Archive pour la catégorie 'Livres'

« 13 à table…2016″ De Bourdin, Bussi, Chattam….

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A l’origine, une belle et altruiste idée:rassembler 12 auteurs de talent autour d’un thème « Frère et sœur ».

Un livre acheté, c’est quatre repas distribués pour les Restos du cœur.

A l’arrivée, un recueil de nouvelle plutôt bien réussi, hétéroclite, tantôt amusant, tantôt émouvant et parfois même glaçant.

Je pensais que mes nouvelles préférées seraient celles d’auteur que j’apprécie beaucoup (Françoise Bourdin ou Agnès Ledig). Au final, mon trio de tête m’a beaucoup surpris. J’ai adoré et découvert Stéphane De Groodt  qui maîtrise d’une façon hallucinante l’art du jeux de mot, j’ai frémi d’horreur devant le récit de Maxime Chattam – un vrai roi du suspense celui-ci… aussi surprenant que ça puisse paraître je n’ai jamais lu un de ses livres. Pourquoi? Je ne sais pas… mais je vais rectifier le tir… Si quelqu’un a un roman en particulier à me conseiller je suis preneuse.

Le dernier de la liste c’est Karine Giebel et sa prose intitulée « Aleyna »: un récit puissant sur le poids des traditions dans le monde moderne.

Une bonne action et un bon recueil! Malgré tout la nouvelle n’est pas mon genre préféré à lire. Le lecteur a si peu le temps de s’immerger dans l’histoire et la vie des personnages que déjà il doit les quitter. C’est toujours pour moi un grand regret et un source de frustration.

Plus le livre est long, plus c’est bon;-)

Publié dans:Livres |on 9 février, 2016 |Pas de commentaires »

« Des noeuds d’acier » de Sandrine Collette

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« L’affaire Théo Béranger ».  Le nom que porte un terrible fait divers qui a eu lieu en 2002 dans la campagne française profonde.

L’histoire effroyable d’un homme violent et borderline qui sort de prison au bout de presque deux ans pour avoir failli tuer son frère Max. Après une visite à ce dernier qui tourne mal, il se réfugie dans une maison d’hôtes tenue par une certaine Madame Mignon et passe ses journées à se balader dans les forêts des environs. Un jour, il atterri près d’une maison isolée et délabrée où il rencontre un vieillard qui semble de prime abord inoffensif.

Le reste appartient à une chronique faite de violence, d’horreur, d’asservissement.

Un livre magistralement écrit que j’ai lu en à peine deux heures et demie tant le suspense et l’atrocité nous prend aux tripes. Si l’on se risque à se mettre à la place de Théo Béranger, le personnage principal, on ne ressort jamais vraiment de cette histoire où se dispute l’instinct de survie et le désespoir le plus profond.

Un roman qui a obtenu ,a juste titre selon moi, le grand prix de littérature policière en 2013. Je vous conseille la lecture de ce récit. C’est promis, vous n’en sortirez pas indemne. Il y à des livres comme ça qui vous laisse des traces indélébiles.

Publié dans:Livres |on 30 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

« Au nom du père » Françoise Bourdin

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Gabriel Larcher est un ancien pilote automobile qui a connu la gloire et la célébrité.

A présent retraité, c’est avec un regard condescendant et une jalousie mal dissimulée qu’il juge ses enfants: Dan a tenté de suivre les traces de son père mais a préféré raccrocher faute de talent suffisant. Il gère à présent un circuit privé qui porte le nom paternel et dont Gabriel s’octroie toutes les retombées. Valentine, elle, est passionnée de rallye automobile et y connait quelques beaux succès, que son paternel rabaisse au rang d’amusement. Seul Nicolas, médecin de campagne et amoureux de la nature, n’a pas hérité de la passion familiale.

Cependant, aucun d’entre eux ne trouve grâce aux yeux du grand Gabriel Larcher, qui rumine et revit sans se lasser ses victoires d’antan, seules tranches de vie digne d’intérêt.

