« Une saison à la petite boulangerie » de Jenny Colgan

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Suite des aventures boulangères de Polly ( voir La petite boulangerie du bout du monde)qui, après avoir échoué dans son couple et dans son entreprise, décide de « s’exiler » quelques temps en Cornouailles à Mount Polbearne, petit port de pêche loin de tout.

A présent installée dans un phare en compagnie de son compagnon et de Neil, un petit macareux domestiqué, Polly coule des jours heureux à la boulangerie et régale les habitants du coin et les touristes qui découvrent ce havre de paix. Cependant, le ciel devient soudain menaçant lorsque le nouveau propriétaire de la boutique débarque et semble déterminé à ruiner tous les efforts de la jeune femme. Va-t-elle devoir à nouveau reconstruire sa vie ou surmontera-t-elle les obstacles qui se présentent? Et que penser de Selina, cette jeune veuve inconsolable qui vient de s’installer dans l’ancien logement de Polly?

Cette suite m’a un peu déçue. J’en attendais beaucoup plus. Disparu l’humour réjouissant du premier tome (enfin exception faite de Reuben, l’ami excentrique et millionnaire qui ne doute de rien et surtout pas de lui…), les dialogues sont désormais un peu moins savoureux, plus convenus. Polly peine à s’affirmer devant les attaques de son nouveau boss et les coups du sort. J’aurais préféré qu’elle relève les manches avec des répliques bien senties.

Malgré tout je retire quelques points positifs de cette comédie sentimentale qui reste divertissante: la dernière péripétie est plutôt surprenante et met en valeur les héros ordinaires, cette région battue par les vents et sauvage que sont les Cornouailles me séduisent toujours autant et … j’ai une envie féroce d’adopter un macareux!!!

Publié dans : Livres | le 21 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« La vie en mieux » d’Anna Gavalda

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Mes yeux parcourent les dernières lignes du roman. Alors que je le referme, je suis parcourue par des émotions intenses et vives, à l’image de Mathilde et Yann, les deux héros du livre. J’ai presque envie d’expirer longuement comme si j’avais besoin de reprendre mon souffle après un effort soutenu.

Anna Gavalda sait nous mettre en condition.

Mathilde, dans la première partie du livre, puis Yann dans la seconde sont des êtres dont l’apparence semble docile, lisse, sans aspérité. Ils font ce que l’on attend d’eux. Mais en profondeur ils étouffent, livrant un combat quotidien pour ne pas sombrer. La routine de leur vie, la petitesse de leurs proches, cette impression plus ou moins diffuse de s’étioler dans un monde sans saveur les ronge de l’intérieur.

Alternant des listes à la Prévert agrémentée d’adjectifs plus ou moins rageurs avec des souvenirs d’une vie révolues et des anecdotes, Anna Gavalda dresse le portrait de deux êtres à la charnière de leur vie: vont-ils se laisser dépérir ou au contraire choisir une autre voie, plus risqué mais ô combien plus lumineuse?

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire (celle de Mathilde en fait car avec Yann les images sont venues toutes seules), la rage de la jeune femme me dérange un peu, sa virulence, sa grossièreté aussi parfois sans que je puisse m’expliquer pourquoi. Mais la soif de vivre de cette femme et cet homme cachée sous une grande lassitude m’ont beaucoup ému.

 

Publié dans : Livres | le 10 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« Un bébé? Non merci… » d’Emily Giffin

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Claudia est Ben sont mariés et ont tout pour être heureux à un détail près: Claudia ne veut pas d’enfant. Il en a toujours été ainsi et Ben pensait la même chose… jusqu’à ce qu’il change d’avis et que cette  nouvelle donne perturbe complètement l’équilibre du couple.

Comme pour « L’autre homme de ma vie », la couverture dessert clairement le propos. Ici , il n’est pas question de s’esclaffer bruyamment des aventures farfelues d’une trentenaire mais plutôt d’essayer de répondre à la question de la maternité: l’envie d’enfant est-elle un passage obligée dans la vie d’une femme? Emily Giffin tente d’analyser cette question au travers des réactions de Claudia et de celles de ses proches. Car il faut reconnaître qu’une femme qui ne veut pas d’enfant est mal perçue même de nos jours : peur de perdre sa liberté, volonté de ne pas confronter un enfant à un monde difficile, égoïsme… les raisons, valables ou non, avérées ou non, sont nombreuses. De plus, Claudia est une femme intéressante à suivre; elle est intelligente, bien dans ses baskets et  n’hésite pas à se remettre en question et à réfléchir sur le sens de cet engagement qu’elle ne souhaite pas mais dont on lui rabat les oreilles.

