6h41 de Jean-Philippe Blondel

6h41

Parfois, le passé se rappelle à vous d’une drôle de façon.

6h41. Lundi matin. Le train s’ébranle en gare de Troyes. Direction Paris.

A l’intérieur, Cécile, business woman et parisienne accomplie et Philippe, quadra vieillissant et usé. Il y a 27 ans, ils ont vécu une histoire dont l’issue a laissé des cicatrices et a modifié en profondeur leurs chemins. Extérieurement, les deux anciens amants restent impassibles. Intérieurement c’est une tempête émotionnelle. Un retour en arrière violent, nostalgique et l’occasion d’un bilan silencieux sur leurs années de jeunesse. Vont-ils se faire comprendre qu’ils se sont reconnus? Entamer le dialogue? Crever un abcès resté douloureusement gravé en eux?

Ce roman très pertinent sur le temps qui passe et l’évolution de nos priorités m’a beaucoup plu. Jean Philippe Blondel évoque avec précision et justesse les sentiments et les émotions d’une personne d’âge mûr qui fait le bilan de sa vie. Le regret des choses importantes à  20 ans qu’on a laissé se déliter dans la routine, la tristesse des gens qu’on a perdu de vue, cet effarement en constatant le gouffre entre nos idéaux de jeunes adultes et la réalité beaucoup moins glorieuse. Mais il y a aussi la fierté d’avoir su remporter certaines victoires sur soi-même et sur les autres, être devenu « quelqu’un » et être parvenu à damer le pion à la vie.

Et quand le passé se présente à vous par surprise, il y a deux possibilités : l’enfouir à nouveau tout au fond de son esprit ou lui ouvrir les bras…. réponse à la fin du livre!

Spéciale dédicace à Emmanuelle M. (je ne sais pas si tu acceptes que j’écrive ton nom en entier… ;-) ) qui m’a conseillé cet écrivain touchant.

Publié dans : Livres | le 26 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« Carnaval » de Ray Celestin

carnaval

Lieu : Nouvelle Orléans

Epoque: 1919

Evénement particulier : Tueur en série dans la nature

Particularité : se sert d’une hache pour assassiner ses victimes et dépose une carte de tarot sur les lieux

Ils sont nombreux à courir après ce tueur sanguinaire. Un policier mis à l’écart par ses collègues et assisté d’un nouveau, un journaliste avide de sensationnel, une jeune secrétaire noire d’une agence de détective privé et un ancien policier ripoux qui sort tout juste de prison.

Basée sur des faits réels, le meurtrier à la hache a bel et bien sévit entre 1918 et 1919, ce roman nous emmène dans les bas fonds et les quartiers pauvres de la Nouvelle Orléans. Impossible de ne pas se sentir plongé dans l’ambiance si particulière de la Louisiane à cette époque : ségrégation, émergence du jazz, alcool, mafia, policiers et maire corrompus, pluie diluvienne et Bayou mystérieux, tout y est. L’enquête se déroule en filigrane du roman mais quasiment jusqu’à la fin, ce n’est pas réellement le sujet principal.

L’auteur s’attache davantage à la psychologie de chaque personnage dont la variété est impressionnante. Chacun(e) a une histoire lourde et peu banale qui l’a constitué. On plonge dans ces êtres écorchés par la vie, repenti pour certain, mystérieux, c’est un défilé hétéroclite de personnalités attachantes et intrigantes. On en oublierait presque qu’ils sont tous réunis dans le récit pour poursuivre un même but : coincer le tueur à la hache.

Si l’enquête du tueur à la hache ne m’a pas particulièrement fait vibrer, je lui ai préféré la plongée sans filtre dans une culture fortement imprégnée par la sorcellerie, le mystère et la colonisation française.

 

Publié dans : Livres | le 26 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« La petite boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan

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Ah La Cornouailles!

Un lieu qui doit être magnifique pour inspirer autant d’écrivains… J’aimerais m’y rendre un jour ça doit féérique et d’un autre temps.

Dans ce roman, Polly, une jeune femme dynamique qui avait monté avec son conjoint une entreprise, voit ses efforts réduit à néant : les habitudes ont changées, son business ne présente plus aucun intérêt auprès des clients et elle se retrouve obligée de rendre des comptes à la banque. Et parce que ce n’est pas encore assez difficile comme ça, Chris, son compagnon, digère si mal leur déconvenue qu’il décide une séparation plus ou moins provisoire.

