Le mois de mars va être chargé!

Retenez bien ces deux dates:

Le 1er mars, c’est la sortie du nouveau roman d’Agnès Ledig « De tes nouvelles » et le 16 mars, c’est au tour d’Agnès Martin-Lugand de nous régaler avec une de ses belles histoires dont elle a le secret « J’ai toujours cette musique dans la tête » .

Pour vous donner très envie, voici les couvertures de ces petits bijoux que l’on attend avec impatience…

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Publié dans : Livres, Parution | le 2 février, 2017 |Pas de Commentaires »

« L’horizon à l’envers » de Marc Lévy

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Marc Lévy ne me fais plus jamais peur comme ça!

N’en déplaisent aux puristes de la littérature et à certains critiques, j’ai toujours adoré Marc Lévy. J’ai lu tous ses livres et pour certains de nombreuses fois – « Mes amis, mes amours », « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites » et « L’étrange voyage de Mr Daldry » pour ne citer qu’eux.

Alors, lorsque j’ai commencé « L’horizon à l’envers », je pensais me glisser dans ce roman comme dans un plaid moelleux et me laisser porter par l’histoire… Or les 100 premières pages m’ont quelque peu perturbée. Loin derrière l’univers habituel de l’auteur, je me suis retrouvée dans un décor de science fiction. Josh, Luke et Hope sont tous les trois étudiants en neurosciences. Parallèlement à leurs études, ils mènent en toute discrétion des expériences dans un laboratoire privé sous le regard curieux du professeur Flinch. Le projet qui leur tient à cœur est de parvenir à sauvegarder sur un support informatique la mémoire humaine. Cette idée de génie prend un tour beaucoup plus personnel lorsque l’un d’entre eux est confronté à la mort à brève échéance.

Une centaine de pages, c’est donc le temps qu’il a fallu à Marc Lévy pour planter le décor. Et le temps que j’ai mis à me demander si j’allais continuer ce roman. L’aspect scientifique des choses ce n’est pas mon dada. Moi ce que j’aime ce sont les sentiments, les émotions, l’humour. Ce talent que possède Marc Lévy de doter ses personnages de cette faculté de donner à l’autre des marques d’une tendresse incommensurable par des petits gestes d’une discrétion et d’un charme absolu. Tout ce que j’ai l’habitude de trouver dans les romans de cet écrivain. Et là. Rien. Ou presque.

Et puis intervient l’amour, la mort imminente et l’envie de se battre pour ceux qu’on aime qui remettent tout en question, justifient cette entrée en matière et donnent réellement corps au récit.

La suite du roman, à ce stade, il reste encore environ 300 belles pages à découvrir, ce n’est que du bonheur qui s’amplifie par vagues successives jusqu’au point d’orgue qui donne toute sa dimension à l’intention de départ de l’auteur. La fin est très belle et donne beaucoup d’espoir sur les progrès de la science et sur la nature humaine.

Au final, Marc Lévy, tu as bien fait de me surprendre comme ça. J’ai le sentiment que tu m’as sorti de ma zone de confort habituelle tout en me donnant la même émotion que d’habitude. C’est très fort!

Merci.

Publié dans : Livres | le 1 février, 2017 |1 Commentaire »

« En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut

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Lorsque l’on se retrouve face à un roman qui fait l’actualité comme celui-ci, on peut réagir de différentes manières: étourdi par les commentaires élogieux et les superlatifs en tout genre, on peut craindre d’attendre trop de l’œuvre, au final d’être déçu et fuir sans autre forme de procès. Ou, au contraire, porté par l’engouement général, se précipiter dans sa librairie préférée afin de se procurer le Saint Graal du moment.

Pour ma part, j’ai plutôt adopté l’attitude prudente de celle qui a envie de savoir mais sans y toucher.

J’ai d’abord écouté l’histoire incroyable de l’auteur, Olivier Bourdeaut. Eternel loser, comme il se qualifie lui-même, il va d’échec en échec et après différents métiers ratés il se retrouve au chômage et décide de se consacrer à l’écriture. Il propose alors aux éditeurs  un gros pavé de 500 pages « très sombre, cynique, violent ». Personne n’en veut. Prenant alors le contre-pied de cette première création, il écrit un roman lumineux qui trouve preneur et le succès.