J’ai de nouveau été agréablement surprise par cette nouvelle histoire agréable à lire, légère et en même temps sensée et dont les personnages font preuve de beaucoup d’empathie et de délicatesse. Peut être pourrait-on leur reprocher paradoxalement cette complaisance… Mais je pense que le but de l’écrivain n’était pas tant de développer un plaidoyer pour ou contre la maternité mais surtout d’expliquer un point de vue. Qui se défend.

Publié dans : Livres | le 6 mai, 2017 |2 Commentaires »

« Comme une respiration… » de Jean Teulé

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Le nouveau livre de Jean Teulé sort des sentiers battus (les siens et ceux des autres en général).

Ici, point de récit sanglant, vicieux, écoeurant ou violent mais une enfilade de courtes histoires que je n’ai pas envie d’appeler non plus des nouvelles.

J’ai plutôt eu la sensation que l’auteur avait rassemblé des idées d’écriture, des anecdotes (autobiographiques ou non) dans un carnet à l’usage de ses lecteurs. On y retrouve sa « patte » grâce à l’humour et à l’ironie qu’il met dedans mais les récits sont plutôt optimistes, moqueurs et amusants.

Je peux pas dire que j’ai réellement aimé ce recueil; Je dirais plus que mon avis est mitigé selon les textes. Certains n’ont pas retenu mon attention parce que le propos étant (à mon sens) sans grand intérêt ou que la chute était inexistante – une nouvelle sans chute laisse carrément sur sa faim….

D’autres histoires, par contre, m’ont beaucoup plus plu et même émue. A l’image de « Salle de réveil », assez malicieuse, « Le fils de Philippe Bertrand » qui est un bel hommage a un homme disparu et aussi « Lui » ou encore « Sophiiie » dont la tendresse ne peut pas vous échapper.

Si vous ne connaissez pas Jean Teulé, ce livre vous fera découvrir une de ces facettes les plus douces…. c’est bien pour commencer!

Si vous connaissez déjà Jean Teulé, oubliez tout, ce recueil n’a vraiment rien à voir !

Publié dans : Livres, Non classé | le 5 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« L’autre homme de ma vie » d’Emily Giffin

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En voyant la couverture et en lisant le résumé au dos du livre, je pensais me plonger dans un nouveau roman chick-lit version humour, quiproquo et téquila.

Mais en fait, j’étais un peu à côté de la plaque. Plutôt que le énième récit d’une gaffeuse qui rencontre son premier amour alors qu’elle est en couple avec un pauvre type (je schématise), j’ai plutôt été confronté à… une femme normale face à un choix délicat.

Ellen mène une vie heureuse. Son mari, Andy, est un homme tendre, attentif, amoureux et une belle complicité les unit. Mais cet équilibre vole en éclat lorsque la jeune femme croise au détour d’une rue Leo, son ex qu’elle n’a pas revu depuis 8 ans. Remuée au plus profond de son être, cette rencontre déstabilise le jeune femme qui s’interroge sur le chemin que sa vie a pris et pose l’éternelle question : et si?

Qui ne s’est jamais interrogé sur ses choix de vie? Ellen explore avec un maximum d’honnêteté les décisions qu’elle a prise et ce nouveau tour du destin la force a mettre carte sur table : Andy est-il un choix de complaisance? de facilité? ou une vraie décision du cœur? Est-elle sur la voie qu’elle s’est choisie ou a-t-elle laissé les autres décider pour elle? Et si Leo était le bon?

Dans ce roman, Emily Giffin n’use pas d’humour gaffeur ou d’autodérision ce qui rend le propos sérieux et la question profonde. Les personnages ne sont pas caricaturés mais humains avec ce qu’il faut de faiblesse et de traits de caractère pour les rendre touchants.

Publié dans : Livres | le 1 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« Je voyage seule » de Samuel Bjork

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Comme tout le pays, le commissaire Holger Munch est sous le choc lorsqu’un promeneur découvre le corps d’une petite fille habillé d’une robe de poupée et pendu à un arbre à l’aide d’une corde à sauter avec autour du coup cette phrase mystérieuse « Je voyage seule ». Convaincu que l’extraordinaire intuition de son ancienne collègue Mia Kruger peut l’aider à découvrir le meurtrier, il se rend sur l’île d’Hitra où la jeune femme s’est exilée.

Mia est de prime abord récalcitrante à la venue d’Holger. Ereintée par son métier et perdue depuis la mort de sa sœur jumelle qui a succombé à une overdose, elle n’entrevoit comme solution que la mort pour se libérer de sa souffrance. Mais un détail sur les photos du crime vont retenir son attention et pour éviter d’autres meurtres, la jeune femme n’aura d’autre choix que de reprendre du service.

Il y avait un moment que je ne m’étais pas plongé dans un polar et j’ai retrouvé dans celui-ci beaucoup de code du genre.

