« Quand ta lettre est arrivée » de Nicolas Carteron

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Les romans prennent parfois de drôles de chemins pour venir jusqu’à nous…

Celui-ci a pris la forme d’un message adressé sur mon compte Babelio par une certaine BooKiWooki qui souhaitait me faire connaître un jeune auteur, Nicolas Carteron, et plus particulièrement son dernier roman, « Quand ta lettre est arrivée » en m’assurant que la gentillesse de l’écrivain et son talent allait me plaire.

Comment résister à une telle promesse?

J’ai donc commandé ce livre et attaqué la lecture.

L’histoire s’ouvre sur Lucie, une femme dont la vie est d’une désespérante routine : un boulot de postière, un petit ami « par défaut » et beaucoup, beaucoup de solitude. Un jour, elle reçoit une nouvelle qu’elle n’attendait plus: sa mutation pour le département des lettres perdues de Libourne est acceptée. Saisissant au vol cette chance, elle accepte et déménage pour tourner la page.

Alors qu’elle débute à peine son nouveau poste, une maladresse lui permet de découvrir une lettre très émouvante d’une mère à son fils. Emue par cette histoire en filigrane qu’elle devine à travers ces quelques lignes, elle décide de retrouver le destinataire de ce courrier très intime et fait ainsi la connaissance d’Adrien. Ce dernier, déjà très éprouvé par des deuils récents, ne sera pas forcément très réceptif à sa démarche au premier abord. C’est pourtant le début d’une enquête très intime et touchante.

Mon avis:

Je suis contente d’avoir cédé au chant des sirènes ;-) .

L’histoire de Lucie m’a touchée. Sa solitude, ses souffrances passées, son impression d’être « à côté » de la vraie vie m’ont émue et je n’ai pu m’empêcher de penser au personnage de Julie dans « demain j’arrête! » de Gilles Legardinier. Elles auraient pu être amies ces deux-là…

Le roman explore la quête d’identité à travers de l’histoire familiale d’Adrien: sommes nous prêt à tout entendre? Pouvons nous supporter les conséquences des silences et des secrets de ceux qui ont voulu nous protéger, se protéger? C’est aussi un récit qui parle de la solitude, de cette mise à l’écart que l’on peut ressentir lorsqu’on est solo et qu’on le vit mal.

J’ai beaucoup aimé ce roman dont le déroulé de l’histoire est fluide, plutôt bien construit dans son intrigue.

Seul bémol, l’écriture m’a paru un peu convenue, trop policée, notamment dans les dialogues. Je pense que l’histoire pourrait gagner en puissance avec un language moins retenu, quelque chose de plus naturel.

Chapeau bas Monsieur Carteron!

 

Publié dans : Livres |le 26 novembre, 2016 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 27 novembre 2016 à 8 h 55 min Colombani écrit:

    Votre commentaire me donne envie de lire ce livre

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Christine Bernard |
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