« L’autre homme de ma vie » d’Emily Giffin

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En voyant la couverture et en lisant le résumé au dos du livre, je pensais me plonger dans un nouveau roman chick-lit version humour, quiproquo et téquila.

Mais en fait, j’étais un peu à côté de la plaque. Plutôt que le énième récit d’une gaffeuse qui rencontre son premier amour alors qu’elle est en couple avec un pauvre type (je schématise), j’ai plutôt été confronté à… une femme normale face à un choix délicat.

Ellen mène une vie heureuse. Son mari, Andy, est un homme tendre, attentif, amoureux et une belle complicité les unit. Mais cet équilibre vole en éclat lorsque la jeune femme croise au détour d’une rue Leo, son ex qu’elle n’a pas revu depuis 8 ans. Remuée au plus profond de son être, cette rencontre déstabilise le jeune femme qui s’interroge sur le chemin que sa vie a pris et pose l’éternelle question : et si?

Qui ne s’est jamais interrogé sur ses choix de vie? Ellen explore avec un maximum d’honnêteté les décisions qu’elle a prise et ce nouveau tour du destin la force a mettre carte sur table : Andy est-il un choix de complaisance? de facilité? ou une vraie décision du cœur? Est-elle sur la voie qu’elle s’est choisie ou a-t-elle laissé les autres décider pour elle? Et si Leo était le bon?

Dans ce roman, Emily Giffin n’use pas d’humour gaffeur ou d’autodérision ce qui rend le propos sérieux et la question profonde. Les personnages ne sont pas caricaturés mais humains avec ce qu’il faut de faiblesse et de traits de caractère pour les rendre touchants.

Publié dans : Livres | le 1 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« Je voyage seule » de Samuel Bjork

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Comme tout le pays, le commissaire Holger Munch est sous le choc lorsqu’un promeneur découvre le corps d’une petite fille habillé d’une robe de poupée et pendu à un arbre à l’aide d’une corde à sauter avec autour du coup cette phrase mystérieuse « Je voyage seule ». Convaincu que l’extraordinaire intuition de son ancienne collègue Mia Kruger peut l’aider à découvrir le meurtrier, il se rend sur l’île d’Hitra où la jeune femme s’est exilée.

Mia est de prime abord récalcitrante à la venue d’Holger. Ereintée par son métier et perdue depuis la mort de sa sœur jumelle qui a succombé à une overdose, elle n’entrevoit comme solution que la mort pour se libérer de sa souffrance. Mais un détail sur les photos du crime vont retenir son attention et pour éviter d’autres meurtres, la jeune femme n’aura d’autre choix que de reprendre du service.

Il y avait un moment que je ne m’étais pas plongé dans un polar et j’ai retrouvé dans celui-ci beaucoup de code du genre.

Tout d’abord, le flic borderline. Mia est un personnage torturé: enquêtrice hors pair, elle doit pourtant affronter chaque jour qui passe comme une épreuve depuis qu’elle a perdu un être cher. Bourrée de cachets et d’alcool, elle est au bord du précipice et pourtant, dans un ultime sursaut, elle met toutes ses forces dans la recherche de l’odieux tueur d’enfant.

Ensuite, les fausses pistes. Samuel Bjork, de son vrai nom Frode Sander, tisse lentement la toile de son enquête en alternant dans chaque chapitre des histoires et des personnages qui semblent n’avoir rien en commun et qui pourtant vont, de près ou de loin, avoir un rapport avec l’enquête. Il sème le doute sur l’implication de certains personnages et, tout comme le lecteur, la police s’y perd.

Le dénouement, ou plutôt les dénouements, n’ont pas été tout à fait à la hauteur de mes attentes (même si l’un d’eux m’a pas mal surpris – dans le bon sens ) et l’investigation m’a également laissée sur ma faim. Mia, qui travaille à l’intuition, développe des théories qu’elle seule peut comprendre, il manquait une certaine logique, même tortueuse, pour que je puisse me plonger réellement dans cette enquête et accompagner la policière dans la recherche de la vérité.

Malgré mon avis mitigé c’est un roman intéressant pour qui souhaite découvrir la littérature scandinave.

