (Points pour cette fois-ci)

et pour finir « le rituel » ou comment procéder pour profiter au maximum de l’expérience Kube.

J’adore l’idée en tant que « primo-kubiste » que l’on me donne une marche à suivre pour optimiser cette expérience livresque ;-)

- Une nouvelle de Steve Tesich « Mariage en dilettante » offerte par les éditions Points et en tirage limitée please!

- Une carte de correspondance représentant un sorte de sapin illuminé et flou (du coup on ne devine que les lumière)

- Un crayon (littéraire)  c’est précisé dessus!

- Un carnet d’émotions

KESAKO? un joli carnet vert avec une reliure argentée dans le quel on trouve des pages prédécoupées en 4 dont certaines sont déjà complétées :

Culte, intrigant, sublime…

A glisser dans un livre dont certaines pages nous marquent ou pour d’autres usages à inventer!

En voilà une bonne idée, moi qui ne retient jamais les n° des pages où les citations me touchent…

- Un mot du libraire qui a choisi mon livre (Pauline, de la librairie Livres et vous à Ruffec)

- Un sachet de thé de Noël (délicieux)

- Et pour finir mon livre du mois

J’avais demandé « un roman qui se passe à notre époque.

J’ai envie d’une histoire lumineuse, optimiste, qui donne envie de relever des défis. Quelque chose de drôle et d’émouvant. »

J’ai reçu « La bibliothèque des cœurs cabossés » de Katarina Bivald en Edition Limitée

La mission est remplie!

Bilan de cette première (pour moi) Kube:

Un colis plein de surprises et d’attentions vraiment judicieuses

et un choix de livre tout à fait cohérent avec mes envies du moment.

Je resigne pour le mois prochain!

Publié dans : BOX | le 21 décembre, 2016 |Pas de Commentaires »

« Maman je t’adore » de William Saroyan

thR5HSLFCO

Le pitch:

Mama Girl décide sur un coup de tête de quitter sa vie routinière du 1001 Macaroni Lane, Pacific Palisades, Los Angeles, pour tenter une dernière fois sa chance à New York et devenir actrice. Elle emmène avec elle sa petite fille de 9 ans « Grenouille ».

Très vite, elle font deux rencontres importantes et déterminantes dans le monde du théâtre et obtiennent ainsi deux grands rôles dans une pièce.

Mais monter une pièce est un exercice incertain, difficile et qui demande beaucoup de travail. Les journées s’enchaînent entre doute, nervosité et espoir.

Mon avis:

William Saroyan était principalement un auteur de théâtre et cela se ressent beaucoup dans l’écriture de « Maman je t’adore ». Les personnages se comportent constamment comme s’ils étaient sur les planches, avec beaucoup d’emphase et des émotions toujours puissamment exprimées.

L’histoire nous est contée du point de vue de la petite fille dont on ignore le prénom mais qui porte des multitudes de surnom: Grenouille, Feu follet, Etoile. A l’instar de ses parents, Mama Girl et Papa Boy et de son frère Peter Bolivia Agriculture, la petite fille nous transporte dans un univers qui fleure bon l’enfance. Elle prend chaque événement comme il vient, comme un jeu et s’y donne à fond.

Le théâtre est l’univers de l’auteur et celui-ci nous guide à travers les différentes étapes de la création d’une pièce : écriture du texte, financement, recherche des acteurs et répétitions inlassables pour arriver à une représentation parfaite.

Cependant, ce n’est pas vraiment ce qui a retenu mon attention tout au long de ce roman. J’ai trouvé que la relation mère-fille y tenait une place bien plus importante. Les mots et les gestes entre elles sont fréquents et toujours empreint d’un amour et d’une complicité extrêmement touchante. Il en est de même avec les deux grands absent de la vie de la petite fille : son père et son frère Pete, parti vivre à Paris. L’enfant y fait souvent référence avec beaucoup d’amour et d’assurance quant au lien qui demeure toujours entre ses deux parents malgré leur divorce.

L’ultime chapitre permet enfin la réunion des deux thèmes du roman pour un final d’une infinie douceur.