A moitié convaincue, je me suis approchée à distance raisonnable du livre, le soupesant, scrutant avec interrogation cette illustration très années cinquante d’un couple dansant étroitement enlacés, examinant la 4ème de couverture. Et puis, je me suis lancée.

J’ai plongé avec délice dans cette histoire d’amour pas comme les autres et contée à travers les yeux d’un enfant, leur propre fils.

A la maison, c’est une fête permanente. Georges, le père, est en adoration devant sa femme, feu follet extravagant et imprévisible. Ensemble, ils font du quotidien une magie sans cesse renouvelée, s’accommodent avec légèreté des inconvénients bassement matériels de la vie de tous les jours et dansent. Dansent le « Mr Bojangles » de Nina Simone. Cette vie merveilleuse fait du petit garçon un enfant heureux, épanoui et curieux de tout. Mais au fil des années, une menace plane, les comportements de la jeune femme deviennent de plus en plus imprévisibles oscillant entre des états extrêmes et un jour, c’est la goutte d’eau qui fait tout basculer. Georges et son fils, uni comme jamais vont tout faire pour tenter de ramener dans leur vie la joie du temps d’avant.

 J’ai été très touchée par cette histoire qui aborde la folie avec beaucoup de légèreté. Ici, elle n’est jamais synonyme de vie gâchée, de tristesse, de honte. Au contraire, la vie y est plus belle comme magnifiée par cette vision bien particulière de la mère. Ainsi, le vaisselier est couvert de lierre car « trop moche », l’animal de compagnie qui se nomme Mlle Superfétatoire est un grand oiseau exotique qui se promène à sa guise dans l’appartement. Chaque journée révèle son lot de surprise, la vie y est belle et même si on sent très bien que tout cela n’est pas normal, on adhère complétement.

Mais je pense aussi que le style de l’auteur y est pour beaucoup dans le succès de ce roman. De nombreux passages ont une rythmique vraiment propre, un peu comme si l’on récitait une poésie ou comme si l’on chantait une chanson, ce qui ajoute beaucoup de gaieté et de tendresse à l’ensemble.

Je ne regrette donc pas d’avoir succombé au chant des sirènes. Ce livre vaut vraiment le coup.

Et pour que l’expérience soit complète, ne passez pas à côté de la chanson du titre, dont voici le lien : Mr Bojangles – Nina Simone.

Publié dans : Livres | le 30 janvier, 2017 |Pas de Commentaires »

« Demain est un autre jour » de Lori Nelson Spielman

demain est un autre jour

Le pitch :

Brett Bohlinger vient de perdre sa mère d’un cancer aussi rapide qu’impitoyable.

Alors qu’elle pense lui succéder à la direction de Bohlinger Comestics, l’entreprise familiale, la jeune femme tombe de haut lorsqu’elle apprend qu’elle hérite en tout et pour tout… d’une liste. Celle-là même qu’elle a dressée à l’âge de 14 ans. Si elle veut toucher sa part, elle doit réaliser les 10 objectifs qu’elle s’était fixé, et ce, dans un délai d’un an.

Acheter un cheval ou enseigner? Brett se demande ce qui est passé par la tête de sa mère lorsqu’elle lui a concocté cette drôle de surprise.

Tomber amoureuse et avoir un bébé? La jeune femme est en couple avec Andrew, un avocat très occupé. Acceptera-t-il ce défi incroyable?

Mon avis :

Commencé hier et fini aujourd’hui. Un livre comme je les aime.

A l’image de « PS : I love you » De Cecelia Ahern, ce roman prend comme point de départ le décès d’une personne adorée et la découverte d’une liste « de vie ». Permettre à quelqu’un que l’on aime de se réaliser professionnellement et affectivement, par delà la mort est une magnifique preuve d’amour. On suit avec beaucoup de plaisir le parcours initiatique de Brett. Au départ très réticente à accomplir ce que lui demande sa mère, elle va peu à peu comprendre l’intérêt que représente cette remise en question.