Publié dans : Livres | le 1 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent » d’Elie Grimes

51vGHnzC6JL._SX195_                                                                                                                           A paraître le 03/05/2017

Les gentilles filles, ce sont celles qui savent se coiffer sans être échevelées au bout d’un quart d’heure, celles qui portent des talons pendant une soirée sans grimacer, dont la tenue est toujours adaptée au moment et au temps qu’il fait. Les gentilles filles sont parfaites et c’est ainsi qu’elles vous volent votre petit ami.

C’est en tout cas ce que pense Zoé, célibataire de trente ans dont la vie personnelle est plate et sans intérêt. Côté boulot, elle démarre une affaire de traiteur qui commence à connaître un certain succès. A tel point qu’elle attire l’attention de Matthew Ziegler, critique gastronomique influent, qui semble sous le charme de la cuisine de la jeune femme. Et bien plus encore…

Rajoutez là-dessus Sally son assistante qui craque pour Dalton, le frère de Zoé, Aidan, son meilleure ami, Sushi, son chat, Nana, sa grand mère et Fran sa mère et vous avez tout les ingrédients pour une comédie flamboyante et irrésistible. Car Zoé est tout sauf une potiche. Elle n’a pas la langue dans sa poche et son caractère emporté lui joue souvent des tours… qu’elle parvient à tourner à son avantage grâce à une bonne dose d’humour et pas mal d’ironie. Elle cache ses fêlures sous un (sale) caractère. Prompte à s’énerver, elle n’est pourtant pas en reste quand il s’agit de défendre les siens.

Au delà de la comédie romantique, particulièrement efficace, ce roman célèbre aussi l’amour que l’on porte à son meilleur ami qui connaît vos pires défauts et vous aime quand même, à ses parents que l’on cherche toujours à rendre fier, à celle/celui qui vous a transmis les valeurs qui font de vous ce vous êtes aujourd’hui… bref l’attachement sous toutes ses formes.

J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui m’a fait rire autant qu’il m’a émue. Et finalement le paradis semble si ennuyeux… Soyons tout sauf de gentilles filles ok?

 

Publié dans : Livres, Parution | le 25 avril, 2017 |2 Commentaires »

Un jour, un écrivain… Alice Sebold

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Il y a ce livre qui traîne sur ma table de nuit. Il est écorné, la faute a des lectures répétées et marqué à la page 110… attendant patiemment que je le reprenne en main et que je me replonge dans le récit d’Alice, violée dans un souterrain à l’âge de 18 ans. Les policiers lui ont dit à l’époque qu’elle avait « eu de la chance » parce que la dernière fille qui s’était fait violée là avait fini tuée et coupée en morceaux… Alors elle devait s’estimer heureuse (heureuse!!!???) de s’en tirer à si bon compte. Ses parents mal à l’aise par « l’affaire » et honteux restent silencieux et puis, plus tard, le responsable est arrêté et jugé. Nouvelle épreuve. Tout dire, redire, exposer son intimité devant tout le monde, un nouveau viol en quelque sorte.

Il y a des auteurs comme ça qui vous arrachent les tripes et vous font saigner le cœur. Alice Sebold en fait partie. Auteur peu prolixe, trois romans à son actif, elle utilise l’écriture comme un outil cathartique. Des histoires très dures, intenses, profondément émouvantes et qui se parent d’une beauté… sauvage.

Lucky (en français chanceuse), le récit de son agression, est terriblement terre-à-terre. L’auteur y détaille à la fois avec détachement et avec émotion ce qu’elle a dû subir, l’acte en lui-même, les réactions complétement décalées et parfois cruelles ou indifférentes de ses proches, le procès. Un récit difficile.

Difficile, mais sans commune mesure avec son premier roman La nostalgie de l’ange publié en 2002 et qui a été un énorme succès, traduit dans 30 pays, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires et adapté en film (« The lovely bones »).

Dans ce roman, c’est la jeune Susie âgée de 14 ans qui nous raconte son histoire. Violée et tuée par un voisin, son âme monte au ciel et c’est depuis ce poste d’observation qu’elle regarde son petit monde évoluer. Le deuil de ses parents, les difficultés de sa sœur à trouver sa place et à ne pas être seulement « la sœur de la ville violée », son meurtrier qui continue à vivre sa vie et les amis qui, au fil de temps, l’oublient.

Ce roman-là fait partie de ceux qui vous laissent des traces: dévastateur, éprouvant mais aussi d’une beauté incroyable grâce à l’âme lumineuse de la jeune Susie… Un bouquet d’émotion que j’avais envie de vous communiquer.