 

Publié dans : Livres | le 17 décembre, 2016 |Pas de Commentaires »

« Quête sur le net » de Poupe San

sans-titre

Le pitch:

Caroline, la cinquantaine, se retrouve seule et désœuvrée: ses enfants sont à présents grands et vivent leur vie et son mari la quittée pour une autre femme plus jeune.

Bien que sportive et avec beaucoup d’amies, elle se sent malheureuse et inutile. Elle va alors se tourner vers le net, les réseaux sociaux et le virtuel pour combler ses manques.

Elle finira par mettre sa vie en danger, en tombant dans la dépendance…

Mon avis:

La couverture est trompeuse. Je m’attendais à un roman plutôt léger à propos des rencontres amoureuses sur internet mais je me suis fourvoyée.

A la place, Poupe San nous propose un récit sur les dangers des réseaux sociaux. Chronophages, indiscrètes, voire indécentes, mensongères ou même carrément addictives, les relations virtuelles révèlent leurs aspects les plus noirs. Caroline s’y jette à corps perdu, pensant y trouver du réconfort et c’est bien ce qu’elle ressent au début. Mais très vite, elle sent bien que ce ne sera pas suffisant. Elle s’entête pourtant prise dans cette toile qui la dévore petit à petit jusqu’au point de non-retour.

Un roman qui décrypte parfaitement les dangers auxquels n’importe quelle personne en situation de faiblesse s’expose à travers les outils de communication. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir comment les terroristes ont su s’en servir pour leur morbide recrutement…

Une note positive plane cependant durant tout le récit au travers d’autres échanges virtuels: internet peut aussi donner naissance à de belles amitiés…

Pour découvrir ce roman, cliquez ici : Quête sur le net

Publié dans : Livres | le 14 décembre, 2016 |1 Commentaire »

« Miss Alabama et ses petits secrets » de Fannie Flagg

 

Miss alabama

Le pitch:

Maggie Fortenberry, ex-miss Alabama, la petite soixantaine a décidé de mourir.

Elle compte mettre fin à ses jours pour une raison très simple: elle a connu le meilleur de la vie et ne s’attend plus à rien. Elle organise méticuleusement et dans les moindres détails ses derniers jours: factures à payer, ménage, dons et bien sûr la façon dont elle va disparaître.

Mais alors que tout se présente pour le mieux, Brenda, sa collègue de l’agence immobilière et amie lui propose d’assister avec elle à un spectacle de derviches tourneurs. Décidée à finir en beauté, elle accepte cette ultime sortie et décale son moment de passer à l’acte.

Ce qu’elle ignore encore, c’est que de nombreux événements vont lui compliquer la vie… et sa future mort!

Mon avis:

Fannie Flagg sait vraiment mettre ses personnages, surtout féminins, en valeur.

Déjà avec « La dernière réunion des filles de la station service » , elle avait su nous démontrer la force de caractère des femmes du sud de l’Amérique.

Dans ce roman, Maggie, Brenda, Ethel et la regrettée Hazel, nous réjouissent par leur détermination, leur petit grain de folie, leurs grands espoirs et leurs petits secrets. On adore aussi détester Babs, dite la Bête, éternelle concurrente immobilière aux dents longues.

Non seulement ce roman est réjouissant car on a beaucoup de plaisir à suivre le quotidien de ces femmes et les épreuves inattendues que Maggie doit gérer pour pouvoir enfin « se suicider en paix », mais en plus il est foisonnant d’histoires dans l’histoire et nous fait remonter dans les années 1935 ou même 1887 et découvrir dans quelles conditions le magnifique manoir de Crestview a vu le jour.

« Miss Alabama et ses petits secrets » est un hymne aux femmes en général, à celle d’Alabama en particulier. C’est un livre gai, positif, drôle, vivant, chaleureux.

Deux grammes d’intrigue en plus et vous voilà parti pour l’aventure!

Bonne lecture;-)

Publié dans : Livres | le 13 décembre, 2016 |1 Commentaire »

« Le chat créole » de Guy Burel

le-chat-creole

Le pitch:

Créole est une petite chatte née en Martinique.

Ses débuts de vie sont difficiles: alors qu’elle n’a que quelques semaines, sa mère et sa fratrie au grand complet meurent.

