Archive pour la catégorie 'Livres'

« Café! Un garçon s’il vous plaît » d’Agnès Abécassis

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Que peuvent bien avoir en commun les personnages de ce roman? L’amour bien sûr!

Lutèce est une vieille dame branchée avec son temps et hyper connectée. C’est d’ailleurs par le biais des réseaux sociaux qu’elle retrouve Saül, son premier amour.

Ava est sur le point de faire exploser sa carrière de peintre lors de la remise d’un ses tableaux lors d’un grand événement. Bien qu’elle se soit séparé de son dernier petit ami, clown de profession, rien ne va se passer comme elle le pense.

Régine et Tom sont amoureux. Très amoureux. Mais quand le doute s’installe et que la confiance les fuit, tout est possible.

Agnès Abécassis nous embarque, comme à son habitude, dans une folle course ponctuée d’humour, de gaffe, et de stars de cinéma – quoi, vous connaissez pas Vanessa Pasunradis, Harry Sonnefort et Omar Psy???

Un roman sympathique pour passer un bon moment cet été.

 

Publié dans:Livres |on 25 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

« Le premier jour du reste de ma vie » et « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » de Virginie Grimaldi

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Lorsque Rodolphe rentre de sa journée de travail il sait que ses proches l’attendent pour fêter son anniversaire. Sans grand enthousiasme, il prend part aux réjouissances.

Tout le monde est là. Tout le monde? Non. Marie, sa femme qui a pourtant tout concocté est aux abonnées absentes. A quarante ans, elle a décidé de le quitter et de vivre pour elle. Découvrir le monde, voyager et enfin se connaître. Une croisière autour du monde avec pour seule compagnie: elle-même.

Ce qui semblait être une sorte de voyage initiatique va devenir pour Marie un joyeux road-trip qu’elle va accomplir avec deux autres femmes, également à un tournant de leur vie.

Ce roman m’a fait énormément penser à « A la recherche du bonheur » de Cathy Kelly que j’ai relu il y a peu de temps: une croisière, trois femmes, un bilan de vie et une évolution…

Le ton est léger, espiègle, touchant mais surtout rempli de liberté. Marie va apprendre que la vie réserve bon nombre de surprises et d’expériences. Toutes ne sont pas synonymes de réussite mais à chaque fois il y a du positif à en tirer. Si j’ai eu un peu de mal avec le personnage d’Anne que j’ai trouvé légèrement agaçant – plaintive, peureuse, réservée, fragile – les caractères de Marie et de Camille ont boosté ma lecture. Si la première est mesurée, douce et attentive, la seconde, elle est beaucoup plus « roots »: décomplexée, elle assume sa sexualité… et ses conséquences et tout cela avec un parlé « djeuns » et totalement impertinent… J’ai adoré!

Ce roman est la preuve, s’il en faut une, qu’oser, c’est vivre…

 

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Après la lecture d’ »Au premier jour du reste de ma vie », je pensais que cette nouvelle lecture de Virginie Grimaldi serait aussi légère et reposante que la précédente.

Grave erreur. Mais excellente surprise.

Pauline a réintégré le giron familial avec Jules, son fils de quatre ans, lorsque Ben, son mari, lui a annoncé son intention de divorcer. N’ayant plus goût à rien, la jeune femme se laisse porter au fil des jours et de son espoir que Ben change d’avis. Seul son fils lui apporte de la joie et lui maintien la tête hors de l’eau. Poussée par son entourage, elle finit par accepter de passer quelques semaines de vacances avec toute sa tribu: parents, grands-mères, frère, sœur et neveux… sans grande conviction elle se joint à ceux dont elle s’est progressivement éloignée au fil des ans.

 Ce séjour sera l’occasion pour elle de redécouvrir ses proches, de faire ressortir les vieilles rancœurs, les incompréhensions, les traumatismes et d’en ressortir plus forte.  Pauline va alors découvrir à quel point sa famille est importante et, bien qu’imparfaite, elle sera le moteur de sa renaissance.

Ce roman est formidable.