J’ai presque envie de vous dire qu’Alice Sebold mérite qu’on la lise. Oui, elle le mérite.

Publié dans : un écrivain | le 14 avril, 2017 |2 Commentaires »

« La vie en Rosalie » de Nicolas Barreau

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Envie de passer un moment magique dans un Paris romantique et enchanteur? Les romans de Nicolas Barreau sont pour vous!

Rue du dragon, la petite papeterie de Rosalie fonctionne très bien et comble de bonheur le hasard met Max Marchais, célèbre écrivain pour enfant, sur sa route. Ensemble, ils donnent vie au conte écrit par le vieil homme, Le Tigre Bleu pour lequel la jeune femme dessine les illustrations.

L’arrivée de Robert, américain en pèlerinage dans la capitale suite à la perte de sa mère, vient perturber ce bonheur tout neuf. En effet, l’homme revendique la propriété de l’histoire et une enquête dans le passé va réunir les trois personnages.

Si l’intrique est sans surprise, l’écriture est un enchantement. Cette jolie comédie sentimentale nous entraîne dans le quartier emblématique de Saint-Germain-des-Prés. Ce roman, ainsi que « Le sourire des femmes » du même auteur, n’est pas sans me rappeler mon film préféré « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » où la capitale se pare de poésie, de tendresse et de magie. Un récit qu’on lit d’une traite ou presque, un fin heureuse (pas de spoiler, c’est annoncé dès le début) et une aventure qui pousse à profiter du temps qui passe et des moments heureux que la vie nous offre.

Publié dans : Livres | le 10 avril, 2017 |1 Commentaire »

« J’ai toujours cette musique dans la tête » d’Agnès Martin-Lugand

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Yanis est Véra ont tout pour être heureux : un amour sans nuage depuis des années, trois beaux enfants, une vie harmonieuse et complice. Le seul point noir pour Yanis est la sensation de ne pas vraiment s’épanouir dans son travail, trop bridé par Lucas, son employeur et beau-frère. Aussi, lorsque Tristan, un homme d’affaires discret et sûr de lui propose le chantier de ses rêves, Yanis saisit sa chance, plaque Lucas et soutenu par Véra se lance enfin seul.

C’est alors que la machine s’emballe et les conséquences de certaines décisions vont s’avérer beaucoup plus sombres que le couple n’aurait pu le prévoir. Leur amour va-t-il survivre?

J’adore Agnès Martin-Lugand. Dans ce roman, on plonge directement au plus profond du couple grâce à une alternance de chapitres tantôt dans le tête de Véra, tantôt dans celle de Yanis. On partage leurs émotions, leurs pensées, leurs sentiments. Un bon moyen de se rendre compte que tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Au delà d’un couple qui s’aime profondément, il y a deux êtres distincts avec un passé qui les a façonné, des faiblesses qu’ils cherchent à combler et une voie à suivre.

L’auteur analyse avec réalisme et  bienveillance comment un élément extérieur peut venir perturber une harmonie très fragile.

Les personnes qui gravitent autour de Véra et Yanis agissent comme des révélateurs de ce qui constitue cet homme et cette femme : ambition, désir de plaire, épanouissement, inconséquence…

Même si ce roman n’est pas celui que j’ai préféré de cet écrivain (pour moi « Les gens heureux lisent et boivent du café »), j’ai toujours plaisir à retrouver la plume d’Agnès Martin-Lugand et ses personnages très attachants.

Publié dans : Livres | le 6 avril, 2017 |3 Commentaires »

6h41 de Jean-Philippe Blondel

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Parfois, le passé se rappelle à vous d’une drôle de façon.

6h41. Lundi matin. Le train s’ébranle en gare de Troyes. Direction Paris.

A l’intérieur, Cécile, business woman et parisienne accomplie et Philippe, quadra vieillissant et usé. Il y a 27 ans, ils ont vécu une histoire dont l’issue a laissé des cicatrices et a modifié en profondeur leurs chemins. Extérieurement, les deux anciens amants restent impassibles. Intérieurement c’est une tempête émotionnelle. Un retour en arrière violent, nostalgique et l’occasion d’un bilan silencieux sur leurs années de jeunesse. Vont-ils se faire comprendre qu’ils se sont reconnus? Entamer le dialogue? Crever un abcès resté douloureusement gravé en eux?

