Archive pour la catégorie 'Livres'

« Un bébé? Non merci… » d’Emily Giffin

un bébé non merci

Claudia est Ben sont mariés et ont tout pour être heureux à un détail près: Claudia ne veut pas d’enfant. Il en a toujours été ainsi et Ben pensait la même chose… jusqu’à ce qu’il change d’avis et que cette  nouvelle donne perturbe complètement l’équilibre du couple.

Comme pour « L’autre homme de ma vie », la couverture dessert clairement le propos. Ici , il n’est pas question de s’esclaffer bruyamment des aventures farfelues d’une trentenaire mais plutôt d’essayer de répondre à la question de la maternité: l’envie d’enfant est-elle un passage obligée dans la vie d’une femme? Emily Giffin tente d’analyser cette question au travers des réactions de Claudia et de celles de ses proches. Car il faut reconnaître qu’une femme qui ne veut pas d’enfant est mal perçue même de nos jours : peur de perdre sa liberté, volonté de ne pas confronter un enfant à un monde difficile, égoïsme… les raisons, valables ou non, avérées ou non, sont nombreuses. De plus, Claudia est une femme intéressante à suivre; elle est intelligente, bien dans ses baskets et  n’hésite pas à se remettre en question et à réfléchir sur le sens de cet engagement qu’elle ne souhaite pas mais dont on lui rabat les oreilles.

J’ai de nouveau été agréablement surprise par cette nouvelle histoire agréable à lire, légère et en même temps sensée et dont les personnages font preuve de beaucoup d’empathie et de délicatesse. Peut être pourrait-on leur reprocher paradoxalement cette complaisance… Mais je pense que le but de l’écrivain n’était pas tant de développer un plaidoyer pour ou contre la maternité mais surtout d’expliquer un point de vue. Qui se défend.

Publié dans:Livres |on 6 mai, 2017 |2 Commentaires »

« Comme une respiration… » de Jean Teulé

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Le nouveau livre de Jean Teulé sort des sentiers battus (les siens et ceux des autres en général).

Ici, point de récit sanglant, vicieux, écoeurant ou violent mais une enfilade de courtes histoires que je n’ai pas envie d’appeler non plus des nouvelles.

J’ai plutôt eu la sensation que l’auteur avait rassemblé des idées d’écriture, des anecdotes (autobiographiques ou non) dans un carnet à l’usage de ses lecteurs. On y retrouve sa « patte » grâce à l’humour et à l’ironie qu’il met dedans mais les récits sont plutôt optimistes, moqueurs et amusants.

Je peux pas dire que j’ai réellement aimé ce recueil; Je dirais plus que mon avis est mitigé selon les textes. Certains n’ont pas retenu mon attention parce que le propos étant (à mon sens) sans grand intérêt ou que la chute était inexistante – une nouvelle sans chute laisse carrément sur sa faim….

D’autres histoires, par contre, m’ont beaucoup plus plu et même émue. A l’image de « Salle de réveil », assez malicieuse, « Le fils de Philippe Bertrand » qui est un bel hommage a un homme disparu et aussi « Lui » ou encore « Sophiiie » dont la tendresse ne peut pas vous échapper.

Si vous ne connaissez pas Jean Teulé, ce livre vous fera découvrir une de ces facettes les plus douces…. c’est bien pour commencer!

Si vous connaissez déjà Jean Teulé, oubliez tout, ce recueil n’a vraiment rien à voir !

Publié dans:Livres, Non classé |on 5 mai, 2017 |Pas de commentaires »

« L’autre homme de ma vie » d’Emily Giffin

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En voyant la couverture et en lisant le résumé au dos du livre, je pensais me plonger dans un nouveau roman chick-lit version humour, quiproquo et téquila.

Mais en fait, j’étais un peu à côté de la plaque. Plutôt que le énième récit d’une gaffeuse qui rencontre son premier amour alors qu’elle est en couple avec un pauvre type (je schématise), j’ai plutôt été confronté à… une femme normale face à un choix délicat.

