Archive pour la catégorie 'Livres'

« Une évidence » d’Agnès Martin-Lugand

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Dans la vie, on fait parfois des choix dont on est loin de mesurer les conséquences.

Sur le moment, on trouve ça très clair, simple, évident et on se dit que, vu la situation, de toute façon comment faire autrement?

C’est ce que s’est dit Reine il y a 17 ans.

Aujourd’hui, elle partage sa vie entre son fils Noé et son travail dans une agence de communication qu’elle gère en association avec Paul, son complice depuis des années.

Mais le passé aime à se rappeler aux êtres à la façon d’un boomerang que l’on a pas vu revenir et Reine va devoir faire face. Va-t-elle trouver la courage d’assumer ses choix? Comment les justifier et surtout, les êtres qu’elle aime le plus au monde vont-ils lui pardonner ce qui risque de changer leurs vies à tout jamais?

Ce nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand plante son décor sur les remparts de Saint Malo. La beauté de cette ville au passé jalonnée de contes et légendes nous happe dès le début du récit et j’ai eu la sensation de sentir le vent de l’océan me fouetter le visage et de sentir l’odeur des embruns me cerner  tandis que surgissent les fantômes des pirates, flibustiers et explorateurs les plus connus des livres d’aventures: Surcouf, Duguay-Trouin et Jacques Cartier… des histoires dans l’histoire…

Les personnages m’ont beaucoup touchés par leur sincérité et surtout Reine, perdue entre la vie qu’elle s’est construite sur un mensonge plutôt commode et la nécessité de faire face et de voir son monde se briser en mille morceaux. Je l’ai trouvé admirable et d’un grand courage : affonter sa plus grande peur représente un défi immense auquel elle face d’une manière incroyable.

Un roman très humain comme Agnès Martin-Lugand sait nous en offrir, une histoire de vie comme il en existe des millions où chacun peut se retrouver, y tirer des leçons. Dans chaque histoire, il y a un homme ou une femme qui a souffert, qui s’est retouvé seul(e) et a dû faire face comme il/elle pouvait à une situation, pas toujours de la meilleure façon qui soit mais qui est-on pour juger?

L’amour est souvent notre seul point de repère…

Publié dans:Livres |on 3 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

« Parenthèse nomade: 1 an de voyage en famille » de Carine et Nicolas Poirier

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Qui ne s’est pas dit au moins une fois dans sa vie « Et si on allait voir ailleurs si on y est? ».

Fermer temporairement la porte de la routine quotidienne et aller explorer d’autres horizons, c’est le rêve accompli par Carine et son mari Nicolas accompagnés de leurs deux enfants, Nathan et Clément. Tous les quatre, à bord d’un camping car, ils vont sillonner le Canada, les Etats Unis et le Mexique.

Une expérience unique relatée tantôt par Carine, tantôt par Nicolas. L’occasion pour nous , lecteurs émerveillés, de confronter leurs visions et leurs sentiments face aux petits tracas, aventures et découvertes de la famille.

J’ai beaucoup aimé ce récit de voyage, raconté avec beaucoup de simplicité et d’émerveillement. A travers les yeux de Carine et Nicolas, j’ai découvert surtout des paysages grandioses et une faune et une flore incroyable, sauvage, magnifique… Une vraie rencontre brute directe avec un pays, une ouverture sur le monde pour enfants et parents qui ne peut que laisser rêveur avec une envie dévorante d’accomplir soi-même le périple!

Si ce genre d’aventure vous titille vous aussi, je vous conseille la lecture de cet entraînant récit que vous pouvez compléter avec le blog de Carine.

Publié dans:Livres |on 1 mai, 2019 |Pas de commentaires »

« Rendez-vous au CupcakeCafé » de Jenny Colgan

Rendez-vous-au-Cupcake-Cafe

Je ne peux pas résister. Les romans « feel-good » comme il est coutume de les appeler, me font souvent du pied et à chaque fois je craque.

Surtout que Jenny Colgan à la recette. Et ce n’est pas rien de le dire…

Si vous avez lu « La petite boulangerie du bout du monde », « Une saison à la petite boulangerie » et « Noël à la petite boulangerie », réfugiez-vous dans le chaleureux Cupcake Café d’Izzy, vous retrouverez avec bonheur ce qui fait le succès de des livres de l’auteure.

