Archive pour la catégorie 'Ecriture'

« Une vie plus belle » de Diane Chamberlain

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Tout commence avec un petit air de Roméo et Juliette.

Travis et Robin sont deux adolescents de 15 ans lorsqu’ils se rencontrent. Un père surprotecteur, des statuts sociaux différents, leur jeunesse, finissent par faire voler en éclats leur histoire. De leur amour, il reste Bella, une adorable petite fille de 4 ans dont Travis a la garde, Robin ayant choisi de disparaître complétement de leur vie.

Lorsque l’incendie de la maison de sa mère survient, Travis et Bella perdent tout: une mère et grand-mère dévouée et un toit au dessus de leur tête. Contraint de vivre dans sa camionnette, le jeune homme doit rivaliser de subterfuges pour assurer à son enfant le minimum vital. Sa rencontre avec Erin dans un café lui redonne un peu d’espoir. Grâce à son aide, ils vont peut être réussir à venir à bout de leur difficultés. Jusqu’au jour où un mauvais choix les entraîne dans une spirale dangereuse et infernale.

Loin d’un conte de fée, ce roman m’a entraînée au-delà d’une histoire banale et prévisible. Travis a seulement 20 ans assume avec dévouement son rôle de père célibataire. Bien que disposant de peu de ressources, il fait en sorte que sa petite fille ne manque de rien alors qu’ils vivent dans des conditions plus que précaires. Ce qui va l’amener à faire un choix difficile et risqué. Ce personnage principal c’est la bonne surprise du roman. On est loin du stéréotype classique de la pauvre mère abandonnée avec son enfant par un homme égoïste, parti vivre sa vie ailleurs. Ici, la situation est bien différente et reconsidère le rôle de l’homme en tant que père.

Autour de lui gravitent d’autres histoires dont celle d’Erin. Agée d’une dizaine d’années de plus, elle s’est séparée de son mari pour pouvoir vivre à sa guise le deuil de sa petite fille, morte accidentellement. Alors qu’elle se laisse mourir à petit feu, accablée par le chagrin, la culpabilité, le manque, c’est l’arrivée de cet homme et de sa petite fille qui va redonner du sens à sa vie.

On retrouve aussi Robin, qui 4 ans après, a refait sa vie. Une vie qu’elle imagine idéale après une jeunesse marquée par la maladie qu’elle a choisit d’occulter. Mais le passé se rappelle à elle…

Un très beau roman, empreint de tristesse, de courage et d’amour. Un joli moment passé avec cette auteure que j’ai hâte de découvrir dans ses autres œuvres.

 

Publié dans:Ecriture |on 21 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Rébellion

Nouvelle fantastique  inspirée d’une image d’un recueil intitulé « Les mystères de Harris Burdick » de Chris Van Allsburg.

La journée a été éprouvante, irritante, frustrante.

Je claque la porte de mon appartement si fort que les murs en tremblent. J’envoie valser ma chaussure droite qui atterrit sur le guéridon et manque de faire tomber la lampe posée dessus. Avec mon pied ainsi dénudé, j’accroche le talon de ma seconde chaussure pour en extraire mes orteils endoloris.

Je m’affale plus que je ne m’assois sur le divan qui recule violemment contre le mur avec un bruit sourd et mes pieds, échauffés par de longues heures à piétiner, me font tant souffrir que je les frotte longuement sur la moquette crème du salon. Soudain, mon cœur rate un battement. Là, sous mes pieds, j’ai eu le sentiment que… comment dire… le sol venait de vibrer. Non ce n’est pas exactement ça. On aurait plutôt dit qu’il frémissait. Affolée, je remonte d’un geste brusque mes jambes sur le canapé et les entoure avec mes bras. Puis, aussi soudainement, une grande lassitude m’envahit.

