Archive pour la catégorie 'Livres'

« Le temps est assassin » de Michel Bussi

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Le pitch:

A quinze ans, Clotilde Idrissi a vécu l’enfer: seule  rescapée d’un tragique accident de voiture en Corse, elle a perdu toute sa famille, ses parents et son grand frère Nicolas.

Vingt-sept ans plus tard, elle a enfin le courage de retourner sur les lieux du drame avec son mari Franck et leur fille Valentine. Elle espère retrouver ses souvenirs et peut-être comprendre ce qui s’est joué cet été là. A peine arrivé au camping des Euproctes, celui-là même où elle a passé tout ses étés d’enfance, elle reçoit un premier choc, sous la forme d’une lettre. Ecrite par sa mère.

Mon avis:

La carte postale d’abord. L’ile de Beauté est magnifiquement dépeinte. Ses plages, ses montagnes, son maquis, le soleil qui brûle la peau, l’eau turquoise…  Michel Bussi nous emmène visiter tout le nord ouest de la Corse peuplé de noms aux sonorités chaudes: Casa di stella, Punta Rossa, Petra Coda… nous familiarise avec sa gastronomie aussi. Une véritable immersion dans ce bout de France indépendant, sauvage, fier et peuplé de valeurs et de traditions.

L’intrigue ensuite. Un machiavélique sac de nœud patiemment noué mélangeant deux périodes, 1989 et 2016, finit par nous perdre complétement comme si l’on s’était promené et perdu dans le maquis, entouré de végétations tout autour mais qu’il n’y ai plus aucun chemin. Les amourettes de vacances, les souvenirs en flash-back, le code d’honneur corse, tout contribue au mystère avec beaucoup de génie.  Et un final explosif, intense et palpitant. J’ai adoré.

Publié dans:Livres |on 25 juillet, 2016 |1 Commentaire »

« Les milliards de dollars de Léon Robillard » de Vincent Malone

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Vous faites quoi vous, lorsque vous recevez un mail vous indiquant que la veuve d’un prince déchu de Centre-Afrique souhaite vous remettre une fortune parce qu’elle est atteinte d’une maladie en phase terminale et n’a confiance qu’en vous pour bien utiliser cet argent? Vous le mettez à la corbeille?

Léon, vieux garçon éleveur de cochon dans le Perche, lui, répond.

Cela donne un échange de correspondances très drôle et réjouissant. Au final, le piégé n’est pas celui que l’on croit et la candeur et la malice de l’un rivalisent avec la bêtise et l’appât du gain des autres.

Bien que j’ai lu ce livre il y a déjà deux ans, je voulais absolument vous en parler. ce roman est un vrai remède à la morosité et puis il est original et ça fait du bien!

Ps: les fotes d’ortaugraphe du livre fon parti du folchlore…

 

Publié dans:Livres |on 3 juillet, 2016 |Pas de commentaires »

« Les quatre saisons de l’été » de Gregoire Delacourt

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14 juillet 1999. Au Touquet.

Du monde partout et une chaleur suffocante qui exacerbe les désirs de chair et les séductions d’un  été.

Quatre histoires qui se chevauchent nous raconte l’amour: le tout premier, le plus fort, le plus incroyable, celui qui dure ou dont on se souvient pour toujours comme une cicatrice toujours présente bien que légèrement atténuée par les années qui passent.

Que ce soit à 15 ans, 35, 55 ou 75 ans, l’amour c’est toujours le fil rouge de notre vie, celui qui nous porte entre espoir, désillusion, peine et résurrection.

Un roman languissant et nostalgique comme un été caniculaire de notre enfance mais aussi lumineux, doux et amère à la fois.

Publié dans:Livres |on 2 juillet, 2016 |Pas de commentaires »

« Quarante tentatives pour trouver l’homme de sa vie » de Rachel Corenblit

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Quarante chapitres et autant de façon de chercher l’amour.

Au supermarché, sur Internet, chez le médecin, avec un vieux copain du lycée, l’ex de sa meilleure amie…

A quarante ans, Lucie cherche… sans trouver.

Oscillant entre espoir incommensurable et détachement glaçant, Lucie est le type même de la femme/homme célibataire de notre temps. Déçue par ses précédentes peines de cœur, elle voudrait trouver l’amour et rompre cette solitude intolérable sans toutefois pouvoir y parvenir, faute à une trop grande exigence: trop petit, trop maigre, trop poilu, trop mou, trop cagneux, trop trop, trop pas assez…

L’auteur porte un regard sans concession et acéré sur les relations hommes/femmes contemporaines. Si les situations sont plutôt bien décortiquées et assez ironiques, j’ai ressenti surtout beaucoup de tristesse et de nostalgie en le lisant. A l’heure où la technique permet une communication sans frontière ni  barrière, la solitude est encore plus forte et la recherche de l’amour encore plus délicate.