Une belle saga familiale comme seule Françoise Bourdin peut nous en offrir. On retrouve toujours les mêmes ingrédients qui font son succès: secret de famille, amour et ressentiment, rivalité, jalousie, espoir…. la vie quoi! Je trouve que dans ce roman-là ( tout comme dans « un soupçon d’interdit ») le patriarche est plutôt malmené. Égoïste, menteur, infidèle, il ne fait pas vraiment figure de rassembleur. On y voit un homme dans tout ce qu’il peut avoir d’imparfait. Cela ne le rend pas forcément sympathique mais permet de poser la question de la façon dont on peut grandir, s’émanciper et s’épanouir sans le regard positif de l’homme qui vous a conçu et élevé.

A noter aussi le talent de l’auteur pour nous faire aimer n’importe quelle région de France: la Bretagne (« La promesse de l’océan », « Les sirènes de St Malo »), la Haute Savoie (« La maison de Aravis ») et même d’autre pays comme le Québec (« Serment d’automne »). Et toujours beaucoup de références à des restaurants – réels ou inventés? – qui donnent incontestablement l’eau à la bouche!

Ce nouveau roman de Françoise Bourdin n’est pas pour moi une révélation mais j’ai toujours un grand plaisir à la lire… un peu comme on enfile un pull tout douillet et confortable que l’on possède depuis des années. Je sais ce que je vais y trouver et je m’y glisse avec confiance, certaine de passer un bon moment.

 

Publié dans:Livres |on 30 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

« L’enfant du samedi » de Valérie Blumenthal

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Isabella, la quarantaine, mène une vie plutôt confortable. Traducteur-interprète à son compte, elle subvient entièrement à ses besoins, est invitée régulièrement à des événements du monde londonien et s’autorise des amants quand elle le souhaite. Un jour, au détour d’un arrêt imprévu dans un centre commercial, son regard croise le regard lumineux d’une petite fille de trois ans, laissée seule dans sa poussette. Comprenant que l’enfant a été abandonnée, Isabelle cède à une impulsion subite et s’enfuit avec elle.

Elle découvre après coup un mot épinglé au vêtement de la petite indiquant qu’elle s’appelle Hannah et que sa mère ne souhaite pas être retrouvée. De plus, le corps de la fillette est criblée de bleus.

Toutes les barrières que la jeune femme avait patiemment érigé autour d’elle s’écroule. Elle qui ne voulait aucun attachement sentimental dans sa vie et encore moins un enfant se retrouve prête à toutes les folies pour protéger ce petit être si fragile. Mais on ne peut pas toujours fuir et vos actes finissent toujours par vous rattraper.

Un roman intéressant et touchant qui pose la question de notre degré d’implication face à une situation de maltraitance. Pourrait on aller jusqu’à défier la loi? Remettre sa vie en question? Quelle place tient notre enfance  face à cela?

Publié dans:Livres |on 22 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

« La fille du train » Paula Hawkins

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Rachel prend le train tous les jours pour Londres où elle travaille.

Sans enfant, divorcée depuis quelques années et atteinte d’un alcoolisme sévère qu’elle ne cherche pas vraiment à dissimuler, sa vie est morne et sans intérêt. Alors elle observe les maisons et leurs habitant qui jalonnent la voie ferrée. Elle imagine leur vie, leur donne des noms, les chérit comme ses propres enfants. Un couple a sa préférence. Elle a décidé de les appeler Jason et Jess. Ils représentent pour elle l’image du couple parfait , amoureux et en harmonie. Tout ce qu’elle avait et qu’elle a perdu.

C’est donc avec un horreur croissante que sa propre vie bascule le jour où surprend Jess dans son jardin en compagnie d’un autre homme que son mari. D’autant que le lendemain, la jeune femme, qui se prénomme en réalité Megan, disparaît mystérieusement. Les soupçons des enquêteurs se portent naturellement sur Jason, Scott dans la vraie vie, son mari. Horrifiée, Rachel décide de mener l’enquête et s’engage alors sur une voie dangereuse.

