Archive pour la catégorie 'Livres'

« L’Hôtel des coeurs en miettes » de Deborah Moggach

hotel des coeurs en miettes

Amateur(es) d’humour british et de situations cocasses, ce livre est pour vous!

Russell a 70 ans, ancien acteur au succès mitigé, trois fois marié (et autant de fois séparé…) il est père de 5 enfants de 4 femmes différentes. Las de la vie londonienne, trop trépidante et bruyante pour lui, il aspire à présent à une vie plus calme et proche de la nature.

La chance lui sourit lorsqu’il apprend qu’il hérite du Bed & Breakfast perdu dans la campagne anglaise de Bridie, l’une de ses anciennes « amies » . Seule ombre au tableau, Russell ne sait rien faire de ses dix doigts et la maison d’hôtes et son jardin sont en piteux état.

Fort de son seul et unique talent d’orateur et de son expérience passée dans ses relations avec les femmes, il a alors une idée complétement folle: organiser des séminaires pour divorcés et leur apprendre tout ce qu’ils déléguaient auparavant à leur moitié. Au programme, bricolage, jardinage, mécanique… De quoi être autonome et remettre le Bed & Breakfast en état à l’oeil.

Mais les rencontres entre ces « coeurs en miettes » vont donner lieu à de surprenantes situations et rien ne va tourner comme prévu!

Un roman sans prétention mais divertissant qui donne envie de lâcher prise et de se laisser porter au gré de cette galerie de personnages farfelus.

Un livre qui parle aussi de la difficulté de rencontrer la « bonne personne » et qui adresse un message optimiste: Love is everywhere!

Publié dans:Livres |on 28 avril, 2020 |Pas de commentaires »

« Mille petits riens » de Jodi Picoult

mille petits riens

Kennedy est avocate de la défense publique. Convaincue que sa place est auprès des plus démunis, elle a renoncé à faire fortune pour se consacrer à une certaine idée de la justice.

Lorsqu’elle rencontre Ruth Jefferson, certaines de ses certitudes volent en éclats. En effet, cette sage-femme qui exerce son métier avec passion depuis plus de vingt ans est accusée d’avoir tué Davis Bauer, le bébé du couple que forme Turk et Brittany.

Un crime grave et d’autant plus complexe à juger car le couple appartient à un groupe de suprémacistes blancs et Ruth est la seule soignante noire de la maternité.

Alors que le procès se déroule dans une ambiance tendue où chaque partie tente de mettre à l’épreuve le professionnalisme de Ruth, une question plane et résonne de plus en plus fort dans les couloirs du tribunal: la couleur de peau de la jeune femme ne la condamne-t-elle pas d’avance?

Ce roman percutant dénonce la violence ordinaire du racisme.

A quel point est-on haineux de l’autre? Ou pense-t-on ne pas l’être? Qu’est ce qui fait qu’encore à notre époque la couleur de peau est source de tant de discriminations? Comment le vivent les principales victimes?

Dans ce livre, Jodi Picoult évite l’écueil du débat manichéen et se penche au contraire sur ces mille petits riens qui nous éloignent ou nous rapprochent les uns des autres. Au fil de l’histoire, un vrai suspense s’instaure et jusqu’au bout du roman, le lecteur est baladé de surprises en révélations. Les protagonistes ne sont pas toujours là où on les attend…

Un roman captivant, édifiant et finalement pas si pessimiste que ça sur la condition humaine… à découvrir!

Publié dans:Livres |on 26 avril, 2020 |Pas de commentaires »

« Le joueur de billes » de Cecelia Ahern

le joueur de billes

Sabrina, la trentaine, mariée et mère de 3 enfants est maître-nageur. Une vie monotone et banale.

Epuisée, elle passe son temps à jongler entre ses différents rôles de mère, d’épouse, de femme et de fille. Elle rend régulièrement visite à son père, victime d’un AVC un an auparavant et qui séjourne depuis à l’hôpital, nettement diminué physiquement et psychologiquement: sa mémoire lui fait défaut et il peine souvent à se souvenir des gens et des événements de sa vie.