Tout au long de ma lecture, j’ai été épaté par la densité, la force, la puissance des personnages. J’avais l’impression de les connaître, de les voir évoluer devant moi comme de « vraies personnes ». D’après les remerciements, on ne devait pas en être loin d’ailleurs. On rit, on pleure, on s’agace, on s’impatiente comme si l’on faisait partie de la famille. De Colombe, la grand-mère pincée aux réflexions cinglantes à Romain, le frère taquin et confident en passant par Emma, la sœur exaspérante à la vie parfaite, j’ai assisté à un florilège familial réjouissant. Le tout ponctué d’un humour irrésistible.

Et puis, il y a la part plus sombre du récit. Celle de Pauline, celle de sa famille. Les souvenirs douloureux qui refont surface, les traumatismes de l’enfance toujours pas digérés et tapis bien au fond du cœur, les déceptions, les fausses idées, la tristesse, la souffrance que chacun a bien pris soin de dissimuler pour continuer à vivre.

Mes larmes ont remplacées mes rires de début de lecture car j’ai été touchée en plein cœur. Je ne vous dirai pas pourquoi, à vous de le découvrir en lisant ce roman.

Mais franchement, qu’est ce que c’est beau la famille! Et la vie!

Bravo Virginie Grimaldi. J’ai hâte de découvrir vos autres romans.

Publié dans:Livres |on 25 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

« Click & Love » de Cyril Massarotto

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« Click & Love », c’est l’application dont rêve tout(e) célibataire en quête du grand amour, le seul et l’unique.

Grâce à un questionnaire particulièrement réfléchi l’application permet de mettre en relation deux personnes qui se correspondent le plus. C’est ainsi que Julie, jeune parisienne de 30 ans qui ne croit plus en l’amour et Paul,  un quarantenaire qui n’a plus goût à rien depuis le décès de sa femme, vont se rencontrer et tisser au fil du temps une tendre complicité.

Mais l’application est capricieuse et les contraint à des échanges extrêmement calibrés en terme de temps et d’informations. Vont-ils réussir à déjouer le système pour enfin se réunir? Et que va-t-il advenir une fois les barrières levées? L’amour est-il vraiment au rendez-vous?

Un roman délicieux et terriblement d’actualité où Cyril Massarotto explore les sites de rencontre 2.0 et nous prouve qu’internet c’est parfois le pire mais aussi souvent le meilleur…

S’affranchissant de bons nombres de barrières et de stéréotypes, Julie et Paul vont apprendre à se connaître réellement sans la pudeur qui peut nous retenir lorsque nous sommes face à l’autre. Là où souvent les mots nous manque pour dire nos sentiments, nos émotions, notre « moi » profond et intime, l’application du roman permet au contraire au langage verbal de donner toute sa subtilité à ce qui défini chacun d’entre nous.

Cette belle histoire d’amour (mais pas que) ne manquera pas de vous séduire tant elle est délicate, pleine d’humour et de surprise…

Méfiez de l’auteur car Cyril Massarotto nous joue un drôle de tour vers le dernier tiers du roman et vous serez certainement très surpris et avide de connaître la fin!

Perso, j’ai adoré <3

Publié dans:Livres |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

« N’éteins pas la lumière » de Bernard Minier

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ALERTE PAGE TURNER!!!

Je referme à l’instant ce roman de Bernard Minier avec deux sentiments: Waouh (cela concerne le contenu) et Dommage (rapport à mon ordre de lecture… voir en fin de chronique).

WAOUH parce que ce thriller est hyper addictif. Il y avait un moment que je n’avais pas accroché autant avec un livre, à tel point que je commençais à me poser des questions (Aurais-je perdu mon enthousiasme littéraire?).