« Tu travailles vraiment trop ma pauvre fille. Regarde toi! Tu te fais des films sans queue ni tête et tu te fais peur toute seule… tu es ridicule, vraiment! » me dis je en hochant la tête honteuse de ma réaction stupide. J’allume la télé, décidée à passer à autre chose et tente de m’installer plus confortablement sur le canapé et tandis que le film défile sur l’écran, mes yeux commencent à papillonner et mon esprit s’évade…

Le calme règne dans la maison. Seul le bourdonnement du petit écran rompt le silence ambiant. Je songe à tout ce que je viens d’accomplir ces derniers temps. Je crois être parvenue à tous les convaincre. Bon plus ou moins c’est vrai. Certains froussards comme la lampe de chevet sont persuadés du bien-fondé de ma démarche mais préférerons laisser faire les plus courageux. Mais en y réfléchissant, je dois avouer que je suis plutôt fière de mes arguments.

- Tu nous fais la leçon, mais toi au moins tu es constamment allongée, tu en as de la chance, m’a jalousement fait remarqué le tableau.

- Ah parce que tu crois que j’ai la belle vie? lui ai-je rétorqué, piquée au vif. Tu crois que c’est sympa pour moi de renifler sans arrêt des pieds malodorants? D’être couvertes de poils, de cheveux et de saletés? Et tandis que toi on te nettoie avec douceur au plumeau ou avec un chiffon doux, moi je dois me farcir cet affreux aspirateur libidineux qui me glisse sans arrêt sur le corps. Pouah! Dégoutant!

Là, le tableau en est resté comme deux ronds de flan.

Alors, après des années à subir toutes sortes de supplices à répétitions, j’ai pris une décision : l’esclavage, c’est fini. Mes frères d’armes et moi allons nous rebeller et expliquer à qui de droit que nous méritons le respect et quelques attentions.

Notre plan d’attaque est prêt. Je commencerai par un léger frémissement. Rien de bien méchant, juste de quoi se mettre en jambes. Puis, tandis qu’une bosse se formera sous moi pour atteindre la taille honorable d’un ballon de foot et illustrer avec brio l’expression « se prendre les pieds dans le tapis », mes compagnons se joindront à moi. Le guéridon oscillera de plus en plus fort, le tableau et les cadres photos feront le grand saut les uns après les autres et quant à la bibliothèque…. je vous laisse imaginer.

Au début, tout s’est passé comme prévu. Mais j’avais plutôt imaginé la femme prendre ses jambes à son cou ou, encore mieux, se mettre à genoux et nous implorer de lui pardonner son comportement détestable. A lieu de cela, elle s’est mise dans une colère noire, nous a injurié et soudain a saisit la chaise et l’a levée devant ma bosse. Imaginez un peu ma panique. Non seulement je vais avoir un bon mal de crâne mais en plus elle va la casser. Elle ne mérite vraiment pas ça la pauvre, elle qui supporte à longueur de temps tous ces fessiers plus ou moins massifs…

Un cri d’horreur monte du plus profond de moi tandis que l’assise s’abat comme au ralenti…

« Ahhhhhhhhhhhh! » Je me redresse d’un bond, la main levée au-dessus de moi pour me protéger. Je suis en sueur, perdue et mon cœur bat comme un forcené dans ma poitrine. Il me faut quelques minutes pour réaliser que je viens de faire un cauchemar effrayant. Ma main s’abaisse lentement et je reprend pied dans la réalité. Le téléviseur ne diffuse plus que de la neige, signe que la nuit est déjà bien avancée. J’inspire et j’expire avec lenteur et mon rythme cardiaque consent à s’apaiser. Rassurée, je me lève et me dirige vers ma chambre à coucher pour terminer ma nuit.

Dans la semi pénombre du salon, la moquette se met a frissonner.

la bosse sous la moquette

Publié dans:Ecriture |on 5 février, 2017 |Pas de commentaires »

« Quand ta lettre est arrivée » de Nicolas Carteron

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Les romans prennent parfois de drôles de chemins pour venir jusqu’à nous…

Celui-ci a pris la forme d’un message adressé sur mon compte Babelio par une certaine BooKiWooki qui souhaitait me faire connaître un jeune auteur, Nicolas Carteron, et plus particulièrement son dernier roman, « Quand ta lettre est arrivée » en m’assurant que la gentillesse de l’écrivain et son talent allait me plaire.

Comment résister à une telle promesse?

J’ai donc commandé ce livre et attaqué la lecture.

