« Fin de ronde » de Stephen King

Fin-de-ronde

Dans la chambre 217  du service des traumatismes crâniens, dit Le Bocal, Brady Hartsfield végète depuis cinq longues années.

Auteur du Massacre à la Mercedes qui couta la vie à 8 personnes, il s’apprêtait à exécuter bons nombre d’innocents lors d’un concert en se faisant exploser lorsque Bill Hodges et son acolyte Holly Gibney sont intervenus et l’ont réduit à l’état de légume. Depuis, les médecins estiment les lésions profondes et l’état du tueur irréversible. Mais le loup sommeille en attendant son heure…

Lorsque Bill et Holly, à présent à la tête de Finders Keepers, leur agence de détective privé, sont amenés à enquêter sur une affaire de meurtre-suicide, le lien avec Brady Hartsfield leur saute au yeux et c’est le début d’une enquête dangereuse et quasi surnaturelle.

Une vingtaine de pages au début nous plonge dans l’horreur la plus totale avec une scène d’apocalypse: une voiture folle sème la panique devant le City Center en fauchant les passants.

Une vingtaine de pages à la fin  nous donne le frisson grâce à un dénouement sur les chapeaux de roues, intense et palpitant.

Voilà. Vous avez selon moi l’essentiel de ce qu’il y a à retenir de de roman du grand Stephen King. Entre les deux, une intrigue que l’on devine assez aisément quand le connaît le bonhomme et de long, long retours en arrière et résumés de ce qui constitue l’essentiel des deux précédents opus.

A ma décharge, je n’ai pas lu  »Mr Mercedes » et  »Carnets noirs ». Mais nul besoin pour découvrir la fin de cette trilogie puisque Stephen King nous (re)donne toute l’histoire.

Personnellement, et apparemment mon avis de détache un peu de la masse, je suis assez déçue. J’ai même dû lutter pour terminer de lire ce roman. Pourtant, j’adore cet auteur qui fut le premier à me faire découvrir le genre fantastique/horreur avec, entre autre le très efficace  »Ça ».

Un de ses talents demeure toutefois intact: nous présenter avec brio et force détails des personnages secondaires dans de courts chapitres, ce qui donne infiniment de force au récit principal. Un peu comme dans le fléau où l’auteur nous faisait suivre des passages de vies de certaines personnes infectées, donnant une dimension microscopique d’un phénomène de grande ampleur.

A noter aussi une réflexion intéressante sur l’addiction aux écrans, la grande maladie de notre époque, et la résonance particulière que les meurtres de masse perpétrés par Brady Hartsfield dans ce roman ont pour chacun d’entre nous – 14 juillet 2016 – pour ne citer pudiquement que celui-là.

Publié dans : Livres |le 26 octobre, 2017 |Pas de Commentaires »

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