« Au nom du père » Françoise Bourdin

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Gabriel Larcher est un ancien pilote automobile qui a connu la gloire et la célébrité.

A présent retraité, c’est avec un regard condescendant et une jalousie mal dissimulée qu’il juge ses enfants: Dan a tenté de suivre les traces de son père mais a préféré raccrocher faute de talent suffisant. Il gère à présent un circuit privé qui porte le nom paternel et dont Gabriel s’octroie toutes les retombées. Valentine, elle, est passionnée de rallye automobile et y connait quelques beaux succès, que son paternel rabaisse au rang d’amusement. Seul Nicolas, médecin de campagne et amoureux de la nature, n’a pas hérité de la passion familiale.

Cependant, aucun d’entre eux ne trouve grâce aux yeux du grand Gabriel Larcher, qui rumine et revit sans se lasser ses victoires d’antan, seules tranches de vie digne d’intérêt.

Une belle saga familiale comme seule Françoise Bourdin peut nous en offrir. On retrouve toujours les mêmes ingrédients qui font son succès: secret de famille, amour et ressentiment, rivalité, jalousie, espoir…. la vie quoi! Je trouve que dans ce roman-là ( tout comme dans « un soupçon d’interdit ») le patriarche est plutôt malmené. Égoïste, menteur, infidèle, il ne fait pas vraiment figure de rassembleur. On y voit un homme dans tout ce qu’il peut avoir d’imparfait. Cela ne le rend pas forcément sympathique mais permet de poser la question de la façon dont on peut grandir, s’émanciper et s’épanouir sans le regard positif de l’homme qui vous a conçu et élevé.

A noter aussi le talent de l’auteur pour nous faire aimer n’importe quelle région de France: la Bretagne (« La promesse de l’océan », « Les sirènes de St Malo »), la Haute Savoie (« La maison de Aravis ») et même d’autre pays comme le Québec (« Serment d’automne »). Et toujours beaucoup de références à des restaurants – réels ou inventés? – qui donnent incontestablement l’eau à la bouche!

Ce nouveau roman de Françoise Bourdin n’est pas pour moi une révélation mais j’ai toujours un grand plaisir à la lire… un peu comme on enfile un pull tout douillet et confortable que l’on possède depuis des années. Je sais ce que je vais y trouver et je m’y glisse avec confiance, certaine de passer un bon moment.

 

Publié dans : Livres |le 30 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »

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