Ellen mène une vie heureuse. Son mari, Andy, est un homme tendre, attentif, amoureux et une belle complicité les unit. Mais cet équilibre vole en éclat lorsque la jeune femme croise au détour d’une rue Leo, son ex qu’elle n’a pas revu depuis 8 ans. Remuée au plus profond de son être, cette rencontre déstabilise le jeune femme qui s’interroge sur le chemin que sa vie a pris et pose l’éternelle question : et si?

Qui ne s’est jamais interrogé sur ses choix de vie? Ellen explore avec un maximum d’honnêteté les décisions qu’elle a prise et ce nouveau tour du destin la force a mettre carte sur table : Andy est-il un choix de complaisance? de facilité? ou une vraie décision du cœur? Est-elle sur la voie qu’elle s’est choisie ou a-t-elle laissé les autres décider pour elle? Et si Leo était le bon?

Dans ce roman, Emily Giffin n’use pas d’humour gaffeur ou d’autodérision ce qui rend le propos sérieux et la question profonde. Les personnages ne sont pas caricaturés mais humains avec ce qu’il faut de faiblesse et de traits de caractère pour les rendre touchants.

Publié dans:Livres |on 1 mai, 2017 |Pas de commentaires »

« Je voyage seule » de Samuel Bjork

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Comme tout le pays, le commissaire Holger Munch est sous le choc lorsqu’un promeneur découvre le corps d’une petite fille habillé d’une robe de poupée et pendu à un arbre à l’aide d’une corde à sauter avec autour du coup cette phrase mystérieuse « Je voyage seule ». Convaincu que l’extraordinaire intuition de son ancienne collègue Mia Kruger peut l’aider à découvrir le meurtrier, il se rend sur l’île d’Hitra où la jeune femme s’est exilée.

Mia est de prime abord récalcitrante à la venue d’Holger. Ereintée par son métier et perdue depuis la mort de sa sœur jumelle qui a succombé à une overdose, elle n’entrevoit comme solution que la mort pour se libérer de sa souffrance. Mais un détail sur les photos du crime vont retenir son attention et pour éviter d’autres meurtres, la jeune femme n’aura d’autre choix que de reprendre du service.

Il y avait un moment que je ne m’étais pas plongé dans un polar et j’ai retrouvé dans celui-ci beaucoup de code du genre.

Tout d’abord, le flic borderline. Mia est un personnage torturé: enquêtrice hors pair, elle doit pourtant affronter chaque jour qui passe comme une épreuve depuis qu’elle a perdu un être cher. Bourrée de cachets et d’alcool, elle est au bord du précipice et pourtant, dans un ultime sursaut, elle met toutes ses forces dans la recherche de l’odieux tueur d’enfant.

Ensuite, les fausses pistes. Samuel Bjork, de son vrai nom Frode Sander, tisse lentement la toile de son enquête en alternant dans chaque chapitre des histoires et des personnages qui semblent n’avoir rien en commun et qui pourtant vont, de près ou de loin, avoir un rapport avec l’enquête. Il sème le doute sur l’implication de certains personnages et, tout comme le lecteur, la police s’y perd.

Le dénouement, ou plutôt les dénouements, n’ont pas été tout à fait à la hauteur de mes attentes (même si l’un d’eux m’a pas mal surpris – dans le bon sens ) et l’investigation m’a également laissée sur ma faim. Mia, qui travaille à l’intuition, développe des théories qu’elle seule peut comprendre, il manquait une certaine logique, même tortueuse, pour que je puisse me plonger réellement dans cette enquête et accompagner la policière dans la recherche de la vérité.

Malgré mon avis mitigé c’est un roman intéressant pour qui souhaite découvrir la littérature scandinave.

Publié dans:Livres |on 1 mai, 2017 |Pas de commentaires »

« Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent » d’Elie Grimes

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Les gentilles filles, ce sont celles qui savent se coiffer sans être échevelées au bout d’un quart d’heure, celles qui portent des talons pendant une soirée sans grimacer, dont la tenue est toujours adaptée au moment et au temps qu’il fait. Les gentilles filles sont parfaites et c’est ainsi qu’elles vous volent votre petit ami.