Publié dans:Livres |on 28 juin, 2016 |Pas de commentaires »

« L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa » de Romain Puértolas

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Ajatashatru  Lavash Patel est fakir au Rajasthan.

Dans le cadre d’une mission de la plus haute importance (l’achat d’un nouveau lit à clous), il atterrit à Paris et se rend directement au magasin Ikea le plus proche (enfin proche selon les critère de Gustave Palourde, taxi gitan de son état) pour y effectuer son achat avec un billet de 100 euros imprimé d’un seul côté.

La suite est une aventure déjantée aux quatre coins du monde, peuplée de rencontres plus ou moins heureuses et d’une prise de conscience douloureuse et fulgurante.

Un roman qui vaut le coup d’être lu.

Déjà parce que le titre est marrant et le récit totalement déjantée et divertissant. On ne s’ennuie pas un instant.

Ensuite, parce qu’au delà du « road-book » et de l’histoire d’amour du personnage principal, Romain Puértolas aborde un thème plus que jamais d’actualité : les migrants. Avec une plume acérée il parvient l’exploit de mélanger l’humour et la gravité pour parler d’une situation inhumaine et nous renvoie au visage notre indifférence d’Européen trop gâté et égoïste. « L’extraordinaire voyage… » nous place du côté de ses hommes qui n’ont plus que leur honneur et leur espoir d’une vie meilleure et sont prêts à affronter les plus grands dangers pour y parvenir.

Une joli fable, un voyage incroyablement riche d’enseignement et une morale… un bon cocktail à savourer!

Publié dans:Livres |on 25 juin, 2016 |Pas de commentaires »

« Le mystère Henri Pick » de David Foenkinos

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C’est l’histoire d’une bibliothèque de livres refusés par les éditeurs, à Crozon, petit village breton.

Delphine Despero, jeune éditrice, et son compagnon Frédéric, écrivain malheureux, y découvrent un livre fabuleux écrit par un certain Henri Pick. Persuadés de tenir là un chef d’oeuvre, ils décident de l’éditer: c’est un succès. A tel point, que des vies s’en trouvent bouleversées pas toujours pour les raisons qu’on imagine.   Mais comment  Henri Pick, pizzaïolo  décédé deux ans auparavant a-t-il pu écrire une telle oeuvre sans que personne ne lui soupçonne ce talent? Un journaliste en mal de reconnaissance va se lancer sur la piste de la vérité…

Le nouveau roman de Foenkinos est d’abord à mon sens un joli clin d’œil aux écrivains en herbe de tout poil. Il dépeint avec beaucoup d’humour et de bienveillance l’envie qui sommeille en chacun de nous de devenir célèbre. Et pourquoi pas par l’écriture?

Un récit drôle, piqueté de petites annotations et d’insignifiantes précisions sur les personnages, qu’ils soient principaux , secondaires ou simplement figurants.  David Foenkinos a ce talent-là de donner de la « matière » aux personnages, un peu comme si il nous faisait visiter le village de son enfance pour nous présenter ses habitants.

Une histoire mystérieuse et rocambolesque, des personnages attachants, des répliques délicieusement drôles et une véritable intrigue.

A lire jusqu’à la dernière ligne, ça vaut le coup, je vous le garantit!

Publié dans:Livres |on 24 juin, 2016 |1 Commentaire »

« Entre mes mains le bonheur se faufile » d’Agnès Martin Lugand

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A-t-on encore besoin de présenter cet auteur?

Dans « les gens heureux lisent et boivent du café », elle nous parlait d’une femme brisée par la perte de son mari et leur enfant dans un accident de voiture.

Aujourd’hui, Agnès Martin Lugand nous présente Iris, une trentenaire qui vit en province avec son époux, médecin. Sa vie s’étire, morne, routinière, ennuyeuse. Il y a bien longtemps déjà, elle a dû ranger au placard ses ambitions de couturière. Sa famille jugeant cette profession peu convenable, il ne lui a jamais été permis de savoir si elle valait quelque chose dans ce domaine. Suite à la révélation de l’un de ses frères, Iris va décide de donner un grand coup de pied dans son univers pour réaliser son rêve. Acceptée par une maison de couture, elle part pour Paris où elle rencontre l’énigmatique et autoritaire Marthe. Ce sera une révélation pour la jeune femme.

L’occasion de réécrire l’histoire, c’est Iris qui se la donne. Elle représente pour moi le courage de savoir ce que l’on vaut dans le domaine qui nous a toujours fait rêver. Une belle histoire de papillon qui sort de sa chrysalide et se révèle dans toute sa force et son talent. Beaucoup de mystère aussi dans ce roman où beaucoup de choses ne sont pas ce qu’elles semblent être. Au final un beau roman qui pose la sempiternelle question du « et si? »

Publié dans:Livres |on 14 mars, 2016 |Pas de commentaires »

« Est-ce ainsi que les femmes meurent? » de Didier Decoin

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L’affaire « Kitty Genovese » a défrayé la chronique en 1964. Ce crime est resté tristement célèbre tant par sa sauvagerie que part l’aspect inhumain des circonstances: la jeune italo-américaine a en effet été agressé, poignardée et violée sous les yeux de pas moins de 38 voisins. Aucun n’est intervenu malgré ses appels au secours.

