« La petite boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan

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Ah La Cornouailles!

Un lieu qui doit être magnifique pour inspirer autant d’écrivains… J’aimerais m’y rendre un jour ça doit féérique et d’un autre temps.

Dans ce roman, Polly, une jeune femme dynamique qui avait monté avec son conjoint une entreprise, voit ses efforts réduit à néant : les habitudes ont changées, son business ne présente plus aucun intérêt auprès des clients et elle se retrouve obligée de rendre des comptes à la banque. Et parce que ce n’est pas encore assez difficile comme ça, Chris, son compagnon, digère si mal leur déconvenue qu’il décide une séparation plus ou moins provisoire.

De plus, Polly doit se rendre à l’évidence : vivre à Plymouth est désormais au-dessus de ses moyens. De fil en aiguille, une solution (certes un peu bancale mais à défaut de mieux….) va faire surface. Une ancienne boulangerie à l’abandon avec son petit logement est à louer à Mount Polbearne, un petit port tranquille, très tranquille. Pour une fille de la ville comme elle, les choses se mettent en place difficilement entre une propriétaire acariâtre et un village sur le déclin, elle jette ses dernières forces dans la seule activité qui l’apaise : faire du pain. Mais il y a aussi pour Polly de belles rencontres: des pêcheurs, un macareux, un apiculteur… Parfois, c’est votre nouvelle vie qui vous trouve…

J’ai beaucoup aimé ce roman. Polly est une jeune femme entière, dévouée, intelligente, drôle et qui ne cherche pas tellement à plaire. Elle est comme elle est et assume ses choix avec aplomb. Un livre (encore un) qui parle de changer de vie, qui enseigne aussi que la vraie vie, c’est peut être tout simplement faire ce que l’on aime. Je trouve ça réjouissant ce retour aux choses manuelles qui ont un sens. Le pain est l’aliment de base et Polly excelle dans ce domaine.

Mais le roman parle aussi des réalités d’une vie de marin, ses difficultés, l’attente de ceux qui restent au port, le danger de cette profession sous-payée, parfois mal perçue mais qui est pourtant pour tout une communauté le seul moyen de subsistance et un mode de vie à part entière.

On retrouve aussi tout au long du livre ce qui fait le charme de nos amis anglais et dont je raffole : leur humour! autodérision, sarcasme, ironie mordante mais pourtant bienveillante, on se régale tant les répliques fusent avec naturel dans les dialogues.

Un petit bémol pour le personnage de Kerensa, la meilleure amie de Polly. Superficielle, dédaigneuse, égocentrique, je ne lui ai pas trouvé tellement d’intérêt.

Donc pour ceux (celles surtout!) qui m’ont posé la question : oui, il est super sympa ce roman allez-y!!!

Deux petit plus devraient achever de vous convaincre :

- Si vous êtes cuisinière (ou voulez tenter de l’être) l’auteure nous donne quelques recettes de pain à la fin du roman. Perso, je tenterai bien le pain Focaccia…

- Si vous aimez savoir ce que deviennent les personnages, il existe une suite « Une saison à la petite boulangerie » qui sort en librairie le 6 avril 2017 (donc tout bientôt!!!)

Publié dans : Livres |le 20 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

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