A quel moment renonce-t-on à ses rêves d’enfant? Pour quelles raisons devient-on si timoré dans sa vie d’adulte? Se lancer dans l’inconnu est effrayant parce que l’on pense aux aspects négatifs, à ce que l’on peut perdre. Mais on peut aussi réussir, se découvrir un talent inattendu, être heureux. Voilà pourquoi j’aime ce roman en particulier et ce que les connaisseurs en littérature contemporaine nomme « Feel good » : lorsque je suis le parcours de Brett, j’ai la sensation de devenir actrice de ma propre vie, ses satisfactions, son épanouissement deviennent les miens et je ressens intensément cette sensation incroyable : se trouver, savoir profondément qui on est.

Positif, porteur d’espoir, de vie, d’envie, voilà tout ce que ce roman suscite en moi.

Si vous voulez juste passer un moment agréable ou au contraire si vous avez le sentiment que votre vie est dans une impasse et que vous vous êtes oublié en cours de route, je vous conseille ce roman. Vous verrez, il vous fera du bien.

Du même auteure, un autre beau roman « Un doux pardon ».

Publié dans : Livres | le 23 janvier, 2017 |4 Commentaires »

« Le témoin » d’Arcade Bigirimana

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Burundi. Entre 1970 et 1972.

Emilie passe son temps à faire le pitre en classe. Le résultat ne se fait pas attendre et elle est renvoyée.

Son père décide de soudoyer quelques personnes afin d’offrir une dernière chance à la jeune fille et il parvient à l’inscrire dans une autre école catholique. Emilie fait alors tout son possible pour être à la hauteur des sacrifices de son père et finit par obtenir de bons résultats et se rachète une conduite. Mais le climat ambient est délétère, une sombre menace rôde autour de ceux que l’on nomme « les nez écrasés », les hommes et les femmes nés du mauvais côté du pays.

Arrestations aléatoires, propagande, fausses accusations, tout est bon pour que le gouvernement au pouvoir et l’armée parvienne à leur but ultime: faire le ménage dans la population, « nettoyer ». Ainsi, Emilie assiste impuissante au massacre de ses camarades de classe, puis lorsqu’elle parvient enfin à s’enfuir de l’école au reste de la population.

Arcade Bigirimana dresse un portrait noir du Burundi des années 70. L’armée se sert de son pouvoir pour asservir la population et massacrer des innocents. Les descriptions dépassent l’entendement : plus c’est vicieux, plus les soldats apprécient de torturer leurs semblables et les traitent comme des déchets : ramassage des corps à la pelleteuse, entassement dans des immenses fosses communes. Bref, c’est écœurant et pourtant cela a bien eu lieu. En mai 1972 pour être plus précise.

Au delà de l’horreur du génocide, l’auteur nous dépeint aussi les paysages et les coutumes du peuple Burundais. C’est coloré, bruyant, parfumé et il y a vraisemblablement dans ce pays autant de proverbes que d’habitants!

Mais je garde cependant un sentiment mitigé de ce roman. L’écriture est un étonnant mélange de langage soutenu et populaire. Les « tu » côtoient les « vous » dans une même phrase et il a quelques erreurs de mots qui sont un peu surprenantes: « Je me suis levée de bonheur (bonne heure) » « L’herbe était grâce (grasse) ». J’ai aussi eu du mal à m’identifier au personnage d’Emilie qui nous décrit fort bien ce à quoi elle assiste mais pas tellement ce qu’elle ressent face à tant d’horreur, ses sentiments, ses émotions. J’ai parfois eu l’impression que cela ne la touchait pas alors que je suis persuadée que l’auteur – dont le père a succombé lors de ce dramatique événement – en a été profondément traumatisé.

Ce roman s’adresse à tous ceux qui veulent découvrir le Burundi et une partie de son vécu. Je ressort de cette lecture choquée mais enrichie d’une connaissance que je n’avais absolument pas concernant cet épisode de l’histoire africaine.

 

Publié dans : Livres | le 22 janvier, 2017 |2 Commentaires »

« La dernière lettre de son amant » de Jojo Moyes

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Le pitch:

Deux époques, deux femmes, une lettre.