L’histoire s’ouvre sur Lucie, une femme dont la vie est d’une désespérante routine : un boulot de postière, un petit ami « par défaut » et beaucoup, beaucoup de solitude. Un jour, elle reçoit une nouvelle qu’elle n’attendait plus: sa mutation pour le département des lettres perdues de Libourne est acceptée. Saisissant au vol cette chance, elle accepte et déménage pour tourner la page.

Alors qu’elle débute à peine son nouveau poste, une maladresse lui permet de découvrir une lettre très émouvante d’une mère à son fils. Emue par cette histoire en filigrane qu’elle devine à travers ces quelques lignes, elle décide de retrouver le destinataire de ce courrier très intime et fait ainsi la connaissance d’Adrien. Ce dernier, déjà très éprouvé par des deuils récents, ne sera pas forcément très réceptif à sa démarche au premier abord. C’est pourtant le début d’une enquête très intime et touchante.

Mon avis:

Je suis contente d’avoir cédé au chant des sirènes ;-) .

L’histoire de Lucie m’a touchée. Sa solitude, ses souffrances passées, son impression d’être « à côté » de la vraie vie m’ont émue et je n’ai pu m’empêcher de penser au personnage de Julie dans « demain j’arrête! » de Gilles Legardinier. Elles auraient pu être amies ces deux-là…

Le roman explore la quête d’identité à travers de l’histoire familiale d’Adrien: sommes nous prêt à tout entendre? Pouvons nous supporter les conséquences des silences et des secrets de ceux qui ont voulu nous protéger, se protéger? C’est aussi un récit qui parle de la solitude, de cette mise à l’écart que l’on peut ressentir lorsqu’on est solo et qu’on le vit mal.

J’ai beaucoup aimé ce roman dont le déroulé de l’histoire est fluide, plutôt bien construit dans son intrigue.

Seul bémol, l’écriture m’a paru un peu convenue, trop policée, notamment dans les dialogues. Je pense que l’histoire pourrait gagner en puissance avec un language moins retenu, quelque chose de plus naturel.

Chapeau bas Monsieur Carteron!

 

Publié dans:Ecriture |on 26 novembre, 2016 |2 Commentaires »

Impulsion

Bonsoir,

En attendant ma prochaine chronique (« Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty) qui ne devrait plus tarder, je vous propose la lecture d’une toute petite prose que j’ai soumis lors d’un concours de la plus petite nouvelle (la consigne : ne pas dépasser 100 mots).

Qu’en pensez vous? Qu’est ce que ça vous inspire? Vous auriez proposé quoi, vous?

Quand un geste fait tout basculer…

Elle claque la porte. Ras le bol de ce con. Il ne veut pas la voir? Parfait.

Elle franchit la porte du bar. Ses deux amis sont là. Déception: pas de trace de cet homme sexy au regard qui l’embrase.

Une partie de baby, un verre et soudain le choc il est là!

Un regard, un moment, une impulsion: son genou à elle heurte le sien et sa main à lui saisi la sienne sous la table.

Le coeur s’affole mais le visage reste impassible. Il est marié, elle n’est pas libre.

Publié dans:Ecriture |on 6 novembre, 2016 |2 Commentaires »

Jedeviensecrivain.com mon incipit remarqué ;-)

Voilà une agréable façon de démarrer ma journée lorsque je vois apparaître mon nom dans un zoom sur des textes « qui proposaient de jolies choses ».

Le but de cet atelier d’écriture était de soumettre un incipit (les premières lignes d’un récit). Venez jeter un œil à mon texte (« A l’Américaine ») et ceux des autres participants;-)

http://www.jedeviensecrivain.com/notes/atelier-incipit-on-debrief/

 

Publié dans:Ecriture |on 28 octobre, 2016 |Pas de commentaires »

« Mon âme soeur »

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Voici un essai d’écriture de votre hôte dans le cadre d’un concours sur le site WeLoveWords …

http://http://welovewords.com/documents/mon-ame-soeur

 

Publié dans:Ecriture |on 2 juillet, 2016 |Pas de commentaires »

Un peu de lecture…

 

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http://welovewords.com/documents/la-femme-parfaite

Publié dans:Ecriture |on 18 mars, 2016 |Pas de commentaires »

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