L’histoire débute lorsque Christine Steinmeyer, animatrice radio, reçoit dans sa boîte aux lettres une missive des plus étranges qui l’accuse et laisse à penser que la personne qui l’a écrite va se suicider le soir de Noël. La jeune femme qui ne comprend rien à cette histoire pense à une erreur. Mais plus tard, un homme l’interpelle directement à la radio et l’accuse à nouveau. A partir de ce moment-là, les événements inquiétants se multiplient et Christine voit s’écrouler peu à peu tous les pans de sa vie. Comme si cela ne suffisait pas, personne autour d’elle ne semble accorder de crédit à ce qu’elle raconte.

Parallèlement, Martin Servaz, un policier dépressif en arrêt maladie, reçoit par la poste un étrange paquet contenant la clé d’une chambre d’hôtel où a eu lieu un an auparavant le suicide d’une jeune femme.

Au départ ce livre m’a beaucoup fait penser à un roman de Karine Giebel,  »Comme une ombre », ou la manipulation mentale est poussée à son maximum. Puis l’histoire prend un autre tournant, et on se lance avec Christine d’un côté et Martin de l’autre, sur la piste du responsable. On pense tenir le coupable et puis…

… les quelques 100 dernières pages sont une vraie décharge d’adrénaline. Non seulement on n’y est pas du tout mais l’auteur nous réserve plusieurs surprises et retournements de situations de taille! Que du bonheur!

Dommage.

Dommage de ne découvrir Bernard Minier seulement maintenant.

Dommage de n’avoir pas commencé par son premier roman car Martin Servaz est un personnage récurrent de l’auteur et j’ai, sans le vouloir, appris quelques petites choses sur ses enquêtes passées.

Cependant, rassurez-vous, ce thriller se déguste très bien sans avoir lu les précédents. Bonne lecture!

Publié dans:Livres |on 6 mai, 2018 |Pas de commentaires »

« VOSTFR Version Originale Sous-Titrée Français » d’Elodie Torrente

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Nina. 22 ans. Sourde.

Est-ce suffisant pour décrire le personnage principal de ce roman?

Non. Car loin d’être une victime, Nina est plutôt une jeune femme de son temps, dynamique, joyeuse, vivante avec un objectif en ligne de mire: devenir une actrice connue et reconnue. Elle vit avec son handicap qui, bien que source de nombreuses difficultés ou différences, sont un moteur supplémentaire pour prouver ce qu’elle vaut.

 Lorsqu’elle rencontre Sullivan Juhel, acteur en pleine ascension professionnelle, c’est un véritable coup de foudre qui entraîne les deux jeunes gens. Un amour entier, passionné mais qui va connaître quelques difficultés dont le handicap de la jeune femme n’est pas étranger… A travers le monde sans pitié du cinéma, Nina va livrer un véritable combat pour se faire reconnaître. Non seulement elle mais tout les spectateurs trop longtemps négligés car minoritaires.

Au delà d’une histoire d’amour intense et tumultueuse, c’est un nouveau monde que j’ai découvert à travers ce roman. Il est vrai qu’en tant « qu’entendante » je ne me suis jamais vraiment posé la question de ce que ressentent et vivent les personnes sourdes ou malentendantes. Notre quotidien est en fait peu ou pas adapté à ce handicap et les difficultés sont nombreuses. Les interactions sociale sont souvent compliquées peu de choses au final sont faites pour qu’entendants et sourds puissent se rejoindre.

Elodie Torrente réussi à mêler dans son roman histoire d’amour et histoire tout court et j’ai beaucoup appris sur les progrès fait pour « donner la parole » aux sourds. L’auteur a fait sans nul doute un important travail de recherche sur ce sujet qu’elle maîtrise parfaitement. De plus, cette histoire se lit avec plaisir tant l’écriture est vive, enthousiaste, moderne et fluide.

J’ai vraiment passé un bon moment de lecture en compagnie de Nina et Sullivan et leur histoire hors du commun.

A découvrir!

NB: Ce roman sort chez NDB Editions le 4 mai 2018 ;-)  

Publié dans:Livres, Service Presse |on 4 mai, 2018 |Pas de commentaires »

« 13 à table » par un collectif d’auteurs – Edition 2018

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J’aime beaucoup ce petit rendez-vous annuel pour la bonne cause.