En 1960, Jennifer se réveille à l’hôpital. Il semblerait qu’elle ait eu un accident mais elle ne se souvient de rien. Pas même de son mari, l’homme d’affaires Laurence Stirling, pour lequel elle ressent une indescriptible gêne. Ne parvenant pas à comprendre pour quelles raisons sa vie lui semble aussi vide et étrange, elle part en quête d’indices et tombe sur une lettre bien cachée. Une lettre d’amour qui lui est adressée et est signée d’un énigmatique B.

Quarante ans plus tard, Ellie, une journaliste en quête de matière pour écrire un article, tombe sur cette lettre au sein même des archives de son journal. Cette lettre mystérieuse attise sa curiosité et la pousse également à remettre en cause sa propre vie. Portée par un élan qu’elle ne s’explique pas, Ellie va partir à la recherche des deux amants persuadée que l’issue de leur histoire d’amour lui apportera les réponses qu’elle cherche désespérément.

Mon avis:

J’ai découvert Jojo Moyes avec « Avant toi » que j’avais déjà beaucoup aimé et j’ai d’ailleurs hâte de lire la suite intitulée logiquement « Après toi ».

« La dernière lettre de son amant » est une belle histoire d’amour qui prend son départ dans les années 60. A l’époque, le poids des conventions dans la bonne société américaine ne permet pas forcément aux femmes d’être libres et épanouies. C’est le cas de Jennifer qui étouffe dans le rôle d’épouse décorative. Matériellement, elle ne manque de rien. Affectivement et intellectuellement, c’est une autre histoire. Lorsqu’elle rencontre Anthony, journaliste, la confrontation est d’abord explosive. Puis l’homme parvient à apprivoiser et à charmer la jeune femme.

Certaines difficultés insurmontables auront-elles définitivement raison de leur histoire? Je vous laisse le découvrir en lisant ce roman.

Une belle histoire intemporelle qui parle du combat permanent qui se joue entre amour et raison dès lors que l’on sort des sentiers battus.

L’intérêt de ce roman est aussi la résonance que provoque cette lettre dans la vie d’Ellie qui vit une aventure avec un homme marié. Ne parvenant pas à se résoudre à tirer un trait sur cette histoire qui parait sans issue, Ellie puise dans ces fantômes du passé le courage qui lui manque pour faire face à sa situation.

Un récit touchant et pas mièvre. A découvrir!

Publié dans : Livres | le 22 janvier, 2017 |1 Commentaire »

« Un ange est passé » de Coralie Legendre

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Coralie Legendre est une maman presque comme les autres. Presque, parce que là où les autres vivent le meilleur, elle et son mari ont vécu le pire.

Après une grossesse plutôt normale, ponctuée par les nombreuses et habituelles angoisses de futurs parents, l’accouchement vire au cauchemar. Bébé ne va pas bien et décède seulement quelques heures après sa venue au monde. Coralie est alors happée par un tsunami d’émotions et de douleur auquel elle n’était absolument pas préparée: une tristesse insondable, le refus, la colère, l’incompréhension.

Et puis il y a les épreuves concrètes à assumer. L’annoncer aux proches, subir les réflexions innocentes mais oh combien déchirantes de ceux qui ne savent pas que Clémence n’est plus. Tenter de garder figure humaine quand autour de soi d’autres femmes s’apprêtent à donner la vie.

Et les obsèques. On est jamais préparé à voir partir ses enfants avant nous. Alors un bébé…

Parce qu’elle veut croire qu’il sera malgré tout possible d’être heureux, Coralie et son mari vont tenter de comprendre comment un tel malheur a pu se produire et soutenu par une équipe médicale formidable et leurs proches, ils accueilleront deux ans plus tard une petite Pauline.

Ce témoignage m’a infiniment touchée et certains passages m’ont fait fondre en larmes. Il s’agit d’un livre court d’une soixantaine de pages mais qui recèle tellement d’amour et d’espoir qu’on ne peut que s’incliner devant le courage et la ténacité de cette femme qui a vécu l’une des pires épreuves de la vie.

Merci aux Editions Vérone pour cette découverte que je vous invite à découvrir en suivant ce lien : Un ange est passé.