Ce roman très pertinent sur le temps qui passe et l’évolution de nos priorités m’a beaucoup plu. Jean Philippe Blondel évoque avec précision et justesse les sentiments et les émotions d’une personne d’âge mûr qui fait le bilan de sa vie. Le regret des choses importantes à  20 ans qu’on a laissé se déliter dans la routine, la tristesse des gens qu’on a perdu de vue, cet effarement en constatant le gouffre entre nos idéaux de jeunes adultes et la réalité beaucoup moins glorieuse. Mais il y a aussi la fierté d’avoir su remporter certaines victoires sur soi-même et sur les autres, être devenu « quelqu’un » et être parvenu à damer le pion à la vie.

Et quand le passé se présente à vous par surprise, il y a deux possibilités : l’enfouir à nouveau tout au fond de son esprit ou lui ouvrir les bras…. réponse à la fin du livre!

Spéciale dédicace à Emmanuelle M. (je ne sais pas si tu acceptes que j’écrive ton nom en entier… ;-) ) qui m’a conseillé cet écrivain touchant.

Publié dans : Livres | le 26 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« Carnaval » de Ray Celestin

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Lieu : Nouvelle Orléans

Epoque: 1919

Evénement particulier : Tueur en série dans la nature

Particularité : se sert d’une hache pour assassiner ses victimes et dépose une carte de tarot sur les lieux

Ils sont nombreux à courir après ce tueur sanguinaire. Un policier mis à l’écart par ses collègues et assisté d’un nouveau, un journaliste avide de sensationnel, une jeune secrétaire noire d’une agence de détective privé et un ancien policier ripoux qui sort tout juste de prison.

Basée sur des faits réels, le meurtrier à la hache a bel et bien sévit entre 1918 et 1919, ce roman nous emmène dans les bas fonds et les quartiers pauvres de la Nouvelle Orléans. Impossible de ne pas se sentir plongé dans l’ambiance si particulière de la Louisiane à cette époque : ségrégation, émergence du jazz, alcool, mafia, policiers et maire corrompus, pluie diluvienne et Bayou mystérieux, tout y est. L’enquête se déroule en filigrane du roman mais quasiment jusqu’à la fin, ce n’est pas réellement le sujet principal.

L’auteur s’attache davantage à la psychologie de chaque personnage dont la variété est impressionnante. Chacun(e) a une histoire lourde et peu banale qui l’a constitué. On plonge dans ces êtres écorchés par la vie, repenti pour certain, mystérieux, c’est un défilé hétéroclite de personnalités attachantes et intrigantes. On en oublierait presque qu’ils sont tous réunis dans le récit pour poursuivre un même but : coincer le tueur à la hache.

Si l’enquête du tueur à la hache ne m’a pas particulièrement fait vibrer, je lui ai préféré la plongée sans filtre dans une culture fortement imprégnée par la sorcellerie, le mystère et la colonisation française.

 

Publié dans : Livres | le 26 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« La petite boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan

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Ah La Cornouailles!

Un lieu qui doit être magnifique pour inspirer autant d’écrivains… J’aimerais m’y rendre un jour ça doit féérique et d’un autre temps.

Dans ce roman, Polly, une jeune femme dynamique qui avait monté avec son conjoint une entreprise, voit ses efforts réduit à néant : les habitudes ont changées, son business ne présente plus aucun intérêt auprès des clients et elle se retrouve obligée de rendre des comptes à la banque. Et parce que ce n’est pas encore assez difficile comme ça, Chris, son compagnon, digère si mal leur déconvenue qu’il décide une séparation plus ou moins provisoire.

De plus, Polly doit se rendre à l’évidence : vivre à Plymouth est désormais au-dessus de ses moyens. De fil en aiguille, une solution (certes un peu bancale mais à défaut de mieux….) va faire surface. Une ancienne boulangerie à l’abandon avec son petit logement est à louer à Mount Polbearne, un petit port tranquille, très tranquille. Pour une fille de la ville comme elle, les choses se mettent en place difficilement entre une propriétaire acariâtre et un village sur le déclin, elle jette ses dernières forces dans la seule activité qui l’apaise : faire du pain. Mais il y a aussi pour Polly de belles rencontres: des pêcheurs, un macareux, un apiculteur… Parfois, c’est votre nouvelle vie qui vous trouve…

J’ai beaucoup aimé ce roman. Polly est une jeune femme entière, dévouée, intelligente, drôle et qui ne cherche pas tellement à plaire. Elle est comme elle est et assume ses choix avec aplomb. Un livre (encore un) qui parle de changer de vie, qui enseigne aussi que la vraie vie, c’est peut être tout simplement faire ce que l’on aime. Je trouve ça réjouissant ce retour aux choses manuelles qui ont un sens. Le pain est l’aliment de base et Polly excelle dans ce domaine.