Sinon, petit topo: Izzy bosse dans l’immobilier et couche avec son patron, un homme aussi beau qu’arrogant. Du jour au lendemain, des restrictions budgétaires font tout perdre à la jeune femme. Plus de travail, plus de petit ami. La loose. Alors qu’Izzy se morfond et se demande comment elle va retrouver du travail, une idée s’impose petit à petit à elle: son talent, c’est la pâtisserie. elle a passé toute son enfance avec son grand-père doué et passionné de pâtisserie dont elle a hérité le talent. Ajoutez à cela un petit local abandonné dans une impasse de son quartier et la reconversion est toute trouvée! C’est ainsi que le Cupcake Café voit le jour. Il faudra cependant beaucoup de courage et de persévérance à la jeune femme pour parvenir à faire de se changement de vie une réussite… tant personnelle que professionnelle. mais elle pourra compter sur l’aide de ses amis et du séduisant Austin.

Que dire de plus? Ce roman se déguste comme un gâteau. C’est tout doux, léger, sucré mais pas écoeurant.

A lire par temps de pluie, anti-déprime assurée…

… et si vous voulez vous improviser pâtissière, Jenny Colgan a pensé à tout: les recettes sont dans le roman!

Publié dans:Livres |on 10 février, 2019 |Pas de commentaires »

« La chambre des merveilles » de Julien Sandrel

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Lorsque je finis un roman, j’ai pour habitude de confronter mon ressenti à celui des autres lecteurs. Beaucoup comme moi ont apprécié l’histoire mais d’autres… pour le coup, je dois dire que j’ai été choquée…

« Dire qu’on abat des arbres pour ça » « Niais » « Je crois n’avoir jamais lu pire »…. wahou pourquoi tant de haine?

Bon reprenons depuis le début.

La couverture et le titre sont très attirants. Des couleurs chatoyantes, extrèmement gaies et les quelques mots nous laisse entrevoir de bien belles choses.

Pourtant l’histoire est sombre: Louis, un jeune garçon de 12 ans est victime d’un grave accident de la circulation. Alors qu’il circule sur son skate board, il est heurté de plein fouet par un camion et sombre dans un profond coma. A ces circonstances terribles, s’ajoute la culpabilité de Thelma, sa mère. Au moment de l’accident, elle était au téléphone avec son patron alors que son fils essayait vainement d’attirer son attention. Blessé par son manque d’intérêt, l’adolescent a été imprudent. Et les conséquences, terribles. Et Thelma ne se pardonne pas d’avoir été aussi négligente avec son fils et d’avoir vécu ces dernières années aussi accaparée par un travail dont elle saisit alors toute la superficialité.

Le personnel médical semble plutôt pessimiste quant à un éventuel réveil du jeune garçon. Alors, lorsque Thelma tombe sur le carnet « des merveilles » de son fils, elle s’y accroche et décide de réaliser chacune de ses merveilles. Pour que les rêves de son fils vivent quoiqu’il se passe.

S’il est vrai que l’auteur a pris quelques libertés avec la réalité (le hasard de certaines rencontres, certaines réalisations de « merveilles » paraissent improbables ou incroyables), il n’en reste néanmoins que ce roman est plaisant à lire, rempli d’optimisme, de romantisme, de culot et de tendresse. Je ne crois pas qu’un tel livre mérite des critiques aussi violentes… Lisez un livre de Christine Angot, croyez moi, vous reverrez votre copie!!! Quand on est parent, on a souvent l’impression de faire mal ou pas assez. Ce livre c’est aussi transmettre un message: il n’est jamais trop tard pour essayer de mieux faire même quand la situation paraît désespérée. Avec ses enfants ou avec ceux que l’on aime d’une façon plus générale.

Personnellement , je trouve que ce livre vaut le coup d’être ouvert et lu. J’ai vraiment passé un bon moment.

Publié dans:Livres |on 2 février, 2019 |Pas de commentaires »

« 100 pages blanches » de Cyril Massarotto

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Lorsque le notaire en charge de la succession de son grand père annonce à son petit fils le contenu de son héritage, c’est la déception: alors que ses soeurs jumelles se répartisssent avoirs et biens immobiliers, lui n’aura qu’un étrange carnet en cuir dont l’intérieur contient des pages blanches numérotées de 1 à 100. Pourtant le vieil homme l’assure dans sa lettre posthume: c’est lui qui hérite du bien le plus précieux.

Intrigué malgré tout et convaincu de l’amour que lui portait le vieil homme, notre héros accepte de jouer le jeu et de faire ce qui lui est demandé: écrire un souvenir sur chacune des pages.

Une révélation! Ce carnet recèle un pouvoir surprenant qui va amener le jeune homme dans des aventures cocasses et jubilatoires.