De plus, Polly doit se rendre à l’évidence : vivre à Plymouth est désormais au-dessus de ses moyens. De fil en aiguille, une solution (certes un peu bancale mais à défaut de mieux….) va faire surface. Une ancienne boulangerie à l’abandon avec son petit logement est à louer à Mount Polbearne, un petit port tranquille, très tranquille. Pour une fille de la ville comme elle, les choses se mettent en place difficilement entre une propriétaire acariâtre et un village sur le déclin, elle jette ses dernières forces dans la seule activité qui l’apaise : faire du pain. Mais il y a aussi pour Polly de belles rencontres: des pêcheurs, un macareux, un apiculteur… Parfois, c’est votre nouvelle vie qui vous trouve…

J’ai beaucoup aimé ce roman. Polly est une jeune femme entière, dévouée, intelligente, drôle et qui ne cherche pas tellement à plaire. Elle est comme elle est et assume ses choix avec aplomb. Un livre (encore un) qui parle de changer de vie, qui enseigne aussi que la vraie vie, c’est peut être tout simplement faire ce que l’on aime. Je trouve ça réjouissant ce retour aux choses manuelles qui ont un sens. Le pain est l’aliment de base et Polly excelle dans ce domaine.

Mais le roman parle aussi des réalités d’une vie de marin, ses difficultés, l’attente de ceux qui restent au port, le danger de cette profession sous-payée, parfois mal perçue mais qui est pourtant pour tout une communauté le seul moyen de subsistance et un mode de vie à part entière.

On retrouve aussi tout au long du livre ce qui fait le charme de nos amis anglais et dont je raffole : leur humour! autodérision, sarcasme, ironie mordante mais pourtant bienveillante, on se régale tant les répliques fusent avec naturel dans les dialogues.

Un petit bémol pour le personnage de Kerensa, la meilleure amie de Polly. Superficielle, dédaigneuse, égocentrique, je ne lui ai pas trouvé tellement d’intérêt.

Donc pour ceux (celles surtout!) qui m’ont posé la question : oui, il est super sympa ce roman allez-y!!!

Deux petit plus devraient achever de vous convaincre :

- Si vous êtes cuisinière (ou voulez tenter de l’être) l’auteure nous donne quelques recettes de pain à la fin du roman. Perso, je tenterai bien le pain Focaccia…

- Si vous aimez savoir ce que deviennent les personnages, il existe une suite « Une saison à la petite boulangerie » qui sort en librairie le 6 avril 2017 (donc tout bientôt!!!)

Publié dans : Livres | le 20 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« Le syndrome de la vitre étoilée » de Sophie Adriansen

le syndrome de la vitre étoilée

Ça vous ai déjà arrivé à vous de ressentir l’appel d’un livre? Je parle pas d’entendre une petite voix qui vous dirait « lisez moi, lisez moi ». Non. Plutôt quelque chose qui tiendrait plus d’une espèce d’attraction irrésistible.

Parce que je crois que c’est ce qui m’est arrivé avec « Le syndrome de la vitre étoilée ».  Avant de l’ouvrir, je n’avais pas lu un seul avis, pas un résumé, pas même la quatrième de couverture. Pourtant, il m’apparaissait sans arrêt au détour d’une page web, dans les librairies ou à la médiathèque de ma ville. C’est donc sans a priori mais avec la certitude d’aimer que j’ai débuté ma lecture.

 Première surprise : il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman mais plutôt d’une sorte de journal intime alternant les réflexions rapportées d’une amie, de la gynécologue, de la propre mère de la narratrice avec des citations de livre, des paroles de chansons, des carnets roses « people », et de temps en temps, Stéphanie, l’héroïne de cette histoire qui nous parle d’elle, ses sentiments, ses propres réflexions.

Deuxième surprise : Sophie Adriansen ne serait elle pas venue faire un tour dans ma tête? Ce que vit Stéphanie, c’est ce que j’ai ressenti entre 19 et 29 ans. A ceci près que moi j’étais seule avec mon désir d’enfant et je ne parvenais pas à trouver la moitié qui réaliserait ce rêve avec moi. Tout ce que subit Stéphanie me touche donc de plein fouet : les réflexions maladroites, malvenues ou carrément malveillantes des uns ou des autres, toutes ces femmes enceintes partout où l’on regarde, l’isolement et l’angoisse de ne pas être « comme les autres ». L’analyse de la femme nullipare, qui n’a jamais accouché, est d’une grande justesse.