Mais le roman parle aussi des réalités d’une vie de marin, ses difficultés, l’attente de ceux qui restent au port, le danger de cette profession sous-payée, parfois mal perçue mais qui est pourtant pour tout une communauté le seul moyen de subsistance et un mode de vie à part entière.

On retrouve aussi tout au long du livre ce qui fait le charme de nos amis anglais et dont je raffole : leur humour! autodérision, sarcasme, ironie mordante mais pourtant bienveillante, on se régale tant les répliques fusent avec naturel dans les dialogues.

Un petit bémol pour le personnage de Kerensa, la meilleure amie de Polly. Superficielle, dédaigneuse, égocentrique, je ne lui ai pas trouvé tellement d’intérêt.

Donc pour ceux (celles surtout!) qui m’ont posé la question : oui, il est super sympa ce roman allez-y!!!

Deux petit plus devraient achever de vous convaincre :

- Si vous êtes cuisinière (ou voulez tenter de l’être) l’auteure nous donne quelques recettes de pain à la fin du roman. Perso, je tenterai bien le pain Focaccia…

- Si vous aimez savoir ce que deviennent les personnages, il existe une suite « Une saison à la petite boulangerie » qui sort en librairie le 6 avril 2017 (donc tout bientôt!!!)

Publié dans : Livres | le 20 mars, 2017 |1 Commentaire »

« Le syndrome de la vitre étoilée » de Sophie Adriansen

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Ça vous ai déjà arrivé à vous de ressentir l’appel d’un livre? Je parle pas d’entendre une petite voix qui vous dirait « lisez moi, lisez moi ». Non. Plutôt quelque chose qui tiendrait plus d’une espèce d’attraction irrésistible.

Parce que je crois que c’est ce qui m’est arrivé avec « Le syndrome de la vitre étoilée ».  Avant de l’ouvrir, je n’avais pas lu un seul avis, pas un résumé, pas même la quatrième de couverture. Pourtant, il m’apparaissait sans arrêt au détour d’une page web, dans les librairies ou à la médiathèque de ma ville. C’est donc sans a priori mais avec la certitude d’aimer que j’ai débuté ma lecture.

 Première surprise : il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman mais plutôt d’une sorte de journal intime alternant les réflexions rapportées d’une amie, de la gynécologue, de la propre mère de la narratrice avec des citations de livre, des paroles de chansons, des carnets roses « people », et de temps en temps, Stéphanie, l’héroïne de cette histoire qui nous parle d’elle, ses sentiments, ses propres réflexions.

Deuxième surprise : Sophie Adriansen ne serait elle pas venue faire un tour dans ma tête? Ce que vit Stéphanie, c’est ce que j’ai ressenti entre 19 et 29 ans. A ceci près que moi j’étais seule avec mon désir d’enfant et je ne parvenais pas à trouver la moitié qui réaliserait ce rêve avec moi. Tout ce que subit Stéphanie me touche donc de plein fouet : les réflexions maladroites, malvenues ou carrément malveillantes des uns ou des autres, toutes ces femmes enceintes partout où l’on regarde, l’isolement et l’angoisse de ne pas être « comme les autres ». L’analyse de la femme nullipare, qui n’a jamais accouché, est d’une grande justesse.

Dernière surprise : le yoga. Cette pratique qui entretient autant le corps que l’esprit possède des vertus admirables et surprenantes. C’est une vraie révélation pour Stéphanie a un moment de sa vie où elle souhaite arrêter de faire souffrir son être. Voilà encore un aspect du livre qui me touche beaucoup. Pourtant je n’ai jamais pratiqué, Mais j’ai la conviction incroyable que le yoga peut être le remède a beaucoup de mes maux. Pour la jeune femme, le yoga est en quelque sorte le catalyseur nécessaire à sa transformation. D’elle en mieux.

J’en viens presque à croire que j’ai été guidée jusqu’à ce livre, comme si un message m’y attendait, une voie à suivre peut être…

Inspirant…

Publié dans : Livres | le 17 mars, 2017 |Pas de Commentaires »
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