Avec 5 euros, j’ai la perspective double de me faire plaisir et d’apporter ma petite contribution au Restos du cœur (4 repas distribués).

Cette année encore, je me suis régalée à lire les 13 nouvelles que composent ce recueil avec des auteurs venant d’horizons et de styles très différents: de Françoise Bourdin à Maxime Chattam en passant par Romain Puértolas et Leïla Slimani, les histoires se succèdent sur le thème de l’amitié.

Deux nouvelles m’ont cependant passablement déçue. Françoise Bourdin ouvre le bal avec « Tant d’amitié ». Max et Adrien sont deux amis de toujours qui pourtant n’ont pas du tout la même façon de vivre: tandis que le premier est marié avec la ravissante Céline et dirige son propre restaurant, le second lui, est coureur et profite à fond de sa vie de célibataire. Alors lorsque Céline se met à s’absenter régulièrement pour divers prétextes, Max ne peut s’empêcher d’échafauder toutes sortes de scénario… une histoire attendue, prévisible, sans beaucoup de relief au final. J’ai même envie de dire un peu facile.

Christian Jacq dans « Amitiés égyptiennes » explore les anecdotes d’amitiés célèbres au temps des pharaons. Ce récit historique n’a pas retenu mon attention à cause de sa rédaction plutôt professorale. J’ai eu l’impression de lire un cours d’histoire.

Et puis il y a ceux qui vous promettent toujours un bon moment de lecture et qui ne vous déçoivent jamais:

« Je suis Li Wei » de Michel Bussi conte une amitié virtuelle entre une jeune chinoise qui subi la guerre dans son pays, retranchée dans la cave de sa maison avec sa famille et Abby, jeune française désireuse d’aider son amie lointaine mais complétement démunie. Cette histoire forte en émotion parce que très actuelle et en même temps intemporelle m’a beaucoup touchée. Elle rappelle que l’amitié c’est déjà ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure, se préoccuper des autres et agir… un final magnifique d’humanité.

Mon chouchou depuis quelques années s’appelle Romain Puértolas. Avec « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » le ton était donné. Décalé et plein d’humour, l’auteur parvient à chaque fois à faire mouche en nous parlant de sujets graves avec une ironie clownesque et délirante qui n’appartient qu’à lui. Dans « L’incroyable stylo Bic quatre couleurs de Benjamin Bloom », nous suivons donc les pérégrinations … d’un stylo. Meilleur et fidèle ami de l’écrivain Benjamin Bloom, il disparaît mystérieusement juste avant une importante séance de dédicaces. Effondré, l’auteur refuse tout bonnement de rencontrer ses lecteurs et se terre dans sa chambre d’hôtel. Mais où est donc ce maudit stylo? Par un concours de circonstances hautement improbable, il va voyager dans différents pays et même atterrir entre les mains de… non je ne vous dit pas, vous n’aurez qu’à le lire pour savoir! Une belle leçon d’amitié doublée d’un avertissement sur le comportement des dirigeants de notre monde.

Une mention spéciale également à Karine Giébel qui s’est éloignée de son style habituel avec un texte plein de sensibilité et sobrement intitulé « L’escalier ». L’histoire de Madhi, jeune garçon pauvre qui chaque jour attend dans les escalier de son immeuble que sa mère rentre du travail. Jusqu’au jour où une rencontre régulière va prendre une autre dimension et lui apporter joie, attention et beaucoup de tendresse.

Malgré quelques points négatifs,  ce recueil est un joli petit plaisir à se faire… pour la bonne cause ;-) !!!

 

Publié dans:Livres |on 7 février, 2018 |Pas de commentaires »

« Le reste de leur vie » de Jean Paul Didierlaurent

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Un thanatopracteur – art de prendre soin des morts avant de les présenter à la famille – et sa grand mère font la connaissance par hasard – ou presque – de Samuel, un vieil homme très malade et de Manelle, son aide à domicile.

