« 13 à table » par un collectif d’auteurs – Edition 2018

13atable

J’aime beaucoup ce petit rendez-vous annuel pour la bonne cause.

Avec 5 euros, j’ai la perspective double de me faire plaisir et d’apporter ma petite contribution au Restos du cœur (4 repas distribués).

Cette année encore, je me suis régalée à lire les 13 nouvelles que composent ce recueil avec des auteurs venant d’horizons et de styles très différents: de Françoise Bourdin à Maxime Chattam en passant par Romain Puértolas et Leïla Slimani, les histoires se succèdent sur le thème de l’amitié.

Deux nouvelles m’ont cependant passablement déçue. Françoise Bourdin ouvre le bal avec « Tant d’amitié ». Max et Adrien sont deux amis de toujours qui pourtant n’ont pas du tout la même façon de vivre: tandis que le premier est marié avec la ravissante Céline et dirige son propre restaurant, le second lui, est coureur et profite à fond de sa vie de célibataire. Alors lorsque Céline se met à s’absenter régulièrement pour divers prétextes, Max ne peut s’empêcher d’échafauder toutes sortes de scénario… une histoire attendue, prévisible, sans beaucoup de relief au final. J’ai même envie de dire un peu facile.

Christian Jacq dans « Amitiés égyptiennes » explore les anecdotes d’amitiés célèbres au temps des pharaons. Ce récit historique n’a pas retenu mon attention à cause de sa rédaction plutôt professorale. J’ai eu l’impression de lire un cours d’histoire.

Et puis il y a ceux qui vous promettent toujours un bon moment de lecture et qui ne vous déçoivent jamais:

« Je suis Li Wei » de Michel Bussi conte une amitié virtuelle entre une jeune chinoise qui subi la guerre dans son pays, retranchée dans la cave de sa maison avec sa famille et Abby, jeune française désireuse d’aider son amie lointaine mais complétement démunie. Cette histoire forte en émotion parce que très actuelle et en même temps intemporelle m’a beaucoup touchée. Elle rappelle que l’amitié c’est déjà ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure, se préoccuper des autres et agir… un final magnifique d’humanité.

Mon chouchou depuis quelques années s’appelle Romain Puértolas. Avec « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » le ton était donné. Décalé et plein d’humour, l’auteur parvient à chaque fois à faire mouche en nous parlant de sujets graves avec une ironie clownesque et délirante qui n’appartient qu’à lui. Dans « L’incroyable stylo Bic quatre couleurs de Benjamin Bloom », nous suivons donc les pérégrinations … d’un stylo. Meilleur et fidèle ami de l’écrivain Benjamin Bloom, il disparaît mystérieusement juste avant une importante séance de dédicaces. Effondré, l’auteur refuse tout bonnement de rencontrer ses lecteurs et se terre dans sa chambre d’hôtel. Mais où est donc ce maudit stylo? Par un concours de circonstances hautement improbable, il va voyager dans différents pays et même atterrir entre les mains de… non je ne vous dit pas, vous n’aurez qu’à le lire pour savoir! Une belle leçon d’amitié doublée d’un avertissement sur le comportement des dirigeants de notre monde.

Une mention spéciale également à Karine Giébel qui s’est éloignée de son style habituel avec un texte plein de sensibilité et sobrement intitulé « L’escalier ». L’histoire de Madhi, jeune garçon pauvre qui chaque jour attend dans les escalier de son immeuble que sa mère rentre du travail. Jusqu’au jour où une rencontre régulière va prendre une autre dimension et lui apporter joie, attention et beaucoup de tendresse.

Malgré quelques points négatifs,  ce recueil est un joli petit plaisir à se faire… pour la bonne cause ;-) !!!

 

Publié dans : Livres |le 7 février, 2018 |Pas de Commentaires »

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