Je crois l’avoir déjà dit: Cyril Massarotto est l’un de mes chouchous littéraires, une valeur sûre. Dans cette histoire nostalgique, les souvenirs et notre vision d’eux ont la part belle. Mais que voit-on de notre vie quand on se retourne? Vit-on les choses de la même manière que 10, 20 ou 30 ans en arrière? Le héros de ce roman va devoir reconsidérer bien des aspects de sa vie s’il veut avancer.

Ce roman m’a énormément touché. La mélancolie du temps passé, des gens disparus, des moments oubliés et qui resurgissent dans votre esprit par surprise, je trouve ça infiniment beau et triste à la fois. Cyril Massarotto me plaît par rapport à ça. Son rapport au temps qui passe et aux gens que l’on aime (ou que l’on a aimé) est très juste sans pathos mais avec beaucoup de drôlerie et de délicatesse.

Un récit drôle, tendre, attachant, très nostalgique et surtout hyper émouvant. Et je ne peux que vous conseiller également du même auteur « Quelqu’un à qui parler » , « Click and love » et l’excellent « Dieu est un pote à moi ».

Publié dans:Livres |on 31 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

« Le choix des autres » de Françoise Bourdin

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Deux couples de trentenaires et leurs deux enfants vivent en parfaite harmonie dans un immense chalet sur les hauteurs de Gap.

Le retour de l’ex-mari de Clémence va jeter le trouble dans cette belle entente et raviver désirs et tensions. Reste à savoir si l’amitié de ces quatre adultes saura résister à cette épreuve.

Dans ce énième roman, Françoise Bourdin, aborde, comme à son habitude, des thèmes chers à son coeur avec pour toile de fond les magnifiques paysages enneigés des Alpes-de-Haute-Provence. Elle y sublime l’amitié par un concept idéaliste (et qui fait rêver par certains côtés) dans le vent ces dernières années: la cohabitation entre familles. Imaginez-vous vivre dans une magnifique et immense maison avec votre amoureux(se), vos enfants et vos meilleurs amis. Eclats de rires, repas partagés, entraide… un équilibre pourtant fragile lorsqu’un élément extérieur vient se glisser dans cette organisation en apparence parfaite.

Etienne, l’ex-mari de Clémence, est un homme violent, misogyne, emporté et revanchard. Bien décidé à récupérer la jeune femme, qu’il considère comme lui appartenant, il va multiplier les ingérences et avec lui vient le temps de la méfiance, de la jalousie et de la remise en question. Le comportement inquiétant de cet homme pose aussi la question des violences faites aux femmes et de l’emprise qu’un homme peut exercer sur sa conjointe, même séparé, même des années après.

Peut-on définitivement se sortir de cette spirale infernale quand on a vécu les coups, le harcèlement, les brimades?

Françoise Bourdin excelle dans ces récits familiaux où l’on se retrouve forcément à un moment donné. Amour, amitié, passion, remise en question, projet de vie, tout contribue à nous rapprocher des personnages et de leurs émotions.  La lecture est toujours plaisante, agréable et rapide. Une fois commencé, l’histoire est prenante et j’ai tout lu d’une traite (ou presque).

Publié dans:Livres |on 31 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

« J’ai encore menti » de Gilles Legardinier

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Un nouveau Gilles Legardinier chez moi, c’est comme un nouveau Cyril Massarotto ou un Agnès Ledig: incontournable!

Pourtant, je dois bien avouer que ses deux derniers romans ont légèrement refroidi mes ardeurs…

A qui la faute? Peut être suis-je moins sensible à son humour ultra (trop?) présent dans ses romans. L’enchaînement constant de blagues, traits d’humour et comparaisons désopilantes, j’avoue que cela me lasse un peu, beaucoup. J’ai l’impression de lire un article de Biba ….

Je sais, que les fans de Gilles me pardonnent, car c’est un auteur néanmoins formidable et un homme admirable pourvu d’une telle sensibilité qu’on ne peut pas ne pas l’apprécier. Il a cette capacité, il en convient lui-même,  à écrire en se mettant à la place d’une femme tant et si bien qu’on se sent comme avec une copine. Cependant, je trouve que trop d’humour tue l’humour et prend le pas sur les sentiments et les émotions.

« J’ai encore menti! » (d’ailleurs, je n’ai pas bien compris le rapport entre le titre et l’histoire non plus…) nous narre l’histoire de Laura, une jeune femme adorable et altruiste qui, pour rendre service à une amie accompagne ses enfants pour une petite promenade en poney qui finit mal: Laura se blesse très sérieusement et perd la mémoire à un point que vous ne pouvez imaginer.