Didier Decoin en tire un roman qui dépeint admirablement ce fait divers sanglant. Sous le regard d’un des voisins, policier à la retraite et absent au moment des faits, il retrace la vie de la jeune Kitty et nous raconte ce qui la mené à croiser le chemin du tristement célèbre Winston Moseley, tueur nécrophile qui à l’époque a avoué sans sourciller de nombreux meurtres ignobles.

Outre la personnalité hors normes du tueur, c’est l’aspect psychologique des nombreux témoins qui inspire le malaise. De nombreux psychologues et psychiatres se sont penchés sur cette question. Le Bystander effect ou effet spectateur est depuis un cas d’école bien connu.

Ce livre très bien documenté pose donc la question de la non-assistance à personne en danger, de notre réaction face à un crime: dans un pareil cas que ferions nous?

J’ai trouvé ce livre passionnant, mon seul regret est qu’il n’aborde pas les sentiments des fameux 38 témoins: qu’ont ils ressenti lorsque les médias ont jetés leur absence d’implication à la face du monde? Quels ont été les conséquences sur leur vie, leur estime d’eux-même?

Publié dans:Livres |on 13 mars, 2016 |Pas de commentaires »

« Dieu est un pote à moi » de Cyril Massarotto

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Voilà un superbe livre que j’ai eu plaisir à redécouvrir pour vous en parler pleinement.

« Dieu est un pote à moi ». Quand on lit ce titre, on est quand même tenté de croire à un vague roman potache. Un truc pas sérieux qui va nous débiter des blagues au kilo.

Eh bien pas du tout. C’est tout l’inverse.

Voici le pitch: un jeune trentenaire qui mène une vie tranquille et travaille dans un sex-shop rencontre un homme qui se présente comme Dieu. Ces deux là deviennent amis, se rencontrent et parlent de la vie, philosophent sur les raisons de leur amitié et traversent les épreuves de la vie…

Car plus on avance dans le roman et plus cela devient sérieux. Dieu a un message à délivrer mais le jeune homme est prévenu: la finalité de leur rencontre ne lui sera expliquée qu’à la fin de sa vie.

En attendant cette fin inéluctable, il rencontre Alice, une charmante jeune femme qui se destine à la psychanalyse, en tombe amoureux et avec la complicité de Dieu, l’épouse. Je m’arrête là dans le récit; j’ai toujours peur de trop en dire.  Ce roman est écrit avec beaucoup de simplicité mais parle tellement bien de la vie. Il pose aussi la question de ce qu’est le libre arbitre, la liberté, du mal, du bien de l’amour. Avec beaucoup de sensibilité – mais pas de sensiblerie – il évoque aussi la douleur, la souffrance.

Un petit cadeau précieux à faire à celui qui cherche à comprendre la vie qui l’entoure.

 

Publié dans:Livres |on 12 mars, 2016 |Pas de commentaires »

« 13 à table…2016″ De Bourdin, Bussi, Chattam….

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A l’origine, une belle et altruiste idée:rassembler 12 auteurs de talent autour d’un thème « Frère et sœur ».

Un livre acheté, c’est quatre repas distribués pour les Restos du cœur.

A l’arrivée, un recueil de nouvelle plutôt bien réussi, hétéroclite, tantôt amusant, tantôt émouvant et parfois même glaçant.

Je pensais que mes nouvelles préférées seraient celles d’auteur que j’apprécie beaucoup (Françoise Bourdin ou Agnès Ledig). Au final, mon trio de tête m’a beaucoup surpris. J’ai adoré et découvert Stéphane De Groodt  qui maîtrise d’une façon hallucinante l’art du jeux de mot, j’ai frémi d’horreur devant le récit de Maxime Chattam – un vrai roi du suspense celui-ci… aussi surprenant que ça puisse paraître je n’ai jamais lu un de ses livres. Pourquoi? Je ne sais pas… mais je vais rectifier le tir… Si quelqu’un a un roman en particulier à me conseiller je suis preneuse.

Le dernier de la liste c’est Karine Giebel et sa prose intitulée « Aleyna »: un récit puissant sur le poids des traditions dans le monde moderne.

Une bonne action et un bon recueil! Malgré tout la nouvelle n’est pas mon genre préféré à lire. Le lecteur a si peu le temps de s’immerger dans l’histoire et la vie des personnages que déjà il doit les quitter. C’est toujours pour moi un grand regret et un source de frustration.

Plus le livre est long, plus c’est bon;-)

Publié dans:Livres |on 9 février, 2016 |Pas de commentaires »
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Christine Bernard |
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