C’est en tout cas ce que pense Zoé, célibataire de trente ans dont la vie personnelle est plate et sans intérêt. Côté boulot, elle démarre une affaire de traiteur qui commence à connaître un certain succès. A tel point qu’elle attire l’attention de Matthew Ziegler, critique gastronomique influent, qui semble sous le charme de la cuisine de la jeune femme. Et bien plus encore…

Rajoutez là-dessus Sally son assistante qui craque pour Dalton, le frère de Zoé, Aidan, son meilleure ami, Sushi, son chat, Nana, sa grand mère et Fran sa mère et vous avez tout les ingrédients pour une comédie flamboyante et irrésistible. Car Zoé est tout sauf une potiche. Elle n’a pas la langue dans sa poche et son caractère emporté lui joue souvent des tours… qu’elle parvient à tourner à son avantage grâce à une bonne dose d’humour et pas mal d’ironie. Elle cache ses fêlures sous un (sale) caractère. Prompte à s’énerver, elle n’est pourtant pas en reste quand il s’agit de défendre les siens.

Au delà de la comédie romantique, particulièrement efficace, ce roman célèbre aussi l’amour que l’on porte à son meilleur ami qui connaît vos pires défauts et vous aime quand même, à ses parents que l’on cherche toujours à rendre fier, à celle/celui qui vous a transmis les valeurs qui font de vous ce vous êtes aujourd’hui… bref l’attachement sous toutes ses formes.

J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui m’a fait rire autant qu’il m’a émue. Et finalement le paradis semble si ennuyeux… Soyons tout sauf de gentilles filles ok?

 

Publié dans:Livres, Parution |on 25 avril, 2017 |2 Commentaires »

« La vie en Rosalie » de Nicolas Barreau

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Envie de passer un moment magique dans un Paris romantique et enchanteur? Les romans de Nicolas Barreau sont pour vous!

Rue du dragon, la petite papeterie de Rosalie fonctionne très bien et comble de bonheur le hasard met Max Marchais, célèbre écrivain pour enfant, sur sa route. Ensemble, ils donnent vie au conte écrit par le vieil homme, Le Tigre Bleu pour lequel la jeune femme dessine les illustrations.

L’arrivée de Robert, américain en pèlerinage dans la capitale suite à la perte de sa mère, vient perturber ce bonheur tout neuf. En effet, l’homme revendique la propriété de l’histoire et une enquête dans le passé va réunir les trois personnages.

Si l’intrique est sans surprise, l’écriture est un enchantement. Cette jolie comédie sentimentale nous entraîne dans le quartier emblématique de Saint-Germain-des-Prés. Ce roman, ainsi que « Le sourire des femmes » du même auteur, n’est pas sans me rappeler mon film préféré « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » où la capitale se pare de poésie, de tendresse et de magie. Un récit qu’on lit d’une traite ou presque, un fin heureuse (pas de spoiler, c’est annoncé dès le début) et une aventure qui pousse à profiter du temps qui passe et des moments heureux que la vie nous offre.

Publié dans:Livres |on 10 avril, 2017 |1 Commentaire »

« J’ai toujours cette musique dans la tête » d’Agnès Martin-Lugand

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Yanis est Véra ont tout pour être heureux : un amour sans nuage depuis des années, trois beaux enfants, une vie harmonieuse et complice. Le seul point noir pour Yanis est la sensation de ne pas vraiment s’épanouir dans son travail, trop bridé par Lucas, son employeur et beau-frère. Aussi, lorsque Tristan, un homme d’affaires discret et sûr de lui propose le chantier de ses rêves, Yanis saisit sa chance, plaque Lucas et soutenu par Véra se lance enfin seul.

C’est alors que la machine s’emballe et les conséquences de certaines décisions vont s’avérer beaucoup plus sombres que le couple n’aurait pu le prévoir. Leur amour va-t-il survivre?