Dernière surprise : le yoga. Cette pratique qui entretient autant le corps que l’esprit possède des vertus admirables et surprenantes. C’est une vraie révélation pour Stéphanie a un moment de sa vie où elle souhaite arrêter de faire souffrir son être. Voilà encore un aspect du livre qui me touche beaucoup. Pourtant je n’ai jamais pratiqué, Mais j’ai la conviction incroyable que le yoga peut être le remède a beaucoup de mes maux. Pour la jeune femme, le yoga est en quelque sorte le catalyseur nécessaire à sa transformation. D’elle en mieux.

J’en viens presque à croire que j’ai été guidée jusqu’à ce livre, comme si un message m’y attendait, une voie à suivre peut être…

Inspirant…

Publié dans : Livres | le 17 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« Au premier jour du reste de ta vie » de Laureline Roy

au premier jour

A presque cinquante ans, Caroline pense que sa vie est terminée.

Femme au foyer, ses enfants sont adultes et ont quittés le nid et son mari est décédé quelques mois plus tôt dans un accident de la route. Désœuvrée, déprimée, seules ses deux chiennes lui donnent un peu d’entrain. Pour achever le tout, sa situation financière est au plus mal.

Lorsque sa sœur lui propose un travail de gouvernante dans un  hôtel de luxe, elle se surprend à accepter cette offre comme un signe du destin qu’il est peut être temps de tourner la page. Caroline débute alors une toute nouvelle vie sur l’île de Jersey où son chemin croise Matthew, un homme d’affaires séduisant et maniaque du contrôle. L’attirance entre eux est indéniable mais Caroline s’effraie des conséquences.

Une femme seule, perdue, une île un brin exotique, un homme plus que charmant, voilà la recette d’une belle romance efficace et parsemée de jolies scènes érotiques qui achèvent de donner du piment à ce roman. L’écriture est fluide, le récit ne comporte aucune longueur et on se plonge avec plaisir dans l’histoire. J’ai aimé aussi que l’érotisme de certains passages évitent les écueils classiques: ce n’est jamais mièvre ou encore moins vulgaire.

Cependant, Caroline m’a un peu agacée, elle ne sait pas ce qu’elle veut! Tantôt réservée et timide, elle manque d’estime de soi à un point incroyable et l’instant d’après c’est une femme fatale, exigeante avec un tempérament de feu. Elle m’a beaucoup étonnée cette Caroline.

Mais après tout quand on a déjà un peu vécu mais que l’on a finit pas s’oublier un petit peu au profit des siens, n’est il pas normal de passer d’un extrême à l’autre?

Bref, une romance dans l’air du temps qui met les sens en éveil. Merci Laureline!

*******************************

En terminant ce roman, que j’ai lu dans le cadre d’une demande d’évaluation directe entre auteur et lecteur, j’ai eu envie de pousser un peu plus loin mon bouchon et d’apprendre à mieux connaître la personne qui m’a fait confiance et m’a permis de lire son travail.

Laureline Roy a donc eu la gentillesse de m’en dire un peu plus sur elle.

Portrait d’une boulimique de la découverte :

Qui est tu? A part être écrivain que peux tu me dire sur toi?

J’ai 48 ans, 2 enfants, 2 chiens, 2 chevaux, 2 poissons rouges, 1 mari (eh oui, là, j’ai eu un petit ratage!). Pour celles qui liront le roman, n’y voir qu’une coïncidence avec le personnage de Caroline (ou pas!).

Quelles sont tes influences littéraires?

Mon cursus scolaire est littéraire, donc j’ai étudié les grands classiques (et c’est à mon sens une bonne base), avec une préférence pour les œuvres traitant de psychologie. Maintenant, je touche à tous les styles, sauf la poésie. Là, j’avoue, je suis hermétique, sauf Baudelaire, allez comprendre, il me fascine!

Ton livre de chevet? Celui que tu prendrais sur une île déserte le best of the best ???

Aucun, ma tablette avec minimum 25 livres téléchargés, pour le gain de place et de poids et ne jamais être à cours de lecture. A brule-pourpoint, lu il y a 30 ans et qui me laisse un souvenir impérissable « Rebecca » de Daphné du Maurier, mon coté romantique!

Comment es venue à l’écriture? ce roman, c’est ton premier récit?

Par accident. Je suis une touche-à-tout compulsive. Je vois un piano, j’apprend à en jouer, un tour de potier, je teste aussi. Mais comme je suis perfectionniste, je suis souvent frustrée par mes résultats. L’écriture a été une révélation, pour son travail de longue haleine qui me permet d’y revenir cent fois si je veux.  « Au premier jour » est mon premier roman. L’idée trottait depuis longtemps, je l’ai posée sur papier sur une impulsion en un mois, retravaillé durant 6 mois avant d’oser le proposer au public.