Tout d’abord, le flic borderline. Mia est un personnage torturé: enquêtrice hors pair, elle doit pourtant affronter chaque jour qui passe comme une épreuve depuis qu’elle a perdu un être cher. Bourrée de cachets et d’alcool, elle est au bord du précipice et pourtant, dans un ultime sursaut, elle met toutes ses forces dans la recherche de l’odieux tueur d’enfant.

Ensuite, les fausses pistes. Samuel Bjork, de son vrai nom Frode Sander, tisse lentement la toile de son enquête en alternant dans chaque chapitre des histoires et des personnages qui semblent n’avoir rien en commun et qui pourtant vont, de près ou de loin, avoir un rapport avec l’enquête. Il sème le doute sur l’implication de certains personnages et, tout comme le lecteur, la police s’y perd.

Le dénouement, ou plutôt les dénouements, n’ont pas été tout à fait à la hauteur de mes attentes (même si l’un d’eux m’a pas mal surpris – dans le bon sens ) et l’investigation m’a également laissée sur ma faim. Mia, qui travaille à l’intuition, développe des théories qu’elle seule peut comprendre, il manquait une certaine logique, même tortueuse, pour que je puisse me plonger réellement dans cette enquête et accompagner la policière dans la recherche de la vérité.

Malgré mon avis mitigé c’est un roman intéressant pour qui souhaite découvrir la littérature scandinave.

Publié dans : Livres | le 1 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

« Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent » d’Elie Grimes

51vGHnzC6JL._SX195_                                                                                                                           A paraître le 03/05/2017

Les gentilles filles, ce sont celles qui savent se coiffer sans être échevelées au bout d’un quart d’heure, celles qui portent des talons pendant une soirée sans grimacer, dont la tenue est toujours adaptée au moment et au temps qu’il fait. Les gentilles filles sont parfaites et c’est ainsi qu’elles vous volent votre petit ami.

C’est en tout cas ce que pense Zoé, célibataire de trente ans dont la vie personnelle est plate et sans intérêt. Côté boulot, elle démarre une affaire de traiteur qui commence à connaître un certain succès. A tel point qu’elle attire l’attention de Matthew Ziegler, critique gastronomique influent, qui semble sous le charme de la cuisine de la jeune femme. Et bien plus encore…

Rajoutez là-dessus Sally son assistante qui craque pour Dalton, le frère de Zoé, Aidan, son meilleure ami, Sushi, son chat, Nana, sa grand mère et Fran sa mère et vous avez tout les ingrédients pour une comédie flamboyante et irrésistible. Car Zoé est tout sauf une potiche. Elle n’a pas la langue dans sa poche et son caractère emporté lui joue souvent des tours… qu’elle parvient à tourner à son avantage grâce à une bonne dose d’humour et pas mal d’ironie. Elle cache ses fêlures sous un (sale) caractère. Prompte à s’énerver, elle n’est pourtant pas en reste quand il s’agit de défendre les siens.

Au delà de la comédie romantique, particulièrement efficace, ce roman célèbre aussi l’amour que l’on porte à son meilleur ami qui connaît vos pires défauts et vous aime quand même, à ses parents que l’on cherche toujours à rendre fier, à celle/celui qui vous a transmis les valeurs qui font de vous ce vous êtes aujourd’hui… bref l’attachement sous toutes ses formes.

J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui m’a fait rire autant qu’il m’a émue. Et finalement le paradis semble si ennuyeux… Soyons tout sauf de gentilles filles ok?

 

Publié dans : Livres, Parution | le 25 avril, 2017 |2 Commentaires »

Un jour, un écrivain… Alice Sebold

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Il y a ce livre qui traîne sur ma table de nuit. Il est écorné, la faute a des lectures répétées et marqué à la page 110… attendant patiemment que je le reprenne en main et que je me replonge dans le récit d’Alice, violée dans un souterrain à l’âge de 18 ans. Les policiers lui ont dit à l’époque qu’elle avait « eu de la chance » parce que la dernière fille qui s’était fait violée là avait fini tuée et coupée en morceaux… Alors elle devait s’estimer heureuse (heureuse!!!???) de s’en tirer à si bon compte. Ses parents mal à l’aise par « l’affaire » et honteux restent silencieux et puis, plus tard, le responsable est arrêté et jugé. Nouvelle épreuve. Tout dire, redire, exposer son intimité devant tout le monde, un nouveau viol en quelque sorte.

Il y a des auteurs comme ça qui vous arrachent les tripes et vous font saigner le cœur. Alice Sebold en fait partie. Auteur peu prolixe, trois romans à son actif, elle utilise l’écriture comme un outil cathartique. Des histoires très dures, intenses, profondément émouvantes et qui se parent d’une beauté… sauvage.