Son esprit est une feuille blanche et elle doit réapprendre comment fonctionne le monde ce qui va lui poser de nombreuses problématiques diverses et variées – non un chausse-pied ne sert pas à se lisser les cheveux et oui les gens peuvent mentir pour diverses raisons. Elle va pouvoir compter sur ses amies proches pour prendre soin d’elle mais elle devra découvrir seule le sens de cette vie et si l’amour vaut la peine de prendre des risques.

Si vous me lisez toujours à ce niveau de ma chronique, c’est que les aspects que je trouve – ça n’engage que moi – négatifs ne vous ont pas forcément découragés et que vous restez convaincus – là je vous rejoins – qu’un roman de Gilles Legardinier vaut forcément le coup d’être lu. Libérée de tout à-priori, Laura réalise que le monde dans lequel elle vit pose de nombreuses questions sur la complexité des relations humaines où l’argent et les mensonges polluent et falsifient les échanges. Grâce à sa vision très innocente de notre monde, Laura s’interroge sur les valeurs importantes qu’il faut défendre, les combats à mener, la ligne de conduite à suivre quoiqu’il arrive.

Une jolie réflexion sur la vie qui aurait mérité un brin de sérieux supplémentaire selon moi!

Publié dans:Livres |on 21 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

« Un peu, beaucoup, à la folie » de Liane Moriarty

un peu beaucoup  a la folie

Un barbecue. Un simple barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé.

Quoi de plus classique et ordinaire? Sauf que cette journée va tourner au cauchemar.

Erika et Oliver exercent la profession de comptable et sont, dans la vie privée comme au travail aussi irréprochables que névrosés. La faute à une enfance  difficile et malheureuse.

Clémentine, la meilleure amie d’Erika et son mari Sam, sont les heureux parents de deux petites filles adorables, Ruby et Holly. Violoncelliste, la jeune femme tente de joindre sa vie de femme, de mère et d’artiste mais le manque de confiance en elle la mine terriblement. En apparence pourtant, elle et son époux semble être le couple idéal, délicieusement bohême et léger.

Vid, Tiffany et leur fille Dakota, 10 ans, vivent dans une relative opulence qu’ils affichent avec fierté et bonhommie. Ils adorent recevoir et faire la fête, bien que souvent rappeler à l’ordre par le Harry, leur taciturne vieux voisin. Décomplexés, il n’hésitent pas à jouer de leurs atouts en toute, presque, innocence.

Une nouvelle fois, Liane Moriarty ( « Petits secrets, grands mensonges » et « Le secret du mari » ) nous plonge dans la vie prétendument  idyllique des familles moyennes australiennes. Sous des apparences de bonheur parfait, chacun des personnages cache un secret, un mal d’être, une part sombre. Ce fameux barbecue va être le déclencheur d’un événement dramatique qu’il nous faudra découvrir au fur-et-à-mesure des pages. Car un grand mystère entoure cette fameuse journée. Ce que l’on découvre au départ, c’est qu’elle a profondément marqué chacun des convives. Si on ne sait pas tout de suite pourquoi, on découvre petit à petit que les relations entre chacun d’entre eux est bien plus complexes  qu’on se l’imagine. L’amitié profonde entre Erika et Clémentine cache en réalité de nombreuses rancœurs.

C’est dans cette ambiance particulière faite de non-dit et d’incompréhension que va se dérouler ce repas ordinaire qui va devenir le point de non-retour des relations entre ces trois couples. Les forçant à revoir tout ce qu’ils tenaient pour acquis et indéfectible.

Un roman grinçant et terriblement humain qui rappelle que les apparences sont trompeuses et que rien ni personne n’est toujours ou bon ou mauvais mais un complexe et fragile mélange des deux.

Publié dans:Livres |on 21 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

« Café! Un garçon s’il vous plaît » d’Agnès Abécassis

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Que peuvent bien avoir en commun les personnages de ce roman? L’amour bien sûr!

Lutèce est une vieille dame branchée avec son temps et hyper connectée. C’est d’ailleurs par le biais des réseaux sociaux qu’elle retrouve Saül, son premier amour.

Ava est sur le point de faire exploser sa carrière de peintre lors de la remise d’un ses tableaux lors d’un grand événement. Bien qu’elle se soit séparé de son dernier petit ami, clown de profession, rien ne va se passer comme elle le pense.

Régine et Tom sont amoureux. Très amoureux. Mais quand le doute s’installe et que la confiance les fuit, tout est possible.

Agnès Abécassis nous embarque, comme à son habitude, dans une folle course ponctuée d’humour, de gaffe, et de stars de cinéma – quoi, vous connaissez pas Vanessa Pasunradis, Harry Sonnefort et Omar Psy???