L’équilibre émotionnel précaire de la jeune femme est menacé le jour où elle découvre le contenu de cartons qu’un livreur vient de déposer à son père: de nombreuses billes précieusement rangées et classées dans un registre dans lequel il a consigné leurs aspects, leurs provenances et leurs valeurs. Un choc pour Sabrina. Elle réalise tout à coup qu’elle ignore qui est réellement son père et qu’un pan complet de sa vie lui est totalement inconnu. Qui est vraiment Fergus Boggs?

Interrogée, la propre mère de Sabrina n’est pas en mesure de lui fournir plus d’indices. Elle décide alors de s’échapper une journée de son quotidien  pour aller à la rencontre de ce père qu’elle connaît si peu, si mal.

Cecelia Ahern, l’auteure de l’inoubliable « PS: I love you », affectionne les héroïnes un peu bancales: bien que Sabrina soit une personne extrèmement dévouée à ses proches, elle est aussi une femme peu épanouie et tellement secrète qu’elle semble inaccessible pour son mari Aidan, désespéré à l’idée que leur mariage puisse sombrer par si peu de proximité.

Ce roman est un peu construit comme un parcours initiatique. Alternant les chapitres où Fergus Boggs, le père de Sabrina raconte sa vie d’enfant d’une famille nombreuse, puis d’homme cloisonnant ses deux vies et ceux où la jeune femme  « enquête », on découvre avec elle la personnalité complexe d’un homme sous pression: travailleur, débrouillard, menteur, dissimulateur, d’une incroyable dextérité et surtout terriblement secret. Allant de révélations en révélations, Sabrina apprend à connaître l’homme au-delà du père mais également à comprendre qui elle est vraiment.

« Le joueur de billes », c’est l’histoire d’une fille qui va à la rencontre de son père et surtout d’elle-même parce que pour savoir qui nous sommes, il faut déjà savoir d’où l’on vient.

Publié dans:Livres |on 8 mars, 2020 |Pas de commentaires »

« Ciao Bella » de Serena Giuliano

ciao bella

 

* musique de fond pour la douceur Rose Ciao Bella *

Il y a trop longtemps que je n’ai pas écrit une chronique sur ce blog.

Faute de temps, faute d’envie et avec l’impression gênante de ne pas réussir à trouver un livre qui me fasse vibrer… aurais-je perdu mon modjo littéraire?

Mais heureusement depuis, j’ai fait du chemin et j’ai quelques bonnes histoires à vous recommander. Commençons avec celle-ci que j’achève presque à l’instant.

Anna est bourrée de phobies. Des petites, des grosses, des farfelues, d’autres plus sévères.

Après avoir vécu une première grossesse désastreuse, elle aborde avec encore plus d’angoisses d’être à nouveau enceinte. Une thérapie lui apparaît donc comme une potentielle solution à son désarroi.

Le roman s’étale sur 8 ans (2010 – 2018) ce qui nous permet de suivre l’évolution de cette jeune italienne à l’humour percutant et corrosif. A travers ses séances, elle dévoile un pan de sa jeunesse pas très heureuse, son déracinement lors de son départ de l’italie vers la France, son manque d’estime pour elle-même, ses rêves qui lui semble inaccessible.

Ce roman est une jolie leçon de vie. Anna sent bien à un tournant de sa vie, sa seconde grossesse, qu’il est temps de faire face à ses peurs, ses angoisses et ses traumatismes. Bien qu’elle tente depuis toujours de trouver des parades à ses « handicaps » dans la vie de tous les jours, la jeune femme est lasse de cette situation et souhaite trouver le chemin d’une vie plus sereine. Elle se sent parfois tellement démunie face à la vie avec l’impression tenace de ne pas être à hauteur que ça en devient pesant.

L’enfance en nous n’est jamais bien loin finalement.

Il faut apprendre à comprendre ce qui s’est joué à cette période de la vie et l’apprivoiser pour avancer vers un futur plus lumineux.

Ce roman est résolument porteur d’ondes positives. On passe facilement d’une émotion qui nous serre la gorge à un rire franc et libérateur. Un roman dans lequel il n’y a que bienveillance et amour, le tout illuminé par un chaud soleil italien qui semble nous réchauffer la peau… et le coeur.