J’adore Agnès Martin-Lugand. Dans ce roman, on plonge directement au plus profond du couple grâce à une alternance de chapitres tantôt dans le tête de Véra, tantôt dans celle de Yanis. On partage leurs émotions, leurs pensées, leurs sentiments. Un bon moyen de se rendre compte que tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Au delà d’un couple qui s’aime profondément, il y a deux êtres distincts avec un passé qui les a façonné, des faiblesses qu’ils cherchent à combler et une voie à suivre.

L’auteur analyse avec réalisme et  bienveillance comment un élément extérieur peut venir perturber une harmonie très fragile.

Les personnes qui gravitent autour de Véra et Yanis agissent comme des révélateurs de ce qui constitue cet homme et cette femme : ambition, désir de plaire, épanouissement, inconséquence…

Même si ce roman n’est pas celui que j’ai préféré de cet écrivain (pour moi « Les gens heureux lisent et boivent du café »), j’ai toujours plaisir à retrouver la plume d’Agnès Martin-Lugand et ses personnages très attachants.

Publié dans:Livres |on 6 avril, 2017 |3 Commentaires »

6h41 de Jean-Philippe Blondel

6h41

Parfois, le passé se rappelle à vous d’une drôle de façon.

6h41. Lundi matin. Le train s’ébranle en gare de Troyes. Direction Paris.

A l’intérieur, Cécile, business woman et parisienne accomplie et Philippe, quadra vieillissant et usé. Il y a 27 ans, ils ont vécu une histoire dont l’issue a laissé des cicatrices et a modifié en profondeur leurs chemins. Extérieurement, les deux anciens amants restent impassibles. Intérieurement c’est une tempête émotionnelle. Un retour en arrière violent, nostalgique et l’occasion d’un bilan silencieux sur leurs années de jeunesse. Vont-ils se faire comprendre qu’ils se sont reconnus? Entamer le dialogue? Crever un abcès resté douloureusement gravé en eux?

Ce roman très pertinent sur le temps qui passe et l’évolution de nos priorités m’a beaucoup plu. Jean Philippe Blondel évoque avec précision et justesse les sentiments et les émotions d’une personne d’âge mûr qui fait le bilan de sa vie. Le regret des choses importantes à  20 ans qu’on a laissé se déliter dans la routine, la tristesse des gens qu’on a perdu de vue, cet effarement en constatant le gouffre entre nos idéaux de jeunes adultes et la réalité beaucoup moins glorieuse. Mais il y a aussi la fierté d’avoir su remporter certaines victoires sur soi-même et sur les autres, être devenu « quelqu’un » et être parvenu à damer le pion à la vie.

Et quand le passé se présente à vous par surprise, il y a deux possibilités : l’enfouir à nouveau tout au fond de son esprit ou lui ouvrir les bras…. réponse à la fin du livre!

Spéciale dédicace à Emmanuelle M. (je ne sais pas si tu acceptes que j’écrive ton nom en entier… ;-) ) qui m’a conseillé cet écrivain touchant.

Publié dans:Livres |on 26 mars, 2017 |Pas de commentaires »

« Carnaval » de Ray Celestin

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Lieu : Nouvelle Orléans

Epoque: 1919

Evénement particulier : Tueur en série dans la nature

Particularité : se sert d’une hache pour assassiner ses victimes et dépose une carte de tarot sur les lieux

Ils sont nombreux à courir après ce tueur sanguinaire. Un policier mis à l’écart par ses collègues et assisté d’un nouveau, un journaliste avide de sensationnel, une jeune secrétaire noire d’une agence de détective privé et un ancien policier ripoux qui sort tout juste de prison.

Basée sur des faits réels, le meurtrier à la hache a bel et bien sévit entre 1918 et 1919, ce roman nous emmène dans les bas fonds et les quartiers pauvres de la Nouvelle Orléans. Impossible de ne pas se sentir plongé dans l’ambiance si particulière de la Louisiane à cette époque : ségrégation, émergence du jazz, alcool, mafia, policiers et maire corrompus, pluie diluvienne et Bayou mystérieux, tout y est. L’enquête se déroule en filigrane du roman mais quasiment jusqu’à la fin, ce n’est pas réellement le sujet principal.