As tu déjà participer/gagner à des concours littéraires?

Je les faisais à la maison, mais n’avais pas assez confiance en mes écrits pour les envoyer. Maintenant j’ose, mais ces concours sont chronophages et me prennent trop de temps sur mes romans en cours d’écriture.

Est ce que tu écris en musique? Quelle est ta routine perso d’écriture?

Je travaille en musique, toujours, le casque sur les oreilles, la porte du bureau fermée et une play-list adaptée à chaque état d’esprit dans lequel je veux me trouver. Aucune distraction, pas même un paquet de gâteaux pour grignoter! Et je peux tenir 4 ou 5 heures d’affilé quand je suis lancée…

Publié dans : Livres, Service Presse | le 16 mars, 2017 |2 Commentaires »

« La ferme du bout du monde » de Sarah Vaughan

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J’ai découvert Sarah Vaughan avec « La meilleure d’entre nous », un roman doux et acidulée comme une tarte citron meringuée.

Il était donc bien normal que je lui fasse à nouveau confiance avec son dernier roman « La ferme du bout du monde ». Le bout du monde, ce sont Les Cornouailles, un région d’Angleterre, sauvage, battue par les vents et la pluie mais dont la beauté est incomparable.

Surplombant l’océan, un ferme se dresse, tourné vers les landes. Ses murs ont abrité plusieurs génération de la famille Petherick. Maggie, aujourd’hui une vieille femme, y a vécu une rencontre qui a radicalement changé sa vie. Lucy, sa petite fille, vient s’y réfugier après l’effondrement de ce qui faisait jusqu’à présent son quotidien: un mari infidèle, une erreur professionnelle qui a failli être fatale à un nourrisson, Lucy est perdue et fragile et pense pouvoir puiser dans ce retour aux sources les forces nécessaires pour faire face. Sauf que l’exploitation agonise et que son aide ne sera pas superflue à sa famille.

1939 – 1945 est une période qui a inspiré bon nombre d’écrivains et a donné naissance a quantité de secret inavouable. Entre adolescence et âge adulte, Maggie va apprendre que l’amour peut tout bouleverser mais aussi que le poids des conventions peut élever des murs entre les êtres. Prise dans la tourmente, les conséquences de son attirance pour Will vont être dramatiques. Sarah Vaughan narre avec talent la naissance des sentiments, l’apprêté de la vie agricole où vie et mort sont vues avec détachement par la force de l’habitude.

Ce roman est également une réflexion sur les choix que l’on fait, ceux que les autres font pour nous et leur conséquences. Lucy doit y faire face, s’avouer ses faiblesses pour essayer d’en ressortir plus forte et plus honnête avec elle-même. C’est seulement à ce prix qu’elle pourra décider de son avenir.

Magnifié par des paysages incroyables, le récit est vraiment touchant. D’autant que Sarah Vaughan parvient avec talent à nous faire ressentir le lieu : j’ai réellement eu l’impression de sentir le vent souffler dans mes cheveux, le goût du sel sur ma bouche, la pluie battre violemment contre mes jambes tandis que l’océan change de couleur au loin… Enivrant de beauté.

Un conseil : le 05/04/2017 précipitez vous chez votre libraire ou sur le site de Préludes éditions et offrez vous un beau moment de lecture.

Publié dans : Livres, Parution | le 15 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

Un petit coucours ça serait sympa non?

Abonnez vous à ma page FB ici : https://www.facebook.com/audreyaufildespages/

Ou à mon compte Twitter là : https://twitter.com/Nounousse88

Dès que j’arrive à 200 « j’aime » sur la publication FB ou 200 abonnés, je vous explique ce que j’ai en tête…

Publié dans : Non classé | le 5 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« Cherche jeune femme avisée » de Sophie Jomain

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Un pigeon sauvé d’une mort certaine, un avocat veuf accaparé par son travail, une enfant de 9 ans turbulente, son frère jumeau en rémission d’une leucémie et une jeune femme extravangante à la recherche d’un travail, voici le cocktail de cette jolie romance.