Un roman sympathique pour passer un bon moment cet été.

 

Publié dans:Livres |on 25 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

« Le premier jour du reste de ma vie » et « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » de Virginie Grimaldi

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Lorsque Rodolphe rentre de sa journée de travail il sait que ses proches l’attendent pour fêter son anniversaire. Sans grand enthousiasme, il prend part aux réjouissances.

Tout le monde est là. Tout le monde? Non. Marie, sa femme qui a pourtant tout concocté est aux abonnées absentes. A quarante ans, elle a décidé de le quitter et de vivre pour elle. Découvrir le monde, voyager et enfin se connaître. Une croisière autour du monde avec pour seule compagnie: elle-même.

Ce qui semblait être une sorte de voyage initiatique va devenir pour Marie un joyeux road-trip qu’elle va accomplir avec deux autres femmes, également à un tournant de leur vie.

Ce roman m’a fait énormément penser à « A la recherche du bonheur » de Cathy Kelly que j’ai relu il y a peu de temps: une croisière, trois femmes, un bilan de vie et une évolution…

Le ton est léger, espiègle, touchant mais surtout rempli de liberté. Marie va apprendre que la vie réserve bon nombre de surprises et d’expériences. Toutes ne sont pas synonymes de réussite mais à chaque fois il y a du positif à en tirer. Si j’ai eu un peu de mal avec le personnage d’Anne que j’ai trouvé légèrement agaçant – plaintive, peureuse, réservée, fragile – les caractères de Marie et de Camille ont boosté ma lecture. Si la première est mesurée, douce et attentive, la seconde, elle est beaucoup plus « roots »: décomplexée, elle assume sa sexualité… et ses conséquences et tout cela avec un parlé « djeuns » et totalement impertinent… J’ai adoré!

Ce roman est la preuve, s’il en faut une, qu’oser, c’est vivre…

 

le parfum du bonheur

Après la lecture d’ »Au premier jour du reste de ma vie », je pensais que cette nouvelle lecture de Virginie Grimaldi serait aussi légère et reposante que la précédente.

Grave erreur. Mais excellente surprise.

Pauline a réintégré le giron familial avec Jules, son fils de quatre ans, lorsque Ben, son mari, lui a annoncé son intention de divorcer. N’ayant plus goût à rien, la jeune femme se laisse porter au fil des jours et de son espoir que Ben change d’avis. Seul son fils lui apporte de la joie et lui maintien la tête hors de l’eau. Poussée par son entourage, elle finit par accepter de passer quelques semaines de vacances avec toute sa tribu: parents, grands-mères, frère, sœur et neveux… sans grande conviction elle se joint à ceux dont elle s’est progressivement éloignée au fil des ans.

 Ce séjour sera l’occasion pour elle de redécouvrir ses proches, de faire ressortir les vieilles rancœurs, les incompréhensions, les traumatismes et d’en ressortir plus forte.  Pauline va alors découvrir à quel point sa famille est importante et, bien qu’imparfaite, elle sera le moteur de sa renaissance.

Ce roman est formidable.

Tout au long de ma lecture, j’ai été épaté par la densité, la force, la puissance des personnages. J’avais l’impression de les connaître, de les voir évoluer devant moi comme de « vraies personnes ». D’après les remerciements, on ne devait pas en être loin d’ailleurs. On rit, on pleure, on s’agace, on s’impatiente comme si l’on faisait partie de la famille. De Colombe, la grand-mère pincée aux réflexions cinglantes à Romain, le frère taquin et confident en passant par Emma, la sœur exaspérante à la vie parfaite, j’ai assisté à un florilège familial réjouissant. Le tout ponctué d’un humour irrésistible.

Et puis, il y a la part plus sombre du récit. Celle de Pauline, celle de sa famille. Les souvenirs douloureux qui refont surface, les traumatismes de l’enfance toujours pas digérés et tapis bien au fond du cœur, les déceptions, les fausses idées, la tristesse, la souffrance que chacun a bien pris soin de dissimuler pour continuer à vivre.

Mes larmes ont remplacées mes rires de début de lecture car j’ai été touchée en plein cœur. Je ne vous dirai pas pourquoi, à vous de le découvrir en lisant ce roman.

Mais franchement, qu’est ce que c’est beau la famille! Et la vie!

Bravo Virginie Grimaldi. J’ai hâte de découvrir vos autres romans.

Publié dans:Livres |on 25 juillet, 2018 |Pas de commentaires »
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