Et on comprend que le pardon libère, que croire en soi est le premier moteur pour se dépasser et réaliser ses rêves et que, définitivement, préparer des carbonaras digne de ce nom, c’est vraiment une affaire italienne!

Publié dans:Livres |on 25 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

« Une évidence » d’Agnès Martin-Lugand

une evidence

Dans la vie, on fait parfois des choix dont on est loin de mesurer les conséquences.

Sur le moment, on trouve ça très clair, simple, évident et on se dit que, vu la situation, de toute façon comment faire autrement?

C’est ce que s’est dit Reine il y a 17 ans.

Aujourd’hui, elle partage sa vie entre son fils Noé et son travail dans une agence de communication qu’elle gère en association avec Paul, son complice depuis des années.

Mais le passé aime à se rappeler aux êtres à la façon d’un boomerang que l’on a pas vu revenir et Reine va devoir faire face. Va-t-elle trouver la courage d’assumer ses choix? Comment les justifier et surtout, les êtres qu’elle aime le plus au monde vont-ils lui pardonner ce qui risque de changer leurs vies à tout jamais?

Ce nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand plante son décor sur les remparts de Saint Malo. La beauté de cette ville au passé jalonnée de contes et légendes nous happe dès le début du récit et j’ai eu la sensation de sentir le vent de l’océan me fouetter le visage et de sentir l’odeur des embruns me cerner  tandis que surgissent les fantômes des pirates, flibustiers et explorateurs les plus connus des livres d’aventures: Surcouf, Duguay-Trouin et Jacques Cartier… des histoires dans l’histoire…

Les personnages m’ont beaucoup touchés par leur sincérité et surtout Reine, perdue entre la vie qu’elle s’est construite sur un mensonge plutôt commode et la nécessité de faire face et de voir son monde se briser en mille morceaux. Je l’ai trouvé admirable et d’un grand courage : affonter sa plus grande peur représente un défi immense auquel elle face d’une manière incroyable.

Un roman très humain comme Agnès Martin-Lugand sait nous en offrir, une histoire de vie comme il en existe des millions où chacun peut se retrouver, y tirer des leçons. Dans chaque histoire, il y a un homme ou une femme qui a souffert, qui s’est retouvé seul(e) et a dû faire face comme il/elle pouvait à une situation, pas toujours de la meilleure façon qui soit mais qui est-on pour juger?

L’amour est souvent notre seul point de repère…

Publié dans:Livres |on 3 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

« Parenthèse nomade: 1 an de voyage en famille » de Carine et Nicolas Poirier

parenthese nomade

Qui ne s’est pas dit au moins une fois dans sa vie « Et si on allait voir ailleurs si on y est? ».

Fermer temporairement la porte de la routine quotidienne et aller explorer d’autres horizons, c’est le rêve accompli par Carine et son mari Nicolas accompagnés de leurs deux enfants, Nathan et Clément. Tous les quatre, à bord d’un camping car, ils vont sillonner le Canada, les Etats Unis et le Mexique.

Une expérience unique relatée tantôt par Carine, tantôt par Nicolas. L’occasion pour nous , lecteurs émerveillés, de confronter leurs visions et leurs sentiments face aux petits tracas, aventures et découvertes de la famille.

J’ai beaucoup aimé ce récit de voyage, raconté avec beaucoup de simplicité et d’émerveillement. A travers les yeux de Carine et Nicolas, j’ai découvert surtout des paysages grandioses et une faune et une flore incroyable, sauvage, magnifique… Une vraie rencontre brute directe avec un pays, une ouverture sur le monde pour enfants et parents qui ne peut que laisser rêveur avec une envie dévorante d’accomplir soi-même le périple!

Si ce genre d’aventure vous titille vous aussi, je vous conseille la lecture de cet entraînant récit que vous pouvez compléter avec le blog de Carine.

Publié dans:Livres |on 1 mai, 2019 |Pas de commentaires »

« Rendez-vous au CupcakeCafé » de Jenny Colgan

Rendez-vous-au-Cupcake-Cafe

Je ne peux pas résister. Les romans « feel-good » comme il est coutume de les appeler, me font souvent du pied et à chaque fois je craque.

