« La ferme du bout du monde » de Sarah Vaughan

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J’ai découvert Sarah Vaughan avec « La meilleure d’entre nous », un roman doux et acidulée comme une tarte citron meringuée.

Il était donc bien normal que je lui fasse à nouveau confiance avec son dernier roman « La ferme du bout du monde ». Le bout du monde, ce sont Les Cornouailles, un région d’Angleterre, sauvage, battue par les vents et la pluie mais dont la beauté est incomparable.

Surplombant l’océan, un ferme se dresse, tourné vers les landes. Ses murs ont abrité plusieurs génération de la famille Petherick. Maggie, aujourd’hui une vieille femme, y a vécu une rencontre qui a radicalement changé sa vie. Lucy, sa petite fille, vient s’y réfugier après l’effondrement de ce qui faisait jusqu’à présent son quotidien: un mari infidèle, une erreur professionnelle qui a failli être fatale à un nourrisson, Lucy est perdue et fragile et pense pouvoir puiser dans ce retour aux sources les forces nécessaires pour faire face. Sauf que l’exploitation agonise et que son aide ne sera pas superflue à sa famille.

1939 – 1945 est une période qui a inspiré bon nombre d’écrivains et a donné naissance a quantité de secret inavouable. Entre adolescence et âge adulte, Maggie va apprendre que l’amour peut tout bouleverser mais aussi que le poids des conventions peut élever des murs entre les êtres. Prise dans la tourmente, les conséquences de son attirance pour Will vont être dramatiques. Sarah Vaughan narre avec talent la naissance des sentiments, l’apprêté de la vie agricole où vie et mort sont vues avec détachement par la force de l’habitude.

Ce roman est également une réflexion sur les choix que l’on fait, ceux que les autres font pour nous et leur conséquences. Lucy doit y faire face, s’avouer ses faiblesses pour essayer d’en ressortir plus forte et plus honnête avec elle-même. C’est seulement à ce prix qu’elle pourra décider de son avenir.

Magnifié par des paysages incroyables, le récit est vraiment touchant. D’autant que Sarah Vaughan parvient avec talent à nous faire ressentir le lieu : j’ai réellement eu l’impression de sentir le vent souffler dans mes cheveux, le goût du sel sur ma bouche, la pluie battre violemment contre mes jambes tandis que l’océan change de couleur au loin… Enivrant de beauté.

Un conseil : le 05/04/2017 précipitez vous chez votre libraire ou sur le site de Préludes éditions et offrez vous un beau moment de lecture.

Publié dans : Livres, Parution |le 15 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

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