L’auteur s’attache davantage à la psychologie de chaque personnage dont la variété est impressionnante. Chacun(e) a une histoire lourde et peu banale qui l’a constitué. On plonge dans ces êtres écorchés par la vie, repenti pour certain, mystérieux, c’est un défilé hétéroclite de personnalités attachantes et intrigantes. On en oublierait presque qu’ils sont tous réunis dans le récit pour poursuivre un même but : coincer le tueur à la hache.

Si l’enquête du tueur à la hache ne m’a pas particulièrement fait vibrer, je lui ai préféré la plongée sans filtre dans une culture fortement imprégnée par la sorcellerie, le mystère et la colonisation française.

 

Publié dans:Livres |on 26 mars, 2017 |Pas de commentaires »

« La petite boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan

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Ah La Cornouailles!

Un lieu qui doit être magnifique pour inspirer autant d’écrivains… J’aimerais m’y rendre un jour ça doit féérique et d’un autre temps.

Dans ce roman, Polly, une jeune femme dynamique qui avait monté avec son conjoint une entreprise, voit ses efforts réduit à néant : les habitudes ont changées, son business ne présente plus aucun intérêt auprès des clients et elle se retrouve obligée de rendre des comptes à la banque. Et parce que ce n’est pas encore assez difficile comme ça, Chris, son compagnon, digère si mal leur déconvenue qu’il décide une séparation plus ou moins provisoire.

De plus, Polly doit se rendre à l’évidence : vivre à Plymouth est désormais au-dessus de ses moyens. De fil en aiguille, une solution (certes un peu bancale mais à défaut de mieux….) va faire surface. Une ancienne boulangerie à l’abandon avec son petit logement est à louer à Mount Polbearne, un petit port tranquille, très tranquille. Pour une fille de la ville comme elle, les choses se mettent en place difficilement entre une propriétaire acariâtre et un village sur le déclin, elle jette ses dernières forces dans la seule activité qui l’apaise : faire du pain. Mais il y a aussi pour Polly de belles rencontres: des pêcheurs, un macareux, un apiculteur… Parfois, c’est votre nouvelle vie qui vous trouve…

J’ai beaucoup aimé ce roman. Polly est une jeune femme entière, dévouée, intelligente, drôle et qui ne cherche pas tellement à plaire. Elle est comme elle est et assume ses choix avec aplomb. Un livre (encore un) qui parle de changer de vie, qui enseigne aussi que la vraie vie, c’est peut être tout simplement faire ce que l’on aime. Je trouve ça réjouissant ce retour aux choses manuelles qui ont un sens. Le pain est l’aliment de base et Polly excelle dans ce domaine.

Mais le roman parle aussi des réalités d’une vie de marin, ses difficultés, l’attente de ceux qui restent au port, le danger de cette profession sous-payée, parfois mal perçue mais qui est pourtant pour tout une communauté le seul moyen de subsistance et un mode de vie à part entière.

On retrouve aussi tout au long du livre ce qui fait le charme de nos amis anglais et dont je raffole : leur humour! autodérision, sarcasme, ironie mordante mais pourtant bienveillante, on se régale tant les répliques fusent avec naturel dans les dialogues.

Un petit bémol pour le personnage de Kerensa, la meilleure amie de Polly. Superficielle, dédaigneuse, égocentrique, je ne lui ai pas trouvé tellement d’intérêt.

Donc pour ceux (celles surtout!) qui m’ont posé la question : oui, il est super sympa ce roman allez-y!!!

Deux petit plus devraient achever de vous convaincre :

- Si vous êtes cuisinière (ou voulez tenter de l’être) l’auteure nous donne quelques recettes de pain à la fin du roman. Perso, je tenterai bien le pain Focaccia…

- Si vous aimez savoir ce que deviennent les personnages, il existe une suite « Une saison à la petite boulangerie » qui sort en librairie le 6 avril 2017 (donc tout bientôt!!!)

Publié dans:Livres |on 20 mars, 2017 |Pas de commentaires »
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Christine Bernard |
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