Surtout que Jenny Colgan à la recette. Et ce n’est pas rien de le dire…

Si vous avez lu « La petite boulangerie du bout du monde », « Une saison à la petite boulangerie » et « Noël à la petite boulangerie », réfugiez-vous dans le chaleureux Cupcake Café d’Izzy, vous retrouverez avec bonheur ce qui fait le succès de des livres de l’auteure.

Sinon, petit topo: Izzy bosse dans l’immobilier et couche avec son patron, un homme aussi beau qu’arrogant. Du jour au lendemain, des restrictions budgétaires font tout perdre à la jeune femme. Plus de travail, plus de petit ami. La loose. Alors qu’Izzy se morfond et se demande comment elle va retrouver du travail, une idée s’impose petit à petit à elle: son talent, c’est la pâtisserie. elle a passé toute son enfance avec son grand-père doué et passionné de pâtisserie dont elle a hérité le talent. Ajoutez à cela un petit local abandonné dans une impasse de son quartier et la reconversion est toute trouvée! C’est ainsi que le Cupcake Café voit le jour. Il faudra cependant beaucoup de courage et de persévérance à la jeune femme pour parvenir à faire de se changement de vie une réussite… tant personnelle que professionnelle. mais elle pourra compter sur l’aide de ses amis et du séduisant Austin.

Que dire de plus? Ce roman se déguste comme un gâteau. C’est tout doux, léger, sucré mais pas écoeurant.

A lire par temps de pluie, anti-déprime assurée…

… et si vous voulez vous improviser pâtissière, Jenny Colgan a pensé à tout: les recettes sont dans le roman!

Publié dans:Livres |on 10 février, 2019 |Pas de commentaires »

« La chambre des merveilles » de Julien Sandrel

La-Chambre-des-merveilles

 

Lorsque je finis un roman, j’ai pour habitude de confronter mon ressenti à celui des autres lecteurs. Beaucoup comme moi ont apprécié l’histoire mais d’autres… pour le coup, je dois dire que j’ai été choquée…

« Dire qu’on abat des arbres pour ça » « Niais » « Je crois n’avoir jamais lu pire »…. wahou pourquoi tant de haine?

Bon reprenons depuis le début.

La couverture et le titre sont très attirants. Des couleurs chatoyantes, extrèmement gaies et les quelques mots nous laisse entrevoir de bien belles choses.

Pourtant l’histoire est sombre: Louis, un jeune garçon de 12 ans est victime d’un grave accident de la circulation. Alors qu’il circule sur son skate board, il est heurté de plein fouet par un camion et sombre dans un profond coma. A ces circonstances terribles, s’ajoute la culpabilité de Thelma, sa mère. Au moment de l’accident, elle était au téléphone avec son patron alors que son fils essayait vainement d’attirer son attention. Blessé par son manque d’intérêt, l’adolescent a été imprudent. Et les conséquences, terribles. Et Thelma ne se pardonne pas d’avoir été aussi négligente avec son fils et d’avoir vécu ces dernières années aussi accaparée par un travail dont elle saisit alors toute la superficialité.

Le personnel médical semble plutôt pessimiste quant à un éventuel réveil du jeune garçon. Alors, lorsque Thelma tombe sur le carnet « des merveilles » de son fils, elle s’y accroche et décide de réaliser chacune de ses merveilles. Pour que les rêves de son fils vivent quoiqu’il se passe.

S’il est vrai que l’auteur a pris quelques libertés avec la réalité (le hasard de certaines rencontres, certaines réalisations de « merveilles » paraissent improbables ou incroyables), il n’en reste néanmoins que ce roman est plaisant à lire, rempli d’optimisme, de romantisme, de culot et de tendresse. Je ne crois pas qu’un tel livre mérite des critiques aussi violentes… Lisez un livre de Christine Angot, croyez moi, vous reverrez votre copie!!! Quand on est parent, on a souvent l’impression de faire mal ou pas assez. Ce livre c’est aussi transmettre un message: il n’est jamais trop tard pour essayer de mieux faire même quand la situation paraît désespérée. Avec ses enfants ou avec ceux que l’on aime d’une façon plus générale.

Personnellement , je trouve que ce livre vaut le coup d’être ouvert et lu. J’ai vraiment passé un bon moment.