 

Publié dans : Livres | le 22 janvier, 2017 |1 Commentaire »

De retour!

Coucou Ami(e)s Lecteurs(trices)!

Après un passage dans le désert (une sombre histoire de café chaud et de PC HS….), je suis de nouveau dans la place pour vous proposer mes chroniques de livres, des essais d’écriture, des concours et pleins de bonnes choses…

A très bientôt… ;-)

Publié dans : Non classé | le 21 janvier, 2017 |Pas de Commentaires »

« Comment vivre au-dessus de ses moyens » de Marion Chevrier et Aude Tessere

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 Après la tornade forcément dévastatrice des fêtes de fin d’année (la fameux package cadeaux-bouffe chère-fringues élégantes-j’en passe et des meilleures), notre porte-monnaie fait grise mine.

Et ceci sans compter les soldes qui vont faire rage pendant 6 semaines. La Saint Valentin. Pâques. Les vacances d’été. La rentrée. Bref, toujours une bonne raison pour dépenser sans (presque) compter.

Résultats: un compte en banque à l’image d’un champ de ruine et votre ami le banquier, en larmes, implorant à genoux les dieux de l’Economie, les bras levés vers le ciel.

Heureusement, Le Livre de Poche a pensé à nous et propose ce petit guide conçu et réalisé par Marion Chevrier et Aude Tessere.

Décomposé en 12 chapitres comme les 12 mois de l’année, on y retrouve des citations, des maximes « à méditer », des tutos et des chapitres variés et toujours très drôle. Ansi, vous apprendrez à « Cuisiner les pâtes pour avoir l’air riche », « Comment ressembler à un(e) artiste plutôt qu’à un(e) pauvre en fumant des roulées » ou « Comment réclamer de l’argent à un ami qui t’a oublié(e) ».

Mon préféré est sans conteste l’hilarante liste du mois de Juillet :  » 14 façons de rester enfermé(e) chez toi sans jeter ta clef ( car elle te sera toujours utile) ».

But avoué et renvendiqué par les auteures : rire de l’état (souvent tristounet) de nos finances, déculpabiliser en cas de dépense coup de coeur, être épanoui même à découvert!

Publié dans : Livres, Parution | le 12 janvier, 2017 |Pas de Commentaires »

« Trois jours et une vie » de Pierre Lemaitre

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Le pitch:

1999. Antoine, 12 ans, vit avec sa mère, une femme divorcée et aigrie, dans la petite ville de Beauval.

Un jour, il est témoin d’une scène horrible lorsque son voisin, Monsieur Desmedt tue d’un coup de fusil son propre chien gravement blessé après s’être fait percuté par un chauffard.

Choqué et en colère, il commet ensuite l’irréparable….

Quelques heures plus tard, la disparition inquiétante du petit Rémi Desmedt, 6 ans met la ville en émoi. Une battue est organisée et les suppositions horribles hantent les parents malheureux.  Cet événement marque alors le début d’une période noire pour le jeune garçon, les parents de Rémi mais aussi la ville toute entière…

 Mon avis:

« Qu’est ce qui lui ai passé par la tête? » est un refrain que l’on entend souvent lorsque qu’un fait divers horrible et sanglant survient. Comment comprendre l’incompréhensible? Justifier l’acte odieux dont une personne s’est rendu coupable? Un motif suffisant pour expliquer un crime?

Pierre Lemaitre nous plonge avec brio dans la tête d’un jeune garçon aucunement destiné à devenir un meurtrier et qui pourtant commet un geste fatal. Ses émotions, ses sentiments, parfois ambivalents, les réactions de son corps face à ses actes sont d’une infinie justesse. Sa paranoïa face aux événements lui fait imaginer les pires scénarios. Et il est encore loin du compte.

Le roman est construit en trois périodes 1999, 2011 et 2015 nous permettant de suivre l’évolution d’Antoine, la culpabilité latente qui handicape sa vie et son désir, malgré tout de vivre.

Un roman efficace, précis, noir qui parvient à nous mettre en empathie avec ce jeune garçon.

Publié dans : Livres | le 12 janvier, 2017 |Pas de Commentaires »
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