« Cherche jeune femme avisée » oscille entre histoire d’amour et comédie grâce à Gabrielle, une jeune femme au caractère fantasque et bien trempée. Une fois qu’elle pénètre dans la vie de la famille des De Bérail, c’est un feu d’artifice de rires, de joie et de vie qui semble redonner espoir aux deux enfants. Orphelins de mère et avec un père riche mais peu présent, Paul et Sophie retrouvent enfin un peu d’entrain. Cependant, les initiatives de la jeune femme ne sont pas vraiment du goût de son patron et les clashs s’enchaînent. Mais les sentiments se développent aussi et le mélange est détonnant…

Une jolie histoire tendre et romantique pour ceux qui sont un peu fleur bleue <3 !

 

Publié dans : Livres | le 5 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

« Sacrée mémère » de Sandra Seigneur

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Pierre Hut a douze ans et pour la première fois, il va partir en vacances avec « Mémère », la maman de sa maman.

Sauf que Mémère, elle est terrible. Râleuse, gourmande, impatiente, égoïste, elle tient le haut du pavé dans le top 10 des pires grand-mère. Mais comme eslle peut être aussi très gaffeuse, négligente et butée, cela donne lieu à des scènes pittoresques et grotesques.

Entre une promenade en Rosalie qui vire au pur cauchemar, un pique nique douloureux, un fantôme effrayant et un dentier qui semble animer d’une vie propre, il y a de quoi perdre la tête.

Heureusement la famille Hut a de la ressource et beaucoup d’humour!

Un livre très sympathique qui permet de réaliser à quel point sa propre grand mère est une perle! Par contre, j’ai très souvent pensé à « Tatie Danielle » ce film de 1990 réalisé par Etienne Chatiliez . J’ai retrouvé chez les deux femmes ce désir plus ou moins prononcé de malmener n’importe quel être qui passe à sa portée!

Un roman divertissant que vous pouvez dénicher directement aux Editions Baudelaire : ici au prix de 15.50€

Egalement disponible en Ebook chez Amazon en suivant ce lien pour 9.99€

Bonne lecture!

 

Publié dans : Livres, Service Presse | le 24 février, 2017 |Pas de Commentaires »

« Quelqu’un à qui parler » de Cyril Massarotto

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J’ai ouvert ce livre il y a deux heures avec un sourire de plaisir et je le referme à présent avec le cœur gonflé à bloc et des larmes sur mes joues.

Cyril Massarotto, un autre écrivain qui pour moi est ce que j’appelle une valeur sûre. Si tu as aimé « Dieu est un pote à moi« , tu peux lire les autres en toute confiance.

Comment dire? Cet auteur a une sensibilité qui me touche, des références qui me parlent, une sorte de nostalgie du temps passé si puissante que cela me bouleverse au plus profond de moi.

Samuel est seul assis à sa table devant un gâteau orné de 35 bougies. La solitude, il connaît. Il la pratique depuis de nombreuses années déjà. Marcel et Marceline, alias M&M’s, ses voisins du dessous, sont ses seuls amis. Assez déprimé, Samuel décide d’appeler quelqu’un. Oui mais qui? Le seul numéro dont il se souvient avec précision est le sien, celui de sa maison d’enfance et d’un temps lointain où le bonheur était un état, pas un mot sans signification.

A l’autre bout du fil, un petit garçon lui répond. C’est lui, il y a vingt cinq ans. L’occasion inespérée de replonger dans ses souvenirs heureux et de savoir ce que son enfance pense de ce qu’il est devenu.

Les mots peinent a sortir tant ce roman m’a émue.

Moi aussi le seul numéro que je connais par cœur c’est celui de la maison de mon enfance où désormais des étrangers vivent. Et lorsque Samuel revit certains souvenirs comme un coup de boomerang en plein tête, les miens affluent également : l’odeur d’un plat familial, un rituel, un geste, une anecdote.

L’idée de confronter la personne que l’on était à 10 ans est celle que l’on est à  présent incite à un introspection délicate, douloureuse parfois, mais essentielle. Quel chemin ai-je parcouru pendant toutes ces années? Qu’ai je fais de mes rêves? Comment puis je me retrouver?

Après tout qui est le mieux placé pour nous pousser à agir, à nous dépasser, à nous assumer si ce n’est nous même?

Les dialogues entre les deux Samuel sont amusants et attendrissants. La façon de parler du petit garçon me ramène des années en arrière avec les petits mots qu’on fait passer discrètement aux copains en classe et les expressions : »Trop nul », « Même pas vrai! » « Maman n’aime pas que je dise des gros mots », quel régression délicieuse!

« Quelqu’un à qui parler » est comme un signe que la vie met sur ma route. N’attend pas que le bonheur sonne à ta porte, va le chercher!

Publié dans : Livres | le 20 février, 2017 |Pas de Commentaires »
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