Lucky (en français chanceuse), le récit de son agression, est terriblement terre-à-terre. L’auteur y détaille à la fois avec détachement et avec émotion ce qu’elle a dû subir, l’acte en lui-même, les réactions complétement décalées et parfois cruelles ou indifférentes de ses proches, le procès. Un récit difficile.

Difficile, mais sans commune mesure avec son premier roman La nostalgie de l’ange publié en 2002 et qui a été un énorme succès, traduit dans 30 pays, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires et adapté en film (« The lovely bones »).

Dans ce roman, c’est la jeune Susie âgée de 14 ans qui nous raconte son histoire. Violée et tuée par un voisin, son âme monte au ciel et c’est depuis ce poste d’observation qu’elle regarde son petit monde évoluer. Le deuil de ses parents, les difficultés de sa sœur à trouver sa place et à ne pas être seulement « la sœur de la ville violée », son meurtrier qui continue à vivre sa vie et les amis qui, au fil de temps, l’oublient.

Ce roman-là fait partie de ceux qui vous laissent des traces: dévastateur, éprouvant mais aussi d’une beauté incroyable grâce à l’âme lumineuse de la jeune Susie… Un bouquet d’émotion que j’avais envie de vous communiquer.

J’ai presque envie de vous dire qu’Alice Sebold mérite qu’on la lise. Oui, elle le mérite.

Publié dans : un écrivain | le 14 avril, 2017 |2 Commentaires »

« La vie en Rosalie » de Nicolas Barreau

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Envie de passer un moment magique dans un Paris romantique et enchanteur? Les romans de Nicolas Barreau sont pour vous!

Rue du dragon, la petite papeterie de Rosalie fonctionne très bien et comble de bonheur le hasard met Max Marchais, célèbre écrivain pour enfant, sur sa route. Ensemble, ils donnent vie au conte écrit par le vieil homme, Le Tigre Bleu pour lequel la jeune femme dessine les illustrations.

L’arrivée de Robert, américain en pèlerinage dans la capitale suite à la perte de sa mère, vient perturber ce bonheur tout neuf. En effet, l’homme revendique la propriété de l’histoire et une enquête dans le passé va réunir les trois personnages.

Si l’intrique est sans surprise, l’écriture est un enchantement. Cette jolie comédie sentimentale nous entraîne dans le quartier emblématique de Saint-Germain-des-Prés. Ce roman, ainsi que « Le sourire des femmes » du même auteur, n’est pas sans me rappeler mon film préféré « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » où la capitale se pare de poésie, de tendresse et de magie. Un récit qu’on lit d’une traite ou presque, un fin heureuse (pas de spoiler, c’est annoncé dès le début) et une aventure qui pousse à profiter du temps qui passe et des moments heureux que la vie nous offre.

Publié dans : Livres | le 10 avril, 2017 |1 Commentaire »

« J’ai toujours cette musique dans la tête » d’Agnès Martin-Lugand

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Yanis est Véra ont tout pour être heureux : un amour sans nuage depuis des années, trois beaux enfants, une vie harmonieuse et complice. Le seul point noir pour Yanis est la sensation de ne pas vraiment s’épanouir dans son travail, trop bridé par Lucas, son employeur et beau-frère. Aussi, lorsque Tristan, un homme d’affaires discret et sûr de lui propose le chantier de ses rêves, Yanis saisit sa chance, plaque Lucas et soutenu par Véra se lance enfin seul.

C’est alors que la machine s’emballe et les conséquences de certaines décisions vont s’avérer beaucoup plus sombres que le couple n’aurait pu le prévoir. Leur amour va-t-il survivre?

J’adore Agnès Martin-Lugand. Dans ce roman, on plonge directement au plus profond du couple grâce à une alternance de chapitres tantôt dans le tête de Véra, tantôt dans celle de Yanis. On partage leurs émotions, leurs pensées, leurs sentiments. Un bon moyen de se rendre compte que tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Au delà d’un couple qui s’aime profondément, il y a deux êtres distincts avec un passé qui les a façonné, des faiblesses qu’ils cherchent à combler et une voie à suivre.

L’auteur analyse avec réalisme et  bienveillance comment un élément extérieur peut venir perturber une harmonie très fragile.

Les personnes qui gravitent autour de Véra et Yanis agissent comme des révélateurs de ce qui constitue cet homme et cette femme : ambition, désir de plaire, épanouissement, inconséquence…

Même si ce roman n’est pas celui que j’ai préféré de cet écrivain (pour moi « Les gens heureux lisent et boivent du café »), j’ai toujours plaisir à retrouver la plume d’Agnès Martin-Lugand et ses personnages très attachants.

Publié dans : Livres | le 6 avril, 2017 |3 Commentaires »
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Christine Bernard |
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