J’ai eu beaucoup de mal à me sentir proche de Rachel, le personnage principal de cette histoire. Et pour cause. Elle est tout ce qu’on ne veut pas être: seule, abandonnée, grosse et bouffie par l’alcool qu’elle ingurgite partout et en grosse quantité sans vraiment ce soucier de l’image qu’elle renvoie. Elle a même parfois des « blancs », des heures complètes où elle ne se souvient absolument pas de ce qu’elle a bien pu dire ou faire. D’après les fragments qu’elle rassemble après coup, il semblerait que ces périodes soient propices à un déchaînement de violence verbales et parfois physiques.

A travers cette attitude, on perçoit cependant sa grande souffrance face à l’échec de sa vie. Résoudre le mystère de cette disparition et surtout prouver au monde l’innocence de Scott c’est peut être la dernière branche à laquelle s’accrocher avant de sombrer complètement.

A noter que le roman est en réalité écrit avec trois voix de femmes: Rachel donc, Anna, la femme qui a pris la place de Rachel auprès de son ex-mari et Megan.

Un bon thriller palpitant sur fond de fausses apparences. Je recommande.

Publié dans:Livres |on 20 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

« Central Park » Guillaume Musso

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Après une soirée alcoolisée passée avec des amies, Alice, capitaine de police à Paris, se réveille sur un banc, menottée à Gabriel, pianiste de jazz de son état,en plein Central Park.

La veille au soir, elle s’en souvient, elle était à Paris. Et lui affirme qu’il se trouvait à Dublin. comment ont ils pu parcourir des milliers de kilomètres et se retrouver à New York et n’en avoir aucun souvenir? Pourquoi les a-t-on réuni? Une série de chiffre écrit au stylo sur la main de la jeune femme et d’autres chiffres gravés à même la peau de son compère … c’est avec ces maigres indices qu’ils vont devoir trouver les réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent.

Un road « book » qui porte parfaitement l’empreinte Musso. Un suspense intense qui nous emmène sur quelques fausses pistes et de nouveaux mystères.

Malgré cette trame d’enfer et un final fort en émotion, j’ai été un peu déçue par ce roman. J’ai assez rapidement pensé à d’autres auteurs ou réalisateurs qui s’étaient déjà embarqués dans ce genre de cliffhanger retentissant. En lectrice assidue et gourmande de révélations fracassantes, j’attendais encore plus fort.

Un bon thriller malgré tout. Efficace.

 

Publié dans:Livres |on 17 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

« D’après une histoire vraie » Delphine de Vigan

Delphine de Vigan

 

Vrai… C’est tout l’enjeu du roman.

Delphine est écrivain et vient de connaître un succès aussi surprenant que retentissant. Elle enchaîne les rendez vous professionnels où sa parole est très attendue: son roman est il vrai? est ce la vérité? une autobiographie? Malgré l’engouement suscité par ses écrits, Delphine est une femme fragile, mal à l’aise en société et réservée. Elle peine à trouver ses marques dans ce nouveau statut.

C’est dans cet état d’esprit qu’elle rencontre L.. Une femme mystérieuse et envoûtante, qui, petit à petit se rend indispensable pour Delphine, dont l’angoisse de la page blanche prend des dimensions phobique, et elles ne tardent pas à devenir des amies complices. Mais cette rencontre ne cache t elle pas quelque chose de plus profond?

Delphine de Vigan nous entraîne dans un véritable thriller,inquiétant, angoissant. Chaque page épaissit le mystère autour de cette fameux L. A cette intrigue se mêle un questionnement sur l’écriture et la part de la réalité dans la romance. Ne doit on, en tant qu’écrivain, n’écrire que des choses vraies? La fiction est elle dépassée? Qu’attend le lecteur au fil des pages?

Un roman difficile à lâcher avant d’atteindre la dernière page tant la menace qui plane sur Delphine est forte et angoissante. L’auteur réussit parfaitement l’exploit de nous scotcher à l’histoire tout au long du récit avec cette question lancinante et dont la réponse floue nous échappe: d’après une histoire vraie?

Publié dans:Livres |on 17 janvier, 2016 |Pas de commentaires »
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Christine Bernard |
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