Ensemble, ils s’embarquent pour un funeste voyage vers la Suisse qui leur réserve bien des surprises…

J’avais déjà adoré le premier roman de Jean Paul Didierlaurent, « Le liseur du 06h27″, une histoire joliment poétique et délicate qui m’avait procuré beaucoup d’émotions. Ce second livre est aussi bon.

Il fait la part belle au service à la personne dans toute sa dimension humaine. Manelle prend un réel plaisir à passer du temps avec ses clients, des personnes âgées, plus ou moins seules, dont la présence de la jeune femme permet de mettre un peu de vie et de lien dans leur morne routine. Ambroise, le jeune thanatopracteur, lui s’acquitte de son métier avec délicatesse et respect pour ces hommes et ces femmes décédés et s’appliquent à leur rendre un visage serein avant leur dernier voyage.

On voit bien, en partie, où l’auteur veut nous emmener mais on s’y laisse glisser avec bonheur. Pourquoi? Parce que c’est bien écrit, agréablement optimiste et joyeux malgré la mort qui rôde, les personnages sont attachants et j’y ai découvert un métier peu connu et pourtant nécessaire.

Je vous conseille la lecture de ce roman et je suis fière de me dire (oui je sais je vais faire preuve d’un peu de chauvinisme) que l’auteur vit à quelques dizaines de kilomètre de moi! Pour ceux qui connaisse, il est originaire de La Bresse ;-)

 

Publié dans:Livres |on 20 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

« Fin de ronde » de Stephen King

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Dans la chambre 217  du service des traumatismes crâniens, dit Le Bocal, Brady Hartsfield végète depuis cinq longues années.

Auteur du Massacre à la Mercedes qui couta la vie à 8 personnes, il s’apprêtait à exécuter bons nombre d’innocents lors d’un concert en se faisant exploser lorsque Bill Hodges et son acolyte Holly Gibney sont intervenus et l’ont réduit à l’état de légume. Depuis, les médecins estiment les lésions profondes et l’état du tueur irréversible. Mais le loup sommeille en attendant son heure…

Lorsque Bill et Holly, à présent à la tête de Finders Keepers, leur agence de détective privé, sont amenés à enquêter sur une affaire de meurtre-suicide, le lien avec Brady Hartsfield leur saute au yeux et c’est le début d’une enquête dangereuse et quasi surnaturelle.

Une vingtaine de pages au début nous plonge dans l’horreur la plus totale avec une scène d’apocalypse: une voiture folle sème la panique devant le City Center en fauchant les passants.

Une vingtaine de pages à la fin  nous donne le frisson grâce à un dénouement sur les chapeaux de roues, intense et palpitant.

Voilà. Vous avez selon moi l’essentiel de ce qu’il y a à retenir de de roman du grand Stephen King. Entre les deux, une intrigue que l’on devine assez aisément quand le connaît le bonhomme et de long, long retours en arrière et résumés de ce qui constitue l’essentiel des deux précédents opus.

A ma décharge, je n’ai pas lu  »Mr Mercedes » et  »Carnets noirs ». Mais nul besoin pour découvrir la fin de cette trilogie puisque Stephen King nous (re)donne toute l’histoire.

Personnellement, et apparemment mon avis de détache un peu de la masse, je suis assez déçue. J’ai même dû lutter pour terminer de lire ce roman. Pourtant, j’adore cet auteur qui fut le premier à me faire découvrir le genre fantastique/horreur avec, entre autre le très efficace  »Ça ».

Un de ses talents demeure toutefois intact: nous présenter avec brio et force détails des personnages secondaires dans de courts chapitres, ce qui donne infiniment de force au récit principal. Un peu comme dans le fléau où l’auteur nous faisait suivre des passages de vies de certaines personnes infectées, donnant une dimension microscopique d’un phénomène de grande ampleur.

A noter aussi une réflexion intéressante sur l’addiction aux écrans, la grande maladie de notre époque, et la résonance particulière que les meurtres de masse perpétrés par Brady Hartsfield dans ce roman ont pour chacun d’entre nous – 14 juillet 2016 – pour ne citer pudiquement que celui-là.