Publié dans:Livres |on 2 février, 2019 |Pas de commentaires »

« 100 pages blanches » de Cyril Massarotto

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Lorsque le notaire en charge de la succession de son grand père annonce à son petit fils le contenu de son héritage, c’est la déception: alors que ses soeurs jumelles se répartisssent avoirs et biens immobiliers, lui n’aura qu’un étrange carnet en cuir dont l’intérieur contient des pages blanches numérotées de 1 à 100. Pourtant le vieil homme l’assure dans sa lettre posthume: c’est lui qui hérite du bien le plus précieux.

Intrigué malgré tout et convaincu de l’amour que lui portait le vieil homme, notre héros accepte de jouer le jeu et de faire ce qui lui est demandé: écrire un souvenir sur chacune des pages.

Une révélation! Ce carnet recèle un pouvoir surprenant qui va amener le jeune homme dans des aventures cocasses et jubilatoires.

Je crois l’avoir déjà dit: Cyril Massarotto est l’un de mes chouchous littéraires, une valeur sûre. Dans cette histoire nostalgique, les souvenirs et notre vision d’eux ont la part belle. Mais que voit-on de notre vie quand on se retourne? Vit-on les choses de la même manière que 10, 20 ou 30 ans en arrière? Le héros de ce roman va devoir reconsidérer bien des aspects de sa vie s’il veut avancer.

Ce roman m’a énormément touché. La mélancolie du temps passé, des gens disparus, des moments oubliés et qui resurgissent dans votre esprit par surprise, je trouve ça infiniment beau et triste à la fois. Cyril Massarotto me plaît par rapport à ça. Son rapport au temps qui passe et aux gens que l’on aime (ou que l’on a aimé) est très juste sans pathos mais avec beaucoup de drôlerie et de délicatesse.

Un récit drôle, tendre, attachant, très nostalgique et surtout hyper émouvant. Et je ne peux que vous conseiller également du même auteur « Quelqu’un à qui parler » , « Click and love » et l’excellent « Dieu est un pote à moi ».

Publié dans:Livres |on 31 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

« Le choix des autres » de Françoise Bourdin

Le-Choix-des-autres

Deux couples de trentenaires et leurs deux enfants vivent en parfaite harmonie dans un immense chalet sur les hauteurs de Gap.

Le retour de l’ex-mari de Clémence va jeter le trouble dans cette belle entente et raviver désirs et tensions. Reste à savoir si l’amitié de ces quatre adultes saura résister à cette épreuve.

Dans ce énième roman, Françoise Bourdin, aborde, comme à son habitude, des thèmes chers à son coeur avec pour toile de fond les magnifiques paysages enneigés des Alpes-de-Haute-Provence. Elle y sublime l’amitié par un concept idéaliste (et qui fait rêver par certains côtés) dans le vent ces dernières années: la cohabitation entre familles. Imaginez-vous vivre dans une magnifique et immense maison avec votre amoureux(se), vos enfants et vos meilleurs amis. Eclats de rires, repas partagés, entraide… un équilibre pourtant fragile lorsqu’un élément extérieur vient se glisser dans cette organisation en apparence parfaite.

Etienne, l’ex-mari de Clémence, est un homme violent, misogyne, emporté et revanchard. Bien décidé à récupérer la jeune femme, qu’il considère comme lui appartenant, il va multiplier les ingérences et avec lui vient le temps de la méfiance, de la jalousie et de la remise en question. Le comportement inquiétant de cet homme pose aussi la question des violences faites aux femmes et de l’emprise qu’un homme peut exercer sur sa conjointe, même séparé, même des années après.

Peut-on définitivement se sortir de cette spirale infernale quand on a vécu les coups, le harcèlement, les brimades?

Françoise Bourdin excelle dans ces récits familiaux où l’on se retrouve forcément à un moment donné. Amour, amitié, passion, remise en question, projet de vie, tout contribue à nous rapprocher des personnages et de leurs émotions.  La lecture est toujours plaisante, agréable et rapide. Une fois commencé, l’histoire est prenante et j’ai tout lu d’une traite (ou presque).

Publié dans:Livres |on 31 janvier, 2019 |Pas de commentaires »
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