Décidée à s’en sortir coûte que coûte, elle se confronte aux hommes pour y trouver secours et fera la rencontre de Guy et Françoise pour sa plus grande chance.

Mon avis:

Voici un petit roman (209 pages) dont personnage central est original. Tout le récit est fait du point de vue de Créole, cette petite chatte qui a beaucoup de choses à nous dire.

Créole nous narre sa vie et notamment ses premiers jours d’existence particulièrement difficiles: issue d’une portée de chat errant, la vie ne lui fait pas de cadeau. Sa mère se fait écraser alors que le chaton n’a que quelques semaines et le reste de ses frères et sœurs périssent, faute de nourriture et de soins. Seule, elle ne peut alors compter que sur une main secourable pour l’empêcher de sombrer.

A la façon dont Créole nous raconte les différentes étapes qui jalonnent sa vie, je n’ai eu aucune difficulté à personnifier cette petite chatte maline et avertie. Les épreuves qu’elle affronte tout au long de sa vie pourraient tout aussi bien être celles que nous vivons nous même: décès, maladie, rencontre amicale ou amoureuse, bref tout y est et c’est extrêmement touchant.

Créole se substitue également à son père d’adoption, Guy (Burel?) et une seconde biographie se déroule sous nos yeux. Vie professionnelle, vie amoureuse, les années se succèdent avec toujours en toile de fond la vision très personnelle et pointue de Créole qui dissèque avec beaucoup d’acuité les décisions humaines.

Enfin, la petite chatte, qui a vraiment beaucoup de l’esprit humain, nous commente entre 1992 et 2009 environ les événements sportifs et politiques nationaux et internationaux. Elle émet également son avis que j’ai trouvé bien construit, pertinent, intelligent.

Malgré quelques répétitions – la vie de chat peut aussi être assez routinière – ce roman m’a beaucoup ému. Plutôt que se poser en donneur de leçon en tant qu’homme, l’auteur a préféré laisser la parole à son chat et il en ressort des réflexions qui font réfléchir, qui touchent, qui donne envie de se remettre en question.

Je ne saurais que trop vous conseiller cette jolie lecture pour son côté inspirant.

Merci aux Editions Baudelaire pour cette jolie découverte!

Pour plus d’infos, acheter ce livre ou découvrir le catalogue, c’est par ici: Le chat Créole

Publié dans : Livres | le 12 décembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Ptit Colli de novembre pour attendre Noël ;-)

IMG_0146

Arrivé la semaine dernière, j’ai pu découvrir mes deux nouveaux livres de poche sélectionnés spécialement pour moi ainsi que quelques petites surprises…

Première petite déception: le look de la box est le même que le mois dernier. J’espérais que la box en elle-même changeait de tête chaque mois. Mais non. Tant pis, passons.

IMG_0147IMG_0148IMG_0149

La box de ce mois-ci contient:

- 2 nougats

- un morceau de tissu estampillé Collibris qui s’avère être un tour de cou (ou à utiliser comme bon vous semble)

- 2 romans

Deuxième petite déception: j’ai trouvé que les goodies de ce mois-ci était un peu léger. Peut être que le Ptit Colli se réserve pour nous mettre des étoiles dans les yeux pour Noël?

IMG_0150

Le premier roman de ma sélection perso se nomme « Maman je t’adore » de William Saroyan.

Je ne connais pas du tout l’auteur, donc ce sera une totale découverte pour moi.

L’histoire semble très sympa, amusante et ne peut que me toucher par son thème, moi qui suis très complice avec ma « mini-moi » de 7 ans.

Le livre relate l’exquise aventure d’une mère et de sa fille à la conquête de Broadway et des feux de la rampe.

Tout un programme ce road book mère-fille…

IMG_0151

Mon second roman « Je voyage seule » du norvégien Samuel Bjørk me promet des nuits blanches en perspective

Le crime odieux d’une petite fille contraint le commissaire Holger Munch à  rappeler son ancienne collègue Mia Kruger. Alors que cette dernière s’était retirée sur une île pour préparer son suicide, les photos de la scène de crime attire son attention. Ce crime n’est que le premier d’une longue série…

Reste plus qu’à lire tout cela et vous en reparler dans une prochaine chronique…

Au final, bien qu’un peu désappointée par certains aspects de cette box, je suis néanmoins ravie des deux romans que l’on me propose cette fois-ci.

Le choix est complétement cohérent avec mes goûts de lecture et les deux livres de poche se complètent agréablement pour m’offrir deux moments uniques et différents.

J’adore!

Publié dans : BOX | le 7 décembre, 2016 |Pas de Commentaires »

« Le passeur du temps » de Mitch Albom

le passeur du temps

Le pitch:

Parce qu’il est le premier a avoir eu l’idée du concept du temps (qui passe), Dieu a enfermé Dor au fond d’une caverne.

Pendant des siècles, il est contraint d’écouter les suppliques du monde, réclamant tout à tour plus ou moins de temps, quelques années en plus, que les mois passsernt plus vite. Et c’est sans fin depuis que le monde est monde.

Mais un jour, Dieu décide que le moment est venu pour Père Temps de rejoindre les hommes pour achever ce qu’il a commencé…

Mon avis:

De Mitch Albom, j’avais déjà lu « Pour un jour de plus » sur le regret et « Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut » qui nous narre comment chaque rencontre de notre vie nous construit.

Ici, de nouveau, l’auteur nous plonge dans une sorte de conte philosophique sur le temps qui passe, la valeur qu’on lui accorde et la façon dont on s’en sert. Voilà une belle leçon dont chacun peut tirer un enseignement.

A l’origine, Dor, un homme des temps (très) ancien qui, par curiosité, invente une façon de compter les choses, les périodes, les étapes, le jour et la nuit.De nos jours, deux personnages. Sarah, une adolescente mal dans sa peau et Victor, un milliardaire souffrant d’une maladie incurable. Ces trois personnages vont être amener à se croiser pour comprendre l’importance de son passage sur terre.

C’est joliment enrobée dans une narration faite de chapitres courts qui abordent tour à tour l’évolution de nos trois héros. Je l’ai lu en deux petites heures et perso, ça m’a fait beaucoup de bien!

Le thème peut paraître assez basique c’est vrai, mais qui peut prétendre avoir réellement conscience de la valeur du moment présent? Parfois, ça fait du bien de remettre ses pendules à l’heure ;-)

Publié dans : Livres | le 6 décembre, 2016 |1 Commentaire »

« Vernon Subutex 2″ de Virginie Despentes

vernon subutex 2

Le pitch:

Vernon vit à présent dans la rue.

Après l’agression sauvage dont un de ses anciens amis, Xavier, a été la victime, les comportements s’inversent. Tous espèrent à présent retrouver Subutex et s’amender auprès de lui et c’est la Hyène qui la rassemblera tous autour des fameux – et dangereux – enregistrements de feu Alex Bleach.

Mon avis:

Ce second opus est à l’image d’un orage violent qui, après avoir atteint son point d’orgue, s’apaise et laisse dans son sillage un vent plus frais, une odeur de terre humide et quelques trainées dans le ciel comme autant de preuve de son passage.

Au delà de la hargne, de la colère et du désespoir des personnages, c’est une profonde mélancolie qui s’empare de chacun d’eux. Vernon reste leur repère, le point de ralliement entre ce qui a été et ce qui ne sera jamais. Chacun se raccroche à lui et ce mélange éclectique des genres forme comme un nouveau monde où les différences rapprochent et permettent de se délester de ses rancœurs, de ses manquements, de ses errances.

Ce roman est une suite réussie du premier volet où Virginie Despentes dresse avec brio et acidité le portrait de notre société moderne où tout – ou presque – va mal. Ce qui prédomine c’est bien la lassitude, la colère, la rage mais tout au fond se dégage lentement un reste d’envie de bien-être, d’épanouissement, d’ondes positives. Tout n’est peut être pas mort. Encore faut il trouver le bout du tunnel…

… se trouvera-t-il dans le troisième tome? Réponse en début d’année 2017.

Publié dans : Livres | le 5 décembre, 2016 |1 Commentaire »
1...56789...14

Christine Bernard |
Mes contines-Lala672009~ |
Likemybullshit |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Carnet de lecture de 3e
| Leblogdunefolle2
| Les contes de Nasreddin Hodja