Publié dans:Livres |on 26 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

« Meutres pour rédemption » de Karine Giébel

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989 pages dans la version poche du roman de Karine Giébel, rien que ça!

Il y avait bien longtemps qu’une lecture aussi dense ne m’avait pas autant accaparée.

Car elle sait y faire Karine. Son domaine de prédilection: l’enfermement sous toutes ses formes. Psychologique dans l’inoubliable  »Juste une ombre », physique et pervers avec  »Les morsures de l’ombre »…

Ici, l’auteure nous entraîne dans les méandres d’une prison au côté de Marianne, 20 ans et déjà condamnée à perpétuité pour meurtres et dresse un portrait édifiant et terrifiant des geôles françaises: violence des matons, des prisonniers entre eux, perversion, conditions de vie éprouvantes… La prison, c’est la jungle et Marianne le fauve toujours sur la défensive, incontrôlable et qui rend coup pour coup. Seules quelques étincelles de vie lui laissent entrevoir que la vie vaut la peine d’être vécue.

Et puis un jour, une porte s’ouvre. Celle de la sortie, de la liberté. Mais ce qu’on lui demande en échange vaut-il la rédemption?

Malgré quelques longueur – 989 pages faut-il le rappeler? – ce roman est une bombe. Impossible de rester insensible aux différents personnages qui jalonnent cette cavalcade terrifiante.

Marianne, c’est une enfant apeurée et malheureuse, enfermée (toujours ce thème!!!) dans un corps de meurtrière presque malgré elle; Daniel, le maton qui va se révéler au contact de la jeune femme et Franck, qui apparaîtra un peu plus tard dans l’histoire, deux hommes qui sauront voir au-delà des apparences et de la cruauté.

Karine Giébel nous conte l’intense quête d’une femme marquée par le sang et la mort.

Enorme!

ps: Karine le choix du prénom n’est pas innocent n’est ce pas?

 

 

 

Publié dans:Livres |on 19 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

« Titania 3.0  » de Pauline Pucciano

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Titania est une icône des réseaux sociaux. Suivie par des millions de followers, elle modifie son apparence au gré de ses envies.

Jan est un jeune homme solitaire, poète à ses heures.

Leur rencontre improbable va pourtant donner lieu a un véritable coup de foudre. Cependant, les choses se compliquent lorsqu’un officier de police somme Jan d’enquêter sur la jeune femme. Tout un pan de sa vie interroge: son train de vie luxueux, sa  solitude, sa tristesse, ses liens avec Morgane Corp., une multinationale puissante dont l’activité principale est le prélèvement et la revente d’organes.

Jan va prendre tous les risques pour sauver sa belle, quitte à devenir un HR, un Hors Réseau.

Un roman d’anticipation qui dépeint avec un grand réalisme, le Paris tel qu’il pourrait le devenir au XXIIème siècle. La vie est désormais régie par les réseaux sociaux et l’argent. Hyper connectés, les hommes et les femmes sont prisonniers de cet univers factice dans le quel leur moindre geste est scruté avec attention par une police véreuse et dirigée par de grandes multinationales. Si cette vision du futur dérange et fait froid dans le dos, il faut bien reconnaître qu’elle se fonde sur un présent qui y ancre déjà pas mal d’aspect négatifs: fossé qui se creuse entre HR et le reste de la population (nos SDF actuels), réseaux sociaux qui isolent plus qu’ils ne réunissent, soins médicaux de plus en plus onéreux qui laissent les plus pauvres dans une grande précarité, volonté de se transformer physiquement de plus en plus possible par les progrès de la sciences…

… et un sujet tabou qu’aborde l’auteur comme une possibilité proche: le commerce d’organes.

Récit d’une histoire d’amour sur fond de scandale, traque haletante, recherche de la vérité et découverte des ses origines, ce roman explore avec infiniment de cohérence nos dérives actuelles.

A noter que la suite, Titania 4.0, doit sortir cet automne.

Publié dans:Livres |on 13 août, 